Pacôme Kossy et Thierry Minko scellent cinq partenariats importants pour accélérer la production de poulet au Gabon –
Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural Pacôme Kossy et son collègue ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations chargé de la Lutte contre la vie chère, Thierry Minko ont officialisé cinq accords d’investissement avec des entreprises turques, chinoises et des opérateurs camerounais présents localement, afin de développer la filière avicole et à atteindre la souveraineté alimentaire, dans un contexte marqué par l’interdiction d’importation de poulet de chair prévue en 2027.
« Cet investissement c’est un investissement majeur qui vient accompagner la vision que le chef de l’État a non seulement il va concourir à produire du poulet de chair au Gabon mais aussi à créer de l’emploi pour les gabonaises et les gabonais » à Thierry Minko ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations chargé de la Lutte contre la vie chère au cours des échanges .
Parmi les signataires, Hakan Kiran Holding, investisseur turc, prévoit la construction d’une ferme avicole intégrée à Ntoum, avec une capacité initiale de 60 000 tonnes par an, extensible à 100 000 tonnes. Son représentant a affiché une ambition panafricaine :
« Notre vision, ce n’est pas seulement 60 000 tonnes. Nous allons atteindre une capacité de 100 000 tonnes jusqu’à plus faire du Gabon une marque déposée vendre ses produits hors du continent » a indiqué le représentant.
Il a également défendu une approche basée sur la souveraineté alimentaire :
« Si nous consommons les aliments que nous-mêmes, nous n’arrivons pas à le faire sur place, alors là, on ne peut pas parler de souveraineté ».

Le groupe NJS / AVI Gabon, opérateur déjà implanté au Gabon, investit 10 milliards FCFA pour une ferme intégrée à Oyem (10 000 tonnes/an) et une provenderie. Sa représentante a détaillé un engagement axé sur le transfert de compétences : « Avis Gabon s’engage à vraiment accompagner les gabonais en formation au maximum, développer l’entrepreneuriat gabonais, apprendre aux gabonais à élever » a indiqué Helena Fotso, Directrice générale de CEO AVI Group.
L’Association Agricole Chinoise pour les Échanges Internationaux (CAAIE) a quant à elle, signé un accord de 155 milliards FCFA pour développer plusieurs infrastructures agro-industrielles, dont des fermes à Ayeme-Pleine et Port-Gentil. Le représentant chinois a déclaré : « Nous sommes très honorés de pouvoir investir ici l’association chinoise et l’ambassade de Chine accordent une très grande importance à ce sujet là ». Le groupe Hong Kong Grove Metal Limited s’engage, pour sa part, à hauteur de 500 millions de dollars dans la construction d’un parc agricole, industriel, commercial et logistique destiné à structurer l’ensemble de la chaîne de valeur agricole.
Enfin, Qingdao Intelligent Poultry Investment Development Co., Ltd prévoit la mise en place d’une ferme avicole industrielle d’une capacité de 30 millions de têtes, soit environ 45 000 tonnes par an.
Pour Pacôme Kossy, ces partenariats répondent à une urgence économique :
« Ce qui nous réjouit le plus, c’est le fait de savoir que le projet s’inscrit à savoir la souveraineté alimentaire chaque année, c’est plusieurs centaines de milliards que nous dépensons en importation de produits alimentaires »
Le ministre de l’Agriculture a également souligné le passage à l’action :
« Aujourd’hui c’est un acte symbolique, le plus dur où le travail va commencer très rapidement ».
Ces cinq conventions, représentent plus de 775 milliards FCFA et devraient permettre au Gabon d’atteindre une production annuelle supérieure à 125 000 tonnes de poulet, couvrant ainsi la demande nationale.
Au-delà de la production, les projets visent la création d’emplois, le développement de compétences locales, la réduction des importations et la structuration d’un véritable écosystème agro-industriel.
À travers ces engagements croisés entre ministères et investisseurs, le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural l’agriculture et de l’élevage, pose les bases d’une transformation profonde de sa filière avicole, avec en ligne de mire une indépendance alimentaire durable.
Betines Makosso

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