Burkina Faso : Le festival « Weltaarè » veut décortiquer les valeurs du Pulaaku au Musée national les 13 et 14 juin 2026

La première édition du festival « Weltaarè » (« réjouissance » en langue Fulfuldé) se tient les 13 et 14 juin 2026 à Ouagadougou, plus précisément dans l’enceinte du Musée national. Le thème « Au cœur du Pulaaku : Danse, Rythme et tradition Peuls » a été retenu. Au-delà de la réjouissance, ce festival se veut une aubaine pour la promotion des valeurs du Pulaaku, notamment « la dignité, l’humilité et la langue ». Il vise également à permettre aux jeunes de se retrouver et de communier autour des valeurs culturelles.

Le Burkina Faso est un pays porteur d’un patrimoine culturel d’une richesse exceptionnelle, fait de la diversité de ses traditions, de sa musique, de son artisanat, de ses vêtements et de ses valeurs ancestrales.

Partant du constat que ces valeurs restent méconnues, cette première édition du festival « Weltaarè » a été pensée et lancée ce samedi 13 juin 2026 à Ouagadougou pour 48 heures de célébration de la culture du Pulaaku.

L’idée derrière ce festival est d’allier les festivités et la rencontre de la jeunesse aux valeurs de la culture peule, celles qui incarnent le Pulaaku, notamment la dignité, la patience et la générosité, selon Kadiata Ana Dia, la présidente du comité d’organisation (PCO). « Ces trésors restent encore trop souvent méconnus, ou risquent de s’effacer face aux mutations rapides de notre époque. Weltaare est né d’une conviction simple : nos racines ne doivent pas être un musée du passé, mais une source vivante d’inspiration pour notre présent et notre avenir. Ce festival est un espace de rencontre entre les générations, entre les communautés et entre les cultures », a-t-elle expliqué.

Kadiata Ana Dia, la PCO de cette première édition

Pour ce faire, il est prévu en 48 heures des conférences, des masterclass, des formations, des expositions, des compétitions, des prestations artistiques et des présentations de projets. À cette occasion, une conférence sur le thème principal a été animée au profit de la jeunesse par Aliou Diallo. Selon lui, le Pulaaku doit impérativement faire partie de la vie de chaque membre de la communauté afin de montrer au monde que celle-ci a également des valeurs à revendre.

« Avant, la honte était un plat que tout Peul refusait de manger. On se souvient aussi que le Peul refusait en tout temps de manger en public. C’est vrai que les choses ont beaucoup changé, mais ce n’est pas pour autant que le Peul doit oublier toutes ses valeurs. Le Pulaaku va bien au-delà du teint ou de l’identité physique, est un ensemble de valeurs dont tout Peul doit être fier dans son quotidien », a souligné Aliou Diallo, formateur, pour expliquer le choix du thème.

Lire aussi 👉 Festival Pulaaku Acte 5 Renaissance : Promouvoir la culture, la paix et la cohésion sociale

Tout au long de ces 48 heures, les soirées seront animées par des artistes et des jeunes de la communauté peule. Ce choix est une façon pour le comité d’organisation de mettre en lumière ces jeunes talents. L’entrée au festival est fixée à 1 000 F CFA, valable pour les deux jours.

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24


Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.