Adama Doumbia, DG des sports.
Sans faux-fuyant, Doumbia a répondu à toutes les préoccupations des journalistes présents, avant d’annoncer l’institution de ce type de rencontre, avec la presse, mais aussi avec les différentes fédérations de sport dans le pays. Une manière de mettre tous les acteurs au même niveau d’information.
Une méthode payante, car, depuis son avènement à la tête de la Dgs, les bruits de couloirs, notamment la parafiscalité, se sont tus. Pas que cette redevance a été payée aux fédérations, mais ils savent désormais à quoi s’en tenir.
« En prenant fonction à la tête de la Dgs, il était question d’apporter notre contribution à la mise en œuvre de la vision du ministre des Sports. Cela implique un changement de paradigme en faisant en sorte que chaque acteur soit le plus proche possible de l’institution afin que nul n’en ignore », a déclaré Adama Doumbia, qui a présenté l’organigramme de la Dgsvf et ses missions.
Les missions de la Dgsvf
À savoir la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de la politique nationale du sport. Elle vise à démocratiser la pratique sportive, structurer le secteur économique du sport, encadrer le sport de haut niveau et veiller à la sécurité et à l’éthique des activités physiques sur l’ensemble du territoire.
La présentation du directeur général des sports a suscité des questions des journalistes sur les crises à répétition dans le milieu sportif ivoirien.
Adama Doumbia ne s’est pas débiné. « Avec le Comité national olympique (Cno) Côte d’Ivoire, nous avons des relations des plus fluides. Vous avez tous été témoins du niveau de collaboration dans la préparation des athlètes pour les Jeux olympiques de la jeunesse, également dans la gestion des crises au sein de certaines fédérations. Le ministre a mis en place un comité bipartite et cela a donné lieu à des séances de travail concertées, avec en prime l’arbitrage du ministre rendu public sous forme de communiqué. Maintenant, libre aux gens de faire des observations, mais ça reste des observations », a rassuré le Dg des sports.
Toujours dans sa volonté de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité, Adama Doumbia a fait le point sur les bourses, les compétitions internationales ainsi que les initiatives de renforcement des capacités des points focaux.
Il a dévoilé le nombre d’athlètes ivoiriens retenus pour les Jeux olympiques de la jeunesse (Dakar 2026), soit 12 issus de 6 fédérations, et présenté le bilan de sa récente mission au Sénégal.
2,5 milliards pour les compétitions internationales
Au cours des échanges, Doumbia a confié que sa structure ne dispose que de 2,5 milliards Fcfa pour financer les différents évènements sportifs, cette année. Il s’agit notamment des éliminatoires de la Coupe du monde de basket, de l’Afro-basket U18 en Côte d’Ivoire et des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar.
« Cette somme est loin des besoins exprimés par les fédérations qui tournent autour de 9 milliards de Fcfa. Tout le monde veut un soutien mais on échange avec les fédérations en leur faisant comprendre que tout le monde n’est pas éligible », a expliqué le Dg des sports, saluant les fédérations qui font des efforts en proposant des solutions.
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