Un signal fort de détente avec le Niger
Moins de dix jours après son investiture, Romuald Wadagni a choisi de se rendre à Niamey, une première pour un chef d’État béninois depuis le coup d’État de 2023 au Niger. À l’issue de sa rencontre avec le général Abdourahamane Tiani, les deux dirigeants ont affiché leur volonté de relancer la coopération bilatérale et de lever les obstacles qui entravent leurs relations, notamment la fermeture de la frontière terrestre. Un comité d’experts doit désormais remettre dans les quinze jours des propositions concrètes sur les modalités de cette réouverture.
🇧🇯🇳🇪 Le Président de la République, Son Excellence M. @WadagniRomuald, est arrivé ce mardi 02 juin 2026 à Niamey, dans le cadre de sa visite d’amitié et de travail en République du Niger.
À son arrivée à l’Aéroport international Diori Hamani de Niamey, le Chef de l’État… pic.twitter.com/J0scAe0wvB
— Présidence du Bénin (@PresidenceBenin) June 2, 2026
Sécurité et coopération au cœur des discussions
Confrontés à la menace persistante des groupes jihadistes dans leurs zones frontalières, le Bénin et le Niger ont également réaffirmé leur engagement à renforcer leur coopération sécuritaire. Les relations entre les deux pays s’étaient fortement dégradées après l’arrivée au pouvoir des militaires nigériens, qui accusaient régulièrement Cotonou de soutenir des tentatives de déstabilisation, accusations toujours rejetées par le Bénin.
🇳🇪🤝🇧🇯 |À l’issue de la visite du Président béninois #RomualdWadagni à #Niamey, le #Niger et le #Bénin ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération et leurs relations de bon voisinage.
Point majeur : la création d’un comité d’experts chargé d’identifier pic.twitter.com/YQHuyQ6s60
— ActuNiger (@actuniger) June 2, 2026
Une étape supplémentaire au Burkina Faso
Après Niamey, Romuald Wadagni s’est rendu à Ouagadougou pour rencontrer le capitaine Ibrahim Traoré. Les deux dirigeants ont souligné leur volonté commune de renforcer leur partenariat et d’intensifier la coopération contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et l’extrémisme violent. Cette tournée régionale confirme la volonté du nouveau président béninois de normaliser les relations avec les pays de l’AES après plusieurs années de crispations diplomatiques.
Des enjeux économiques majeurs
Au-delà des questions sécuritaires, le rapprochement revêt une importance économique stratégique. Avant la fermeture de la frontière, l’essentiel des marchandises destinées au Niger transitait par le port de Cotonou. La reprise des échanges pourrait ainsi bénéficier aux deux pays, tout comme le maintien des infrastructures communes, notamment l’oléoduc qui permet l’exportation du pétrole nigérien via le territoire béninois.
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