C’est le dernier phénomène qui envahit les smartphones des jeunes : les stars du web Squeezie, Inoxtag et Lena Situations viennent de lancer « Ciao Energy », leur marque de boisson énergisante. Encore non commercialisée en Guadeloupe, cette nouveauté relance le débat sur la santé publique. Des médecins s’inquiètent des questions éthiques liées à la promotion de boissons énergisantes auprès d’un public mineur.
Le marché est colossal. En moins de dix ans, les ventes de boissons énergisantes ont quadruplé, frôlant les 800 millions d’euros. Pour attirer les consommateurs, ces influenceurs mettent en avant une formule présentée comme plus saine et moins sucrée. Mais pour les scientifiques, le marketing ne doit pas masquer la réalité. Que la caféine soit naturelle ou synthétique, il s’agit de la même molécule pour l’organisme.
Même si les canettes de ces nouvelles marques ne sont pas encore disponibles dans les rayons de l’archipel, elles rappellent le danger des marques déjà bien implantées en Guadeloupe comme Red Bull, Crazy Tiger ou Monster Energy. Trop souvent consommées comme de simples sodas, ces boissons sont une fausse solution pour se désaltérer. Une seule canette équivaut à un café bien serré.
Les autorités sanitaires multiplient les alertes : hypertension, troubles du rythme cardiaque, crises de panique chez les adolescents, surtout en cas de mélange avec de l’alcool… Le sucre contenu dans ces boissons favorise également le diabète, qui touche près de 10 % de la population adulte en Guadeloupe.
Alors que certains pays d’Europe du Nord envisagent d’interdire la vente aux moins de 16 ans, la promotion de ces stimulants auprès de mineurs soulève une question éthique importante. Le buzz est virtuel, mais les risques pour les enfants, principaux abonnés de ces influenceurs, sont bien réels.
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