À peine investi, le nouveau président colombien reçoit une aide d’un milliard de dollars de Washington
Avocat connu, Abelardo de la Espriella a fait irruption dans la campagne et vite conquis des soutiens avec ses rassemblements spectaculaires et ses discours prononcés derrière une vitre blindée, ponctués d’un salut militaire en hommage aux forces de l’ordre.
L’un des premiers actes de son gouvernement, a dit M. de la Espriella, sera de se joindre au Bouclier des Amériques, l’alliance de pays dirigée par Trump pour lutter contre le narcotrafic.
Annonçant vendredi soir une aide d’un milliard de dollars pour les politiques de sécurité et l’économie du nouveau président, le département d’Etat américain s’est réjoui dans un communiqué « à l’idée de travailler en étroite coopération avec la nouvelle administration afin de garantir la sécurité et la prospérité des États-Unis, de la Colombie et de notre hémisphère« .
Privé de majorité dans un Parlement divisé, le nouveau président a promis d’intensifier les bombardements contre les camps de la guérilla avec le soutien d’Israël et des Etats-Unis, ou encore de construire des mégaprisons comme au Salvador pour lutter contre la criminalité.
Mais il hérite de forces armées confrontées à une « capacité limitée » en nombre d’hommes et à un « manque d’équipement« , relève Renata Segura, d’International Crisis Group.
L’experte s’inquiète d’éventuels « dommages collatéraux » touchant des civils si la grosse artillerie est déployée contre des groupes armés « très enracinés dans les communautés« .
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