Haïti-Santé : Msf alerte sur l’augmentation des cas de gale

P-au-P., 1er mai 2026 [AlterPresse] — Depuis le début de l’année 2026, l’organisme international d’assistance sanitaire Médecins sans frontières a traité plus de 2 050 cas de gale dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, apprend AlterPresse.

Ce nombre représente un quart des patient.e.s pris.e.s en charge par les cliniques mobiles de Msf de janvier à mi-avril, souligne Willy Exil, le conseiller du Chef de mission de Msf en Haïti, lors de sa participation à l’émission FwoteLide sur AlterRadio (106.1 fm et sur toutes les plateformes en ligne).

Une personne atteinte de la gale souffre généralement de démangeaisons persistantes, surtout la nuit et présente des éruptions cutanées parfois des petits boutons rouges.

Les lésions peuvent apparaître sur diverses parties du corps dont le visage, le cou et les mains.

Le niveau de contagiosité de la gale demeure très elevé. Willy Ezil appelle la population haïtienne à prendre les précautions nécessaires. En cas de contamination d’une personne, il encourage la prise en charge médicale et le traitement pour tous les membres de la famille. Il faut laver les linges (serviettes, draps, vêtememts) avec de l’eau à température élevée, ensuite les exposer au soleil, ajoute-t-il.

Willy Ezil suggère également une bonne hygiène corporelle et des précautions dans les transports en commun afin d’éviter d’attraper ou de propager les parasites.

Il conseille aux personnes atteintes de la gale de se rendre dans les centres de Médecins sans frontières où les soins sont prodigués gratuitement ou de consulter un médecin.

La gale n’est pas considérée comme une maladie grave mais peut provoquer des complications en cas d’absence de suivi médical. Elle se transmet facilement et peut atteindre toutes les catégories de personne, précise le représentant de Médecins sans frontières.

Cependant certaines couches sont plus vulnérables notamment les personnes déplacées internes (pdi), tenant compte de l’insalubrité et la grande promiscuité dans laquelle elles vivent.

Dans un rapport paru en janvier 2026, le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh) décrit des conditions de vie horribles dans les camps de Pdi. [Haïti : Le Rnddh exige un plan de protection pour les personnes les plus vulnérables dans les camps de déplacées internes https://share.google/l2YVXALNKrYai9gDY]

80 % des sites se trouvent dans un état d’insalubrité, en étant délabrés, rapiécés et insalubres, sans aucune étanchéité.

Les sites de Pdi sont infestés de punaises, moustiques, mouches, vers de terre et rongeurs, témoignent les comités interrogés, cités par l’organisation de défense des droits humains.

Une promiscuité extrême, le surpeuplement et l’exiguïté des lieux favorisent la propagation de maladies contagieuses, a souligné le Rnddh. [cj apr 01/05/2026 16 :00]

Photo : MSF


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