À la Une: au Mali, Assimi Goïta prend le ministère de la Défense – Revue de presse Afrique

Après la disparition du ministre de la Défense, Sadio Camara dans les attaques coordonnées des jihadistes du Jnim et des indépendantistes de l’Azawad, le président de la Transition, « Assimi Goïta assure désormais lui-même la fonction de ministre de la Défense et des Anciens combattants, précise Bamada. (…) Cette décision traduit une volonté de pilotage direct des questions sécuritaires à un moment jugé critique pour la stabilité du pays », poursuit le média.

« Si ce choix concentre les pouvoirs, il engage aussi directement la responsabilité politique du chef de l’État sur les résultats obtenus sur le terrain, estime SaheltribuneDans un contexte de guerre prolongée, il marque une volonté d’assumer pleinement la conduite de la défense nationale et de répondre, sans intermédiaire, aux défis sécuritaires auxquels le Mali reste confronté ».

Pour l’épauler dans cette tâche, Assimi Goïta a nommé le général Oumar Diarra, chef d’état-major des armées comme ministre délégué. Une nomination qui complète le dispositif selon le média en ligne car le militaire apporte une « expertise technique et opérationnelle essentielle à la conduite des opérations ».

Retrait d’Africa Corps

Sur le terrain, la junte et son allié russe d’Africa Corps perdent du terrain dans le nord du Mali. « Après avoir quitté la ville de Kidal, le 26 avril, puis celle, plus stratégique, de Tessalit, le 1er mai, des militaires russes et maliens ont entamé un retrait de leur base d’Aguelhok », rapporte Le Monde Afrique qui consacre tout un dossier à la situation au Mali.

Selon Luis Martinez, un chercheur interrogé par le journal, les objectifs du Jnim sont triples : « provoquer le discrédit des forces de sécurité dans les régions les plus éloignées de la capitale », tenter d’obtenir « au minimum une acceptation passive des populations » et « faire en sorte que les forces armées maliennes ne soient pas farouchement opposées à eux si, à l’avenir, ils prenaient le pouvoir donc même s’ils les combattent, ils tentent de ne pas les humilier en permanence », poursuit le professeur à Sciences Po.

« Le Mali unit l’Algérie et le Maroc » 

La situation au Mali préoccupe notamment l’Algérie où s’est ouvert hier un colloque intitulé « l’approche algérienne pour la construction de la sécurité et de la paix en Afrique », rapporte le site algérien TSA. Lors du discours d’ouverture, le chef d’état-major des armées, le général Saïd Chanegriha a fustigé « les agendas extérieurs qui ont fait de certaines crises africaines des arènes ouvertes à la recomposition des rapports de force et d’influence ». L’Algérie estime que le renforcement de la sécurité sur le continent incombe d’abord « aux États eux-mêmes » à travers « la consolidation de leur souveraineté ».

« Le Mali unit l’Algérie et le Maroc », note Le Point Afrique qui précise que les dossiers sur lesquels les deux pays s’accordent se comptent « sur les doigts d’une main amputée de quatre phalanges » mais qu’un « Mali qui tangue (…) n’est guère une bonne nouvelle pour la stabilité de la banche sahélienne et de l’Afrique du nord ».

Secteur minier impacté par la guerre au Moyen-Orient

La presse se fait également l’écho du secteur minier africain rattrapé à son tour par les effets de la guerre en Iran. Avec le blocage du détroit d’Ormuz, « la Chine a décidé de suspendre ses exportations d’acide sulfurique » pour favoriser la demande locale, or ce composé chimique est « essentiel à la transformation du cuivre », explique Jeune Afrique. « C’est un coup dur pour les opérateurs miniers en RDC » qui « est le 2e producteur mondial de cuivre ».

Les opérateurs pourraient être contraints de réduire leur production car « même en cas de réouverture du détroit d’Ormuz, il faudrait encore trois mois pour un retour à la normale pour les compagnies ».

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.