La production de testostérone dépend de plusieurs facteurs : signaux du cerveau, état des glandes sexuelles et hygiène de vie. L’activité physique peut contribuer à l’équilibre hormonal, à condition de ne pas trop en faire.
La musculation lourde
La musculation lourde consiste à soulever des charges très lourdes pour développer la force maximale et renforcer la densité musculaire. Ce type d’activité augmente la sécrétion de testostérone de façon aiguë pendant et juste après l’entraînement.
Une étude publiée en 2018 dans la revue Steroids révélait que lors d’une séance de musculation lourde, le taux de testostérone dans le sang peut augmenter de 15 à 40%, parfois plus selon les hommes et le protocole d‘entraînement. Ce pic de sécrétion se manifeste pendant l’effort ou dans les 15-30 minutes qui suivent, avant que le taux revienne à un niveau normal environ 30 à 90 minutes après la séance. L’effet est donc passager. Un constat confirmé par une autre étude publiée en 2021. Celle-ci, basée sur 11 essais contrôlés randomisés et portant sur 421 hommes ayant suivi un entraînement pendant 12 semaines, a montré que la musculation lourde n’avait eu aucun effet significatif sur le taux de testostérone au repos.
Le sprint et le HIIT
Comme pour la musculation lourde, le sprint et le HIIT (entraînement qui alterne brefs efforts intenses et temps de repos) augmentent les hormones sexuelles de manière temporaire. En revanche, les preuves d’une augmentation durable des taux de testostérone au repos sont faibles. Plusieurs études ont montré qu’une série de sprints (à pied ou à vélo) entraîne une augmentation de la testostérone dans le sang dans les minutes qui suivent l’effort. Ce type d’entraînement s’accompagne aussi souvent d’une augmentation de l’hormone de croissance, d’adrénaline et parfois de cortisol.
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Quant au HIIT, il augmente de façon transitoire la production de testostérone. Mais cette réaction dépend de l’intensité de l’effort, de la masse musculaire sollicitée, de l’état d’entraînement et de l’âge.
A noter que les séances d’entraînement très intenses qui sollicitent de grands groupes musculaires entraînent des sécrétions hormonales plus importantes.
Même chose que pour la musculation lourde, le taux de testostérone revient à un niveau normal en moins d’une heure après la fin de l’entraînement.
Les sports de combat
La littérature scientifique indique que les sports de combat peuvent augmenter temporairement la testostérone. Les mécanismes impliqués dans ce phénomène sont à la fois physiologiques (effort intense) et psychologiques (compétition, victoire/défaite, confrontation). Une étude publiée en 2001 a par exemple montré que les judokas présentaient une augmentation de la testostérone salivaire après des combats officiels, avec une réponse plus marquée chez les vainqueurs.
Là encore, comme pour la musculation, le sprint et le HIIT, il n’existe aucune preuve scientifique montrant que la pratique régulière d’un sport de combat augmente durablement la testostérone chez les hommes.
Les sports d’endurance
Course à pied, cyclisme, natation… Les sports d’endurance sont bénéfiques pour la santé hormonale, à condition qu’ils soient pratiqués de façon modérée. En effet, la pratique intense de ces activités (gros volume d’endurance, surentraînement…) peut entraîner une baisse chronique de la testostérone chez les hommes et des perturbations du cycle menstruel chez les femmes.

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Une revue d’études publiée en 2020 dans le journal Archivos de Medicina del Deporte avait rapporté que certains sportifs d’endurance peuvent présenter des concentrations de testostérone de 15 à 50% inférieures à celles observées chez des hommes du même âge non entraînés.
Les sports collectifs
Même si les données scientifiques sont moins nombreuses que pour la musculation ou les sports de combat, plusieurs études ont montré une augmentation aiguë de la testostérone pendant les compétitions dans des sports comme le football, le rugby, le basket-ball ou encore le hockey. Le pic de testostérone est généralement observé juste avant le match (anticipation de la compétition), pendant ou immédiatement après le match.
Des travaux publiés en 2006 dans la revue Physiology & Behavior avaient rapporté que chez des joueurs universitaires de football, la testostérone salivaire augmentait significativement après le match. Les joueurs ayant un taux de testostérone plus élevé étaient ceux perçus comme ayant un plus fort sentiment d’appartenance à l’équipe.
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