France : Gabriel Attal saisit la justice pour « ingérence étrangère »

Mariem Njeh

08 Août 2026Mise à jour: 08 Août 2026

Gabriel Attal, l’ex-Premier ministre, a porté plainte pour « ingérence étrangère » en « provenance de réseaux russes », ont annoncé ses avocats à BFMTV. Le signalement au procureur de la République intervient deux jours après une précédente affaire similaire, a expliqué samedi Jad Zahab, porte-parole de Renaissance, sur BFM.

Une « deuxième tentative en deux jours »

S’exprimant sur BFMTV samedi, Jad Zahab a expliqué que le signalement au procureur faisait suite à « la deuxième tentative d’ingérence en deux jours », survenue les 4 et 6 août, qualifiant ce phénomène de « répété » et visant Gabriel Attal.

Selon lui, « ce qui est visé, bien au-delà de la personne de Gabriel Attal ou de ses idées, c’est la capacité de la démocratie française à fonctionner régulièrement » et à ne pas être « influencée » par « une puissance, en l’occurrence la Russie », qu’il a accusée d’avoir « un agenda politique en France ».

Jad Zahab a mis au défi quiconque de « trouver une seule déclaration ambiguë de Gabriel Attal concernant son soutien à l’Ukraine », rappelant que l’ancien Premier ministre préside le groupe d’amitié France-Ukraine à l’Assemblée nationale et serait, selon lui, l’un des dirigeants français les plus souvent rendus en Ukraine depuis l’invasion russe. Il en a conclu que la Russie verrait en Gabriel Attal « peut-être un ennemi » susceptible de « déranger son agenda politique ».

De leur côté, les avocats de Gabriel Attal ont indiqué à BFMTV que « de tels agissements (…) visent notre vie démocratique et, en son cœur, l’élection présidentielle ».

Un contentieux qui s’inscrit dans un débat plus large

Cette plainte s’ajoute à une série de dossiers récents portant sur les ingérences électorales étrangères en France. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait annoncé en juillet la création d’une commission indépendante chargée d’informer le public et les candidats en cas d’ingérence étrangère en contexte électoral, dans le cadre d’un projet de décret présenté en Conseil des ministres.

Par ailleurs, la justice française examine, selon des sources proches du dossier relayées par la presse française et internationale, une possible ingérence liée à une société israélienne, BlackCore, dans la campagne des élections municipales de mars dernier, visant des candidats de La France insoumise (LFI).

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