Dans une usine ghanéenne qui répare des télévisions : « Au plus le modèle est récent, au plus c’est difficile »

Sur la devanture de l’échoppe, se trouve un conteneur vert. À l’intérieur, divers articles : une imprimante, des ordinateurs, un selfie stick, un tracker GPS… Ce conteneur constitue l’un des vingt points de collecte pour l’instant déployés sur le territoire du Ghana dans le cadre d’un projet pilote. Les citoyens peuvent y déposer le matériel endommagé ou dysfonctionnel, en échange d’une somme d’argent équivalente à celle qu’ils auraient gagné en revendant les pièces détachées dans le secteur informel.

Réparation de télévisions

À quelques kilomètres de là, les drapeaux du Ghana, de l’Allemagne et de l’Union européenne flottent au vent… au-dessus d’un monticule d’appareils électroniques défectueux. S’y retrouvent un ordinateur en provenance de l’Idaho datant de 2011 et un téléphone fixe sorti d’une usine chinoise de Shenzhen en 2016. Voilà à quoi ressemble l’entrée de l’entreprise Electro Recycling Ghana (ERG). Née d’un partenariat public-privé, elle a permis de recycler 10 000 appareils, et de former 1 000 personnes à les manipuler sans danger.

À l’intérieur du premier entrepôt, une poignée des quinze employés d’ERG, vêtus de polos verts et de pantalons de chantier, s’affairent pour réparer des appareils électroniques. Sous les lumières aveuglantes du local, ils désossent des écrans d’ordinateur et de télévision d’anciennes générations, tournevis et pinces coupantes à la main. Pour y arriver, ils se sont formés grâce à un programme financé par la Société allemande pour la coopération internationale (GIZ).

« Au plus le modèle est récent, au plus c’est difficile de le réparer et le réutiliser ensuite« , constate Nana Yaw Konadu, CEO & cofondateur d’Electro Recycling Ghana. L’entreprise achemine des écrans depuis l’Allemagne, payant 12 000 dollars par lot, avant de revendre chaque pièce 20 à 30 dollars aux habitants modestes des abords d’Accra.

Dans un second entrepôt, on retrouve des batteries de lithium, qui à l’origine alimentaient des moteurs de vélos à assistance électrique. Arrivées ici après la faillite d’une entreprise, elles bénéficieront d’une seconde vie, pour alimenter des ordinateurs ou des lampes d’extérieur. « Vous pouvez étendre la durée de vie d’une batterie 5 à 6 fois« , assure Nana Yaw Konadu.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.