Face à la flambée de l’hostilité à l’égard des étrangers sur ses terres, l’Afrique du Sud perd de son aura sur la scène africaine. Après le Ghana, c’est au tour du Nigeria de demander des comptes alors que des manifestations xénophobes émaillées de violences agitent le pays. Après avoir convoqué l’ambassadeur sud-africain, le pays a proposé de rapatrier ses ressortissants installés en Afrique du Sud. Déjà 130 personnes se seraient inscrites au programme, selon la ministre des Affaires étrangères, Bianca Odumegwu-Ojukwu.
“Les vies et les commerces nigérians en Afrique du Sud ne peuvent pas continuer d’être mis en péril”, a estimé la ministre dans un communiqué cité par le média nigérian Punch.
Depuis plus de quinze ans, l’Afrique du Sud est régulièrement le théâtre de violences xénophobes. En mai 2008, le premier de ces épisodes avait fait 62 morts. Depuis, le phénomène s’est banalisé sur fond de chômage de masse (plus de 60 % chez les 15-24 ans). Si les épisodes meurtriers sont rares, intimidations et campagnes de harcèlement contre les étrangers sont devenues ordinaires.
Vagues de manifestations anti-immigration
Depuis le 27 avril, un groupe appelé “March and March” a ainsi organisé plusieurs défilés dans le pays. Son message : appeler les migrants illégaux à partir et exiger d
Crédit: Lien source