Le partenariat entre la France et Haïti, appelé SABRE, vise à renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées haïtiennes.
Au 33e RIMA, Regiment d’infanterie de marine, les soldats d’Haïti perfectionnent les techniques du combat urbain, de tirs, de secourisme et les méthodes d’intervention.
Au total, depuis l’introduction du programme, près de 200 militaires haïtiens ont suivi des formations à la Martinique.
« Cette coopération militaire, réalisée en partenariat avec la République française, symbolise la qualité des relations d’amitié et de coopération existant entre les deux États, ainsi que l’engagement commun en faveur de la sécurité, de la stabilité et du renforcement des capacités institutionnelles dans la région. »
Mario Andrésol, Ministre de la défense d’Haïti
Le Ministre de la Défense d’Haïti a remercié le Gouvernement français et son ambassadeur, Antoine Michon, pour l’accompagnement technique, logistique et pédagogique apporté aux Forces Armées d’Haïti dans le cadre de cette coopération.
Ironie du sort, en novembre 1803, lors de la Bataille de Vertières au nord d’Haïti, l’Armée haïtienne menée, par Jean Jacques Dessalines et François Capois, a obtenu la capitulation des troupes françaises de Napoleon Bonaparte qui étaient sous les ordres du général Donatien du Rochambeau. La France a dû quitter Haïti.
L’Armée d’Haïti recrute
Aujourd’hui l’armée haïtienne, la Fad’H est en pleine phase de croissance. Fondée en 1804, un an après la Bataille de Vertières, elle a été dissoute en 1995 sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide.
Les membres des Forces armées d’Haïti ont été impliqués dans des coups d’État et des violations des droits humains.
La sécurité de la République a été confiée à la Police nationale d’Haïti (la PNH).
Le 30 juillet 2026, lors d’un déjeuner de presse organisé par Antoine Michon, l’ambassadeur de France en Haïti, dont la mission diplomatique touche à sa fin, a déclaré que la dissolution des Forces armées il y a 30 ans était “une décision funeste, la pire jamais prise en Haïti”.
Le combat contre les gangs
Aujourd’hui l’heure est à la mobilisation dans le combat contre les groupes armés qui déstabilisent le pays à travers une guerre urbaine déclenchée après l’assassinat du président Jovenel Moise en 2021. Des milliers d’Haïtiens ont été tués ou déplacées.
En juillet 2026, 665 nouveaux recrus, dont 98 femmes, ont commencé leur formation militaire au sein de l’armée haïtienne.
« Cette nouvelle promotion s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de poursuivre le renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées d’Haïti à travers la constitution d’une institution militaire moderne, professionnelle, disciplinée et pleinement opérationnelle. »
Ministère de la Defense d’Haïti
Les Forces armées cherchent encore 2000 candidats pour participer aux épreuves d’entrée. Ils seront choisis parmi les personnes inscrites dans les centres de recrutement dans des grandes villes du pays. L’objectif est de “garantir une représentation équilibrée des différentes régions” au sein des Forces armées.
L’Équateur, le Taïwan, le Brésil, le Mexique et l’Argentine participent également à la formation des membres des Forces armées d’Haïti.
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