L’association condomoise a fêté ses 20 ans d’existence avec ses soutiens et poursuit son engagement solidaire, au Bénin essentiellement.
Dernièrement à la salle Pierre de Montesquiou, « Soki Yo Te Nani » dont la traduction et la devise sont « Si tu ne le fais pas, qui le fera ? » avait organisé son repas annuel. Tissus africains et arts africains faisaient partie du décor et donnaient le ton d’un dépaysement garanti. Plus de 160 personnes avaient répondu présents à l’invitation autour d’un repas toujours du continent africain mais du Nord avec un couscous. Outre le but de récolter des fonds pour ses actions humanitaires, cette rencontre fêtait les 20 ans d’existence de l’association. Depuis sa création en 2006 par le père Albert Mpasi, prêtre congolais en pastorale à Condom tragiquement disparu et de Josette et Gilles Seclet, l’association n’a de cesse d’apporter son soutien aux populations africaines et plus particulièrement au Bénin. À l’origine, l’association s’est d’abord attachée à l’éducation des jeunes filles, orphelines le plus souvent, en assumant leurs frais de scolarité, jusqu’à leur installation professionnelle pour la plupart. L’association suit toujours le parcours de plusieurs d’entre elles mais a depuis diversifié son action en finançant des forages d’eau, pour l’essentiel au Bénin.
Initialement, ses actions humanitaires se tournaient vers le Burkina Faso et le Congo mais progressivement, n’ayant pas de relais sur place, les actions se sont repositionnées vers le Bénin. L’ancien prêtre de la paroisse condomoise, le père Léonard, désormais revenu au pays, avait fait le voyage spécialement pour l’occasion. Il accueille les bénévoles lors des voyages en terre béninoise et surveille les travaux de près. L’eau potable est une ressource rare et un enjeu vital. À ce jour, dix forages au Bénin et un au Burkina Faso ont été financés par l’association, avec le soutien de la fondation « Engagés solidaires » et la société Okoefen. Ils ont été creusés pour alimenter des villages sans eau ni électricité. Outre, l’amélioration de l’hygiène que permet de l’apport de l’eau, cet équipement autorise les villageois à faire du maraîchage ou des cultures plus importantes, sur des terres irriguées, pour vendre ou pour leur consommation personnelle ainsi que de faire de petits élevages. Si l’aspect financier est prégnant, c’est également une belle aventure de fraternité et sororité ainsi que des moments de partage intenses en France et en Afrique.
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