Andy Burnham, futur Premier ministre britannique / Manifestations en Ukraine / Macky Sall revient au Sénégal / Mondial de foot: à deux jours de la finale… – Journal en français facile – Français Facile
Bonjour à toutes et à tous. Soyez les bienvenus à l’écoute de RFI – Radio France Internationale en direct de Paris. Il est 18 heures.
Le Journal en français facile.
Adrien Delgrange.
Vendredi 17 juillet.
Voici les titres de cette édition :
De nouvelles manifestations sont prévues, ce soir, en Ukraine. Des rassemblements populaires pour dénoncer le changement de ministre de la Défense, voulu par le président Zelensky.
Le futur Premier ministre britannique, Andy Burnham, a été élu, aujourd’hui, à la tête du Parti travailliste.
Sur le continent africain. Macky Sall, l’ancien président sénégalais, reçu, d’un instant à l’autre, par l’actuel président sénégalais.
Et puis, enfin, à deux jours de la finale de la Coupe du monde de football à New York. Si les supporteurs argentins et espagnols se mobilisent déjà, les New-Yorkais semblent détachés de cette frénésie, semblent se désintéresser du match. Reportage à la fin du journal.
Les manifestations continuent pour le deuxième jour d’affilée en Ukraine. Manifestations contre le renvoi, contre le limogeage du ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, une personnalité très appréciée de la population ukrainienne. Ces rassemblements sont rares en période de guerre, car la loi interdit, normalement, les manifestations. Sophia Khatsenkova, cette crise pourrait-elle faire baisser la popularité du président Volodymyr Zelensky, qui est, depuis longtemps, l’un des dirigeants les plus soutenus dans le pays ?
Le président ukrainien venait, pourtant, de retrouver des couleurs dans les sondages, porté par les récents succès militaires de l’Ukraine, après avoir été fragilisé par plusieurs scandales de corruption au sein de son propre gouvernement. Selon Yvan Gorma, professeur de sciences politiques à Kiev, le départ de Mykhaïlo Fedorov pourrait être une erreur politique pour Volodymyr Zelensky.
« Le président Zelensky s’est tiré une balle dans le pied. D’ailleurs, lors des derniers sondages, au printemps, sa cote de popularité a remonté. Mais je suis certain qu’il faudra s’attendre à un recul lors des prochains sondages. »
Pour le politologue, ces manifestations sont, aussi, le signe que la démocratie reste vivante. Malgré la guerre, une partie de la population refuse de se taire lorsqu’elle estime qu’une décision menace l’intérêt national. Ruslan Bortnik, expert de politique ukrainienne, partage le constat d’un coup politique, mais il en relativise la portée.
« Il y aura sûrement des répercussions politiques, mais je ne pense pas qu’elles seront très majeures, car la société ukrainienne fait encore preuve d’une grande patience face aux décisions du président, car elle a besoin de rester unie face à la Russie. »
La guerre continue, donc, de protéger Volodymyr Zelensky d’une chute brutale dans les sondages. Mais ces manifestations révèlent une tendance : celle d’une population toujours unie face à Moscou, mais de moins en moins disposée à accepter sans réagir les choix du président.
La guerre au Moyen-Orient. Bahreïn, le Koweït et le Qatar ont affirmé, aujourd’hui, avoir fait face à de nouvelles attaques iraniennes, dont l’une a visé une centrale électrique au Koweït. Attaques iraniennes justifiées, [selon Téhéran], après des bombardements américains en Iran pour la sixième nuit consécutive.
Au Royaume-Uni, Andy Burnham prend les rênes du Parti travailliste. Aujourd’hui, l’ancien maire de Manchester a été élu pour diriger le Labour. C’était le seul candidat à se présenter. Et, comme les travaillistes sont majoritaires au Parlement britannique, cette désignation de chef de parti [va] lui ouvrir les portes de Downing Street. Andy Burnham sera, ce lundi, le nouveau chef du gouvernement britannique et il s’engage, déjà, à redonner espoir à la population.
« Nous devons reconnaître que cette génération de responsables politiques, moi y compris, a échoué à remettre en question une culture politique et un modèle économique qui, tout simplement, ne fonctionnent pas assez bien pour les citoyens ordinaires. Nous nous engageons donc, aujourd’hui, envers eux à faire mieux. Alors que j’accepte l’honneur de diriger ce parti, je n’ai pas encore arrêté de décision quant à la composition de l’équipe dirigeante. Mais je le ferai bientôt. Et vous verrez, alors, qu’elle reflète toutes les composantes de notre parti au sein de cette grande formation. Un Parti travailliste plus fort et plus uni pour bâtir une Grande-Bretagne plus forte et plus unie. »
Andy Burnham va succéder au Premier ministre britannique, Keir Starmer, en début de semaine prochaine.
RFI. À Paris, 18 h 05.
L’Union européenne fait un pas en arrière sur sa politique climatique. Bruxelles propose d’assouplir, d’alléger les règles sur les quotas carbone, ces quotas carbone qui obligent les entreprises les plus polluantes à payer pour leurs émissions de CO2 – pour les gaz qu’elles rejettent. L’objectif est d’encourager les entreprises à moins polluer. Mais les entreprises européennes disent qu’elles sont désavantagées, défavorisées face à leurs concurrentes chinoises et américaines, qui ne paient pas cette taxe. L’Union européenne a, donc, décidé de réduire ses exigences. Concrètement, les 8 000 entreprises les plus polluantes pourront rejeter du CO2 en payant moins cher pour une période plus longue que prévu. Pour Aurélie Brunstein, responsable des industries lourdes au Réseau Action Climat, cette décision est un recul important.
« Ce qu’on constate, aujourd’hui, c’est que la Commission européenne a choisi de privilégier la compétitivité de l’industrie au détriment du climat. Alors que l’Europe vient de subir sa troisième vague de chaleur, on fait face à un nouveau recul grave. L’Union européenne risque de ne pas atteindre ses objectifs climatiques à moyen et à long termes. Le risque, c’est que la pression qui était mise sur l’industrie, elle se reporte sur d’autres secteurs, que sont les transports, l’agriculture ou encore le bâtiment et le chauffage, et sur lesquels il est encore plus difficile de demander, actuellement, des efforts aux citoyens. »
Propos recueillis par Pierre Olivier.
Une saison des incendies, malheureusement, et également, au Canada, où plus de 200 feux sont hors de contrôle à l’heure actuelle, en particulier dans la province de l’Ontario, dont les fumées, poussées par le vent, sont respirées par des millions d’habitants dans le nord-est des États-Unis. Les incendies dans cette province n’ont causé, pour l’heure, aucune victime, mais plusieurs villages isolés ont dû être évacués.
Le Journal en français facile.
Il vient chercher le soutien du président sénégalais pour espérer diriger les Nations unies et remplacer l’actuel secrétaire général, Antonio Guterres. L’ancien président sénégalais Macky Sall est en campagne pour le poste de secrétaire général de l’ONU. Il vient d’arriver à Dakar. Il a quitté l’aéroport pour être reçu, d’un moment à l’autre, par l’actuel président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.
L’actualité sportive, l’actualité footballistique, avec cette finale de la Coupe du monde dans deux jours. Dimanche, l’Espagne jouera contre l’Argentine au MetLife Stadium, près de New York. Les supporteurs des deux équipes sont déjà en route. Des milliers de fans arrivent à New York pour vivre cette finale très attendue. Un match, d’ailleurs, en présence du président américain. Donald Trump sera sur la pelouse, dimanche, pour remettre le trophée. En revanche, chez les New-Yorkais, l’ambiance reste plutôt calme. Pas de grande effervescence dans les rues. Difficile même, pour notre reporter dans les rues de New York, de rencontrer des amateurs du ballon rond. Cédric de Oliveira.
Hormis Times Square, épicentre du foot depuis le début de la Coupe du monde, difficile de croiser des gens portant des maillots de telle ou telle sélection. William promène plutôt fièrement son labrador dans les rues de Manhattan et, lorsqu’on lui demande quelle sera l’affiche de la finale, il n’est pas complètement sûr de lui.
« Eh bien, je crois que tout le monde a entendu parler de l’Argentine, de l’Espagne, aussi. Je sais pas trop ce qui se passe avec l’Espagne. Mais je crois que c’est tout ce que je sais. »
Espagne – Argentine, c’est bien ça. Lamine Yamal contre Lionel Messi. Des stars mondiales. Mais, deux rues plus loin, Conrad n’a pas l’air, non plus, très emballé.
« La finale à New York, oui, mais ça ne m’intéresse pas. Je n’ai même pas regardé un match jusqu’à maintenant. Là, peut-être que je le ferai pour la finale, parce que c’est la finale. Peu importe qui gagne, je suivrai le match juste pour le spectacle. »
Il faut attendre la douzième personne interrogée – on a compté –, cette fois, à Brooklyn, pour croiser un fan de soccer. Joseph regarde un peu le championnat anglais et il a une préférence pour le vainqueur.
« Je crois que je préfère l’Argentine. Messi est un grand joueur. J’aime bien la façon dont l’équipe attaque. Elle rend le jeu plus amusant. Je vais regarder le match. »
Même avec détachement, les New-Yorkais devraient, donc, jeter un œil sur l’événement sportif le plus suivi de la planète. En 2022, la finale entre la France et l’Argentine avait été suivie par 1,5 milliard de personnes. Cédric de Oliveira, New York, RFI.
Espagne – Argentine. Finale de la Coupe du monde de football à vivre, en direct, sur les antennes africaines de RFI. La petite finale opposera la France à l’Angleterre, samedi soir, à Miami.
Le Café du Mondial est à suivre si vous aimez l’actualité footballistique, avec toutes nos équipes.
RFI. À Paris, 18 h 10.
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