Accusations du Burkina Faso : l’état-major français défend son engagement dans la lutte contre le terrorisme

Feiza Ben Mohamed

03 Juillet 2026Mise à jour: 03 Juillet 2026

AA / Nice / Feïza Ben Mohamed

L’état-major des armées françaises rejette les accusations de soutien au terrorisme formulées par les autorités burkinabè, affirmant que celles-ci ne reflètent pas l’engagement réel de la France en matière de lutte contre les groupes armés.

Interrogé par Anadolu, l’état-major a d’abord rappelé la poursuite de la coopération militaire avec les États africains qui en font la demande.

« Les armées françaises poursuivent leurs partenariats militaires avec les armées des pays d’Afrique qui en ont exprimé la demande, adaptés aux intérêts et besoins de chacun. Ces partenariats visent à accompagner le développement des outils de défense de ces armées » martèle l’état-major des armées.

Réagissant aux accusations portées par les autorités de transition burkinabè, les armées françaises soulignent que l’engagement de Paris s’est toujours inscrit dans un cadre respectueux des partenaires et du droit international.

« Le communiqué de l’état-major général burkinabè s’inscrit dans une série de déclarations qui ne tiennent manifestement pas compte de l’engagement résolu des armées françaises dans la lutte contre le terrorisme, en Afrique et ailleurs. Cette posture, qui n’a pas évolué depuis le départ des armées françaises du Burkina Faso, est systématiquement assortie du respect des partenaires et du droit international » souligne l’état-major.

Plus tôt dans la journée de jeudi, le Quai d’Orsay, répondant à Anadolu, s’était appuyé sur des déclarations prononcées dans l’après-midi par son porte-parole adjoint, Glenn Salic, lors d’un point presse.

« Ces allégations sont complètement fausses. Nous condamnons fermement toutes les attaques terroristes, ainsi que les exactions commises à l’encontre des civils au Sahel et réitérons notre plein soutien aux populations, qui sont les premières victimes de la crise en cours. L’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme à travers le monde est connu de tous », avait déclaré Glenn Salic.

Le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères a également défendu le rôle joué par Paris dans la lutte contre les groupes armés au Sahel.

« La France a joué tout son rôle pour faire reculer le terrorisme au Sahel, au côté des armées de la région et à la demande des autorités locales. Elle en a lourdement payé le tribut et je souhaite rendre hommage à nos soldats tombés en combattant les groupes terroristes au Sahel. Nous avons par la suite retiré nos forces, consécutivement aux décisions souveraines d’Etats qui ne souhaitaient plus leur présence. Nous maintenons toutefois une coopération avec les Etats de la sous-région qui en sont demandeurs, sur la base de l’expression claire de leurs besoins », avait-il poursuivi.

Cette réaction intervient après les accusations formulées par les autorités burkinabè à la suite des attaques coordonnées menées le 1er juillet contre plusieurs positions militaires dans différentes régions du pays.

Selon un communiqué de l’état-major général des armées burkinabè, plus de 400 « terroristes » ont été neutralisés au cours des opérations de riposte. Les autorités de transition ont, dans la foulée, accusé la France d’apporter son soutien à des groupes armés terroristes opérant au Burkina Faso.

Ces nouvelles déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions entre Paris et Ouagadougou. Le 26 juin, le Burkina Faso a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, près de trois ans après avoir obtenu le retrait des forces françaises de son territoire et mis fin à la coopération militaire entre les deux pays.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.