Burkina Faso : mortalité massive de poissons au barrage n°3

Une mortalité de poissons d’une ampleur préoccupante a été signalée ce vendredi matin à Ouagadougou. Face à l’urgence, le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a réagi avec une célérité remarquée.

Ce vendredi 5 juin 2026, les riverains du barrage numéro 3 de Ouagadougou ont découvert un spectacle alarmant : des dizaines, voire des centaines de poissons flottant à la surface des eaux, inertes. Ce signal d’alarme n’a pas tardé à être pris au sérieux par les autorités compétentes.

Dès les premières heures suivant le signalement de cet incident, le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques (MAERAH) a mobilisé ses équipes techniques. En effet, sans attendre, ces dernières se sont déployées sur le site afin d’évaluer l’étendue des dégâts et d’en identifier l’origine.

« Les techniciens ont procédé à une première évaluation ainsi qu’à des prélèvements d’eau et d’échantillons de poissons en vue d’analyses approfondies en laboratoire. »

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Une réponse institutionnelle immédiate

Les observateurs ont salué la rapidité de la mobilisation gouvernementale. Sur le terrain, les agents spécialisés du ministère ont conduit une inspection minutieuse des berges et des eaux. Par ailleurs, ils ont soigneusement prélevé des échantillons, aussi bien dans la colonne d’eau que sur les carcasses de poissons, avant de les acheminer vers les laboratoires compétents pour des analyses approfondies.

Ces examens scientifiques sont essentiels pour déterminer avec précision la nature du phénomène : pollution chimique accidentelle, prolifération d’algues toxiques, chute brutale du taux d’oxygène dissous ou encore introduction d’un agent pathogène. À cet égard, les résultats orienteront directement les mesures de remédiation à mettre en œuvre.

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Un écosystème sous surveillance renforcée

Le barrage numéro 3 constitue un point d’eau stratégique pour la capitale burkinabè, tant pour les activités de pêche artisanale que pour la biodiversité aquatique locale. De ce fait, sa préservation représente un enjeu économique et écologique majeur pour les populations riveraines, dont une partie dépend directement de cette ressource pour sa subsistance.

Le MAERAH a assuré suivre l’évolution de la situation « de près », en mobilisant toutes ses ressources afin « d’apporter une réponse diligente et adaptée ». Dans cette perspective, l’objectif affiché est de préserver les ressources halieutiques et de rétablir l’équilibre de cet écosystème fragilisé. En outre, le ministère diffusera des communiqués complémentaires au fur et à mesure de l’avancée des investigations.

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L’attente des résultats

Alors que les laboratoires s’activent sur les prélèvements effectués, la question de l’origine du phénomène demeure entière. Pendant ce temps, les populations riveraines, inquiètes, espèrent des réponses rapides. Par conséquent, la transparence des autorités dans cette affaire sera déterminante pour maintenir la confiance du public et guider les actions de protection du plan d’eau. Enfin, tout nouveau développement fera l’objet d’une information immédiate.


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