Des améliorations plus rapides au réseau de transmission d’Énergie NB dans la région du Madawaska doivent être apportées.
Tel est le constat principal qui a été soulevé à la suite d’une rencontre qui a eu lieu, lundi soir, entre des élus de la région et la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt.
«Il y a plusieurs éléments à accélérer. Je suis heureuse d’avoir été invitée par le maire (Eric Marquis) et d’avoir eu des conversations avec Énergie NB pour nous assurer d’avoir un service fiable pour tout le monde dans cette grande région», a mentionné Mme Holt.
La première ministre a confirmé que son gouvernement a eu des discussions avec la société de la Couronne afin de les presser d’adopter un calendrier plus expéditif dans son projet d’amélioration de son réseau dans le Nord-Ouest.
«On leur a dit qu’un plan de cinq ans, ça ne va pas. On a besoin de quelque chose de différent. On ne peut pas attendre à 2030 avant de faire quelque chose, car il y a des résidents et des entrepreneurs de la région qui ont besoin d’avoir un plan qui va bouger aussi vite que possible.»
«Les gens d’ici veulent voir un plan fiable pour leur permettre d’éviter des pannes comme on a vu au cours des dernières années.»
Le maire d’Edmundston, Eric Marquis, est catégorique: il fallait que les intervenants de la région fassent savoir au gouvernement et à Énergie NB que des travaux plus rapides devaient être effectués, notamment pour la réfection de la ligne de transmission 70.
«Il faudra travailler avec Énergie NB pour nous donner une idée des échéanciers et voir comment on peut accélérer le processus pour éviter de vivre ce qu’on a vécu au cours des dernières semaines.»
Il s’est néanmoins dit satisfait d’avoir pu rencontrer la première ministre. Il dit avoir bon espoir de rencontrer Énergie NB prochainement afin de discuter du plan de match et faire progresser le projet. Une rencontre pourrait d’ailleurs avoir lieu la semaine prochaine.
«La collaboration que nous avons avec Énergie NB, on en est très fiers et on veut la poursuivre. C’est ce qui va nous amener à trouver une solution à long terme qui va pouvoir nous permettre d’éviter d’autres pannes.»
Cette discussion survient après que la région a fait face à deux pannes d’électricité d’envergure en une semaine. Celles-ci se sont ajoutées à une dizaine d’autres depuis 2019 et ont eu des effets négatifs, tant sur les citoyens que sur les entreprises des environs.
Selon Jean-Claude D’Amours, député d’Edmundston-Vallée-des-Rivières et ministre, l’un des éléments les plus importants de cette démarche est de conserver la confiance des citoyens et des entrepreneurs envers le réseau électrique de la province.
«L’objectif ultime est de nous assurer que la fiabilité soit là pour les prochaines années, car on veut faire du développement économique et on veut que la population puisse avoir une certaine certitude au niveau de l’accès à l’énergie.»
Dans le Haut-Madawaska et dans le district rural du Nord-Ouest, deux parties de la région qui sont aussi affectées par les pannes, on semble aussi satisfait de cette rencontre.
La maire adjointe et prochaine maire de Haut-Madawaska, Nancy Ann Landry, a bon espoir que cette discussion avec la première ministre Holt engendrera des changements satisfaisants du côté d’Énergie NB.
Elle estime qu’en plus des pertes monétaires que doivent essuyer les entreprises qui font face à des pannes répétées, le développement économique potentiel est aussi affecté.
«Ça nous laisse cinq ans à attendre afin de voir si on peut se développer ou pas. Ça a été une bonne réunion et on va avoir un dénouement bientôt.»
Pour sa part, la présidente du district rural, Josée Levesque, estime qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction.
«Dans notre cas, ce sont les petites et moyennes entreprises qui en mangent un coup. On a beaucoup de sucreries aussi qui trouvent ça très difficile de manquer d’électricité.»
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