Deuxième plus gros contingent de joueurs étrangers dans l’histoire de la Ligue 1 française mais encore jamais titré à la récompense du meilleur footballeur africain de l’année, ou du moins au Trophée Marc-Vivien-Foé RFI-France 24, le Sénégal pourrait enfin réparer cette anomalie, grâce à Moussa Niakhaté ou Lamine Camara. Même si, une fois n’est pas coutume, ce n’est pas gagné d’avance pour les deux champions d’Afrique.
Pas besoin de chercher trop loin. L’une des représentations nationales les plus importantes depuis l’existence du Championnat français de Première Division, c’est bien le Sénégal. Et cette saison 2025-2026 qui touche à sa fin ne déroge pas à la règle, bien au contraire. Avec 29 footballeurs, dont au moins un dans 13 clubs différents – en comptant avec Yaya Diemé (Strasbourg) -, le Pays de La Teranga est de loin, devant la Côte d’Ivoire (20) et le Maroc (19), le plus gros contingent de joueurs étrangers en Ligue 1 dans cette campagne.
Et avec presque 250 footballeurs à avoir joué au moins un match depuis la naissance de la Division nationale, en 1932, le Sénégal n’est devancé, de justesse, que par le Brésil parmi les pays étrangers ayant fourni le plus de joueur dans l’histoire de la Ligue 1. Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître pour une nation qui a souvent vu ses représentants briller dans ce Championnat, sur chaque saison, le Sénégal n’a encore jamais remporté le Trophée Marc-Vivien Foé. Un prix attribué par RFI et France 24 au meilleur footballeur africain en Ligue 1 française.
Deux Sénégalais finalistes pour la première fois depuis 17 ans
Il est vrai que cette récompense n’est pas vieille, n’ayant été créée qu’en 2009. Toujours est-il que le fait de ne jamais avoir vu un Sénégalais la remporter relève d’une vraie anomalie. Après cinq années d’absence parmi les trois finalistes, le Sénégal avait retrouvé le podium en 2025, grâce à Habib Diarra. Mais ce dernier, alors joueur du Racing Club de Strasbourg, n’avait pas fait le poids face à Achraf Hakimi, terminant même à la troisième place, derrière Guessand. Une position connue par Ismaïla Sarr (2019) et Souleymane Diawara (2009).
Deuxièmes au classement à l’époque, Cheikh Ndoye (2016), Moussa Sow (2011) et Mamadou Niang (2009 & 2010) ont, eux, touché du bout des doigts ce fameux prix Marc-Vivien-Foé. Mais alors que le Sénégal compte à nouveau sur deux finalistes, pour la première fois depuis la première édition en 2009, l’occasion est peut-être belle pour Moussa Niakhaté et Lamine Camara de reparer cette anomalie. Le joueur de l’Olympique Lyonnais n’est pas le premier défenseur à atteindre la « finale » mais ses performances durant cette campagne parlent pour lui.
Niakhaté et Lamine face à un gros client
Vice-capitaine des Gones et jamais absent cette saison, ni pour blessure, ni à cause d’une suspension – si ce ne sont les deux matchs manqués pendant la CAN, l’ancien de Mayence et Nottingham Forest, âgé de 30 ans, est probablement l’un, si ce n’est le meilleur joueur et le plus régulier à son poste Ligue 1 cette saison. Son jeune compatriote Lamine Camara (22 ans) a, lui, manqué quelques rencontres pour blessure. Mais à chaque fois qu’il est présent avec Monaco, son apport se ressent sur les prestations des Monégasques, notamment sur la dernière ligne droite de la saison.
Mais pour parvenir à remporter ce prix Marc-Vivien Foé 2026, Niakhaté ou Lamine Camara devra se défaire d’une concurrence importante avec la présence sur ce podium de finalistes du Malien Mamadou Sangaré. Arrivé au RC Lens l’été dernier, le joueur de 23 ans s’est imposé dans le dispositif de Pierre Sage et est l’une des raisons de l’excellente saison des Sang-et-Or, deuxièmes de Ligue 1 et qualifiés en finale de Coupe de France. Lui aussi rêve de devenir le premier Malien à remporter ce prix. Alors, il est vrai qu’au départ, on pensait le Sénégal en position de force mais la bataille sera féroce d’ici le 11 mai, date de l’officialisation du vainqueur par RFI-France 24.
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