Rugby à 7 – « Je me donne à fond, je me jette… » : Enahemo Artaud revient sur son sauvetage qui a permis à la France de s’imposer face à l’Argentine

Si l’équipe de France à 7 s’est imposée face à l’Argentine vendredi soir, c’est notamment grâce à un plaquage héroïque d’Enahemo Artaud, à quelques centimètres de sa ligne. L’ancien Carcassonnais raconte. 

Imaginez la scène. Dans un match pour leur survie dans l’étape finale de Bordeaux, l’équipe de France à 7 est devant de trois petits points face à l’Argentine, deuxième nation mondiale. Mais à quelques petites minutes de la fin de la partie, les Sud-Américains trouvent une brèche dans la défense française. Sebastian Dubuc, trouvé sur l’aile droite, déborde la défense et fonce vers l’en-but, devant des supporters français tétanisés par l’enjeu. Mais alors qu’il plonge en coin, Dubuc est percuté de plein fouet par Enahemo Artaud, lequel fait de suite signe à l’arbitre que son adversaire a touché la ligne de touche avant de marquer. Vérification faite à la vidéo, le Français a raison et la balle est récupérée par les Bleus.

« J’étais un peu mort après ! »

Grâce à cette action qu’on peut légitimement définir comme le tournant du match, l’équipe de France masculine restait en vie dans ce tournoi si important devant son public. Artaud, qui avait déjà marqué un essai au cours de ce match, pouvait lui être fier. « Benoît (Baby) nous donne des points clés à avoir, évoquait-il après le match. Moi, je suis derrière la défense, ce qui fait que je donne de la voix mais je ne plaque pas autant que les autres. Donc quand il y a un effort comme ça à faire, je me dois de garder leurs arrières et de faire l’effort. Ils me le rendent bien. »

Et pour ce qui est de l’action en elle-même, l’ancien Carcassonnais confie avoir puisé jusqu’au plus profond de lui : « Je me donne à fond, je me jette et je le vois à la vidéo, donc j’étais plutôt content… Mais j’étais un peu mort après ! » Son geste décisif, qui pourrait changer la destinée des Bleus dans ce week-end en Gironde, a aussi été apprécié par ses coéquipiers, à l’image de Rayan Rebbadj : « Il m’a fait kiffer ! C’est ce qu’on se dit à l’entraînement à chaque fois : faire les efforts pour l’équipe. C’est ce qu’il a fait, il est en train de grandir et c’est très bon pour l’équipe. » Dos au mur après leur défaite inaugurale contre la Nouvelle-Zélande, les champions olympiques en titre peuvent désormais se qualifier en cas de victoire face à l’Allemagne samedi, à 11h50. Un rendez-vous qu’il ne faudra pas manquer.

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