Accidents de la route en Guinée : Mamady Nagnouma Camara appelle au strict respect de la signalisation pour sauver des vies
Face à la recrudescence alarmante des accidents de la circulation routière, qui endeuillent quotidiennement des familles en Guinée et font des centaines de victimes chaque année, Mamady Nagnouma Camara, ingénieur automobiliste, est sorti de son silence pour interpeller les usagers de la route et les appeler à faire preuve de davantage de responsabilité.
Dans sa communication, il a pointé du doigt l’incivisme routier comme principale cause de ces drames. À cela s’ajoutent le non-respect du Code de la route, l’excès de vitesse, l’ignorance des panneaux de signalisation, la conduite en état d’ivresse, la surcharge des véhicules ainsi que le surnombre de passagers, entre autres. Autant de comportements irresponsables qui sont à l’origine de drames pourtant évitables.
L’ingénieur automobiliste rappelle, par la même occasion, que la route est un espace de partage où chaque erreur peut coûter une vie. « Aujourd’hui, j’adresse un appel solennel à l’ensemble des usagers de la route : automobilistes, motocyclistes, chauffeurs de transports collectifs et piétons. Pour sauver des vies, apprenons à lire les panneaux et à respecter le Code de la route à travers deux piliers fondamentaux de la signalisation. »
S’exprimant sur la signalisation horizontale, autrement dit le marquage au sol, visible sur la quasi-totalité des routes, Mamady Nagnouma Camara a laissé entendre que la peinture sur l’asphalte n’est pas une simple décoration.
« Les bandes et les symboles peints sur la chaussée ne sont pas là pour embellir la route. Ils constituent un langage visuel essentiel pour guider votre conduite. Les lignes continues, les flèches de rabattement ou les bandes de guidage vous préviennent à l’avance d’un virage dangereux, à gauche ou à droite, d’un rétrécissement de la chaussée ou d’une zone à risque. »
A l’en croire, franchir une ligne continue revient à jouer à la roulette russe avec sa propre vie et celle des autres. Qu’il s’agisse d’un danger permanent ou temporaire, le marquage au sol exige une adaptation immédiate de la vitesse, a-t-il indiqué.
Abordant la signalisation verticale, autrement dit les panneaux de signalisation, il souligne que chaque forme et chaque couleur constituent un message de survie. Pour éviter les drames, il est impératif d’apprendre à déchiffrer instantanément les panneaux installés le long des routes, dit-il.
« Le triangle, symbole du danger, avertit à l’avance d’un risque imminent, notamment un virage serré, une traversée d’école ou une zone d’accident. À sa vue, le premier réflexe doit être de réduire sa vitesse.
Le cercle, symbole de l’interdiction ou de l’obligation, se décline en deux couleurs. Sur un fond blanc bordé de rouge, il interdit une action, comme une limitation de vitesse ou un sens interdit. Sur un fond bleu, il impose une obligation. Ignorer un panneau circulaire, c’est commettre une infraction directe.
Le carré ou le rectangle, quant à lui, est un panneau d’indication. Il renseigne sur la nature de la route, les services à proximité ou les voies assignées. »
Au-delà des panneaux, Mamady Nagnouma Camara rappelle que la règle suprême demeure l’adaptation de la conduite aux conditions réelles de circulation.
« Un bon conducteur est un conducteur qui ajuste sa conduite aux conditions réelles, notamment en réduisant sa vitesse sous la pluie, en bannissant définitivement l’alcool et le téléphone au volant, ainsi qu’en refusant la surcharge de marchandises et le surnombre de passagers. »
Pour conclure, Mamady Nagnouma Camara a soutenu que le Code de la route n’est pas une contrainte, mais une protection.
« Ne laissons plus l’ignorance et l’incivisme briser le futur de notre pays. Respecter les panneaux de signalisation et le marquage au sol, c’est faire preuve d’amour envers sa famille et envers la patrie. Sur la route, soyons responsables. La sécurité routière est une responsabilité collective. »
Mamadou Yaya Barry
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