Mardi, le ministère burkinabè de la Sécurité a annoncé le lancement de l’opération «WIBGA-2» visant à renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire.
Il appelle les populations à la vigilance et à signaler tout comportement suspect, en particulier autour des infrastructures sensibles comme les casernes, les aéroports, les bâtiments administratifs et autres installations d’intérêt national.
«Un important dispositif sécuritaire a été déployé à Ouagadougou et dans d’autres localités du pays», indique à l’AFP une source policière.
«A Ouagadougou, des équipes de police ont été déployées dans les carrefours stratégiques de la capitale», détaille une deuxième source policière.
«Les équipes vont procéder également à la recherche de renseignements opérationnels en lien avec la criminalité et le terrorisme», ajoute-t-elle.
Ces mesures interviennent au lendemain d’attaques sans précédent de jihadistes alliés à des rebelles au Mali voisin, allié du Burkina et du Niger, tous les trois dirigés par des juntes au pouvoir après des coups d’Etat entre 2020 et 2023.
Les trois pays, réunis au sein de la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), font face à des attaques jihadistes de groupes liés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique.
«L’armée maintient l’état d’alerte car nous sommes en guerre. La vigilance et la veille sont toujours de mise, ce n’est donc pas exceptionnel même si la situation au Mali commande plus de rigueur et de vigilance», souligne une source militaire burkinabè.
Le régime militaire du Niger a annulé mercredi les traditionnels défilés du 1er mai dans tout le pays pour raisons de sécurité, a annoncé le ministère nigérien du Travail dans un communiqué.
Le Burkina avait annoncé une simulation «d’attaque terroriste» le 11 avril dans sa capitale économique Bobo-Dioulasso, près de la zone aéroportuaire et du siège de la Semaine nationale de la culture dont les festivités ont été lancés samedi dernier par le capitaine Ibrahim Traoré, qui dirige le pays depuis un coup d’Etat en septembre 2022.
Mercredi, le gouvernement de la Côte d’Ivoire, pays frontalier du Mali et du Burkina, a assuré que ses frontières étaient sécurisées, tout en reconnaissant que le pays s’attendait à «des afflux de réfugiés» de ses voisins, selon son porte-parole Amadou Coulibaly, à l’issue d’un conseil des ministres.
Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 30/04/2026 à 07h31
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