DIG / Le ministère public du canton de Genève a officiellement ouvert une enquête pénale pour soupçons de blanchiment d’argent visant l’ex-Première dame, Sylvia Bongo Ondimba.
Des millions d’euros dans le viseur de Genève
Selon Radio France Internationale (RFI), les magistrats helvétiques s’intéressent à d’importants mouvements de capitaux.
Ils soupçonnent que plusieurs millions d’euros, transférés sur des comptes bancaires à Genève, proviennent d’infractions graves commises au Gabon sous la présidence d’Ali Bongo : corruption occulte et détournements de deniers publics.
Le Gabon admis comme partie plaignante
L’État gabonais a obtenu une reconnaissance judiciaire importante.
Fin mai, la chambre pénale de recours de Genève a confirmé le droit de la République gabonaise à se constituer partie plaignante, lui ouvrant ainsi un accès complet au dossier d’instruction pour défendre ses intérêts.
Une accusée en exil qui nie les faits
Condamnée par contumace au Gabon en novembre 2025 à vingt ans de réclusion criminelle pour détournement de fonds, Sylvia Bongo vit actuellement en exil à Londres.
Depuis la capitale britannique, elle rejette toutes les accusations et affirme que ses avoirs ne proviennent d’aucun fonds public gabonais.
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