Dominique de Villepin (72 ans) : son pire regret avec ses trois enfants, il se livre : « C’est là où l’on s’en veut… »
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Habituellement discret, Dominique
de Villepin s’est confié sur sa vie de père dans l’émission Legend,
évoquant avec émotion ses regrets et ses fiertés.
Figure emblématique de la vie politique française, Dominique de
Villepin a longtemps cultivé la discrétion lorsqu’il s’agissait de
sa vie privée. Pourtant, face à Guillaume Pley,
l’ancien chef du gouvernement a accepté de lever le voile sur
un aspect essentiel de son existence : sa relation avec ses trois
enfants.
Un père comblé et
profondément admiratif
Dans cet entretien intimiste, Dominique de Villepin n’a pas
caché la fierté qu’il éprouve pour Marie, Arthur et Victoire. «
Ils sont ce que j’ai fait de mieux dans ma vie »,
confie-t-il en effet avec une sincérité touchante. L’ancien
ministre insiste ainsi sur les valeurs qu’il leur a transmises,
notamment l’amour de l’art, de la littérature et des voyages.
Surtout que chacun de ses enfants a tracé sa propre voie. Marie,
l’aînée, s’épanouit dans la peinture, portée par une créativité et
une générosité que son père admire profondément. Arthur, installé à
Hong Kong, s’est quant à lui lancé dans l’entrepreneuriat
artistique et dirige une galerie, incarnant un esprit libre et
indépendant. Quant à Victoire, diplômée d’HEC, elle a choisi le
monde de l’entreprise, loin de la sphère politique, après un
passage à New York.
Une enfance marquée par les
voyages
La vie de famille des Villepin a été rythmée par les
affectations diplomatiques. Washington, puis New Delhi, autant de
destinations qui ont façonné l’enfance des trois enfants. Loin de
voir ces expatriations comme une contrainte, l’ancien Premier
ministre y voit une richesse. Il faut dire que selon lui, vivre à
l’étranger renforce les liens familiaux. « Cela resserre une
famille », explique-t-il en évoquant une proximité presque
vitale dans ces contextes d’éloignement. Des expériences qui ont
permis à ses enfants de s’ouvrir au monde, mais aussi de développer
une certaine autonomie.
Le poids des absences
et des sacrifices
Derrière ce tableau harmonieux, Dominique de Villepin reconnaît
néanmoins des zones d’ombre. Sa carrière exigeante en effet l’a
souvent éloigné de ses enfants : « On rate beaucoup de
vacances, des moments importants comme des anniversaires ». Il
faut dire que ces absences constituent aujourd’hui son principal
regret : « C’est sans doute ce qu’il y a de plus difficile,
c’est là où l’on s’en veut ». Une phrase simple, mais lourde
de sens, qui résonne chez de nombreux parents confrontés aux
exigences professionnelles.
Une exigence
parentale remise en question
Autre point de réflexion pour l’ancien ministre : son attitude
envers son aînée. Il reconnaît avoir été plus exigeant avec Marie,
comme c’est souvent le cas dans de nombreuses familles. « Le
premier, c’est celui qui essuie les plâtres », explique-t-il. Avec
le recul, Dominique de Villepin admet avoir évolué, devenant
plus compréhensif et accessible avec ses cadets. Une prise de
conscience tardive, mais assumée, qui témoigne de son regard lucide
sur son rôle de père.
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