Burkina Faso : Un enseignant condamné pour viol aggravé sur mineure, l’école face à ses responsabilités


Le verdict rendu par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I relance le débat sur la protection des élèves en milieu scolaire au Burkina Faso. Un enseignant, reconnu coupable de viol aggravé sur une élève de 11 ans placée sous son autorité, a été condamné à sept ans de prison, dont cinq ans ferme, assortis d’une amende d’un million de FCFA.

Les faits remontent à novembre 2024 dans une localité proche de Ouagadougou. L’accusé, marié et père de trois enfants, entretenait une relation avec son élève en classe de CM, une mineure de 11 ans. De cette relation est issue une grossesse, révélant une situation d’abus caractérisé dans un cadre scolaire où l’enseignant détient une autorité directe sur la victime.

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À la barre, le prévenu a reconnu les faits, exprimant des regrets et admettant un manquement grave à ses responsabilités professionnelles et morales. La victime, quant à elle, a évoqué une relation qu’elle qualifie de « volontaire », un élément souvent soulevé dans ce type d’affaires mais qui, en droit, n’annule en rien la qualification pénale dès lors qu’il s’agit d’une mineure.

Le ministère public a insisté sur la gravité des faits, soulignant l’abus de pouvoir et l’atteinte à l’intégrité d’une enfant confiée à l’institution scolaire. Il avait requis une peine plus lourde, accompagnée d’une interdiction d’exercer. De son côté, la défense a mis en avant l’absence d’antécédents judiciaires de l’accusé ainsi que le pardon exprimé par la famille de la victime, qui n’a formulé aucune demande de réparation.

Malgré ces éléments, la juridiction a retenu la qualification de viol aggravé, tout en relaxant l’accusé des faits de tentative d’avortement. Une décision qui rappelle que, dans ce type d’infraction, le consentement présumé d’une mineure ne saurait exonérer l’adulte de sa responsabilité pénale.

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Au-delà du cas individuel, cette affaire met en lumière les failles dans la protection des enfants en milieu scolaire et pose la question du renforcement des mécanismes de prévention, de surveillance et de signalement au sein des établissements éducatifs.

Afriksoir

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