« Arrêtez d’accepter des cachets de merde », Balthazard DY fracasse le milieu culturel guinéen

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux dans la soirée du mercredi 10 juin 2026, Ibrahima Sory Diallo, connu sous le pseudonyme de Balthazard DY, s’est vivement pris aux promoteurs culturels guinéens. Cette prise de parole voit le rappeur dénoncer la rémunération dérisoire proposée aux artistes locaux pour des prestations à l’international.

Dans cette sortie devenue virale, il affirme d’entrée: « Mon cachet de prestation est de vingt mille euros, soit l’équivalent de deux cents millions de francs guinéens. » avant d’ajouter : « Si tu n’as pas cette somme, ne t’hasarde même pas à prendre le numéro de mon équipe managériale ou à me contacter. »

Connu pour son franc-parler, Balthazard DY n’a pas épargné les promoteurs culturels guinéens, qu’il qualifie sans détour de « merdes » : « 90 % des promoteurs guinéens sont des merdes qui n’ont aucun respect pour le travail des artistes, et surtout des artistes urbains. » puis il dénonce leur mode de fonctionnement : « Quand ils partent négocier les salles et qu’on dise cent mille, ils paient sans négociation. Après ils paient la communication. C’est après qu’ils se rappellent, pour que les gens viennent je vais utiliser telle ou telle personne (ndlr artiste) pour mon événement. » déplore-t-il.

Balthazard n’a pas épargné non plus ses confrères du milieu urbain, qu’il accuse d’accepter des conditions précaires : « Ils mentent tous, ces artistes urbains guinéens qui viennent ici. Ils acceptent de venir gratuitement quand on leur dit : “Viens, je te donne un visa pour l’Europe, je n’ai pas ton cachet, mais je paie ton hôtel.” » Une attitude que l’artiste juge profondément irrespectueuse.

Il va plus loin en soulignant que ces comportements nuisent à l’ensemble de l’écosystème : « Vous nous faites souffrir lorsque vous acceptez de prendre cinq ou dix millions de francs guinéens. Vous êtes les premiers à en subir les conséquences, parce qu’à la fin, cela se répercute sur vous. Arrêtez d’accepter des cachets de merde ! »

L’artiste a conclu son intervention par une mise en garde adressée à ses proches et intermédiaires : « Si tu veux m’aider, dis à ceux qui te demandent de me négocier de payer 200 millions de francs guinéens pour le spectacle », prévient-il.

Cette sortie sans filtre relance le débat sur la valorisation des artistes guinéens et sur la considération accordée à leur travail par les différents acteurs du secteur culturel.

Alh Cheick pour guinee7.com

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