Burkina Faso : « Une organisation disparaît faute d’anticiper les risques », affirme Moumouni Ouédraogo, comptable professionnel
Dans un contexte où les organisations sont appelées à améliorer leur efficacité face à des défis économiques, sécuritaires et organisationnels croissants, la gestion de la performance occupe une place stratégique. Comptable professionnel agréé est le directeur du cabinet burkinabè Excellence Conseil Expertise (ECE). Il analyse, dans cet entretien accordé à Lefaso.net, les principaux défis auxquels font face les organisations burkinabè et livre les clés pour bâtir des structures plus performantes, plus résilientes et davantage orientées vers les résultats.
Lefaso.net : Présentez-nous votre cabinet, Expertise Conseil Excellence (ECE).
Moumouni Ouédraogo : Vous savez, aujourd’hui, beaucoup d’entreprises disposent de ressources importantes, mais n’arrivent pas pleinement à les transformer en résultats concrets. Notre mission est justement d’aider les institutions publiques, les entreprises et les diverses organisations à améliorer continuellement leur performance grâce à une meilleure gouvernance, une gestion rigoureuse et une utilisation optimale des ressources. Le cabinet Excellence Conseil Expertise (ECE) est un cabinet burkinabè de conseil et de formation spécialisé dans l’amélioration de la performance des organisations. Nous avons aussi une représentation au Canada. Nous accompagnons les administrations publiques, les sociétés d’État, les collectivités territoriales, les projets et programmes de développement ainsi que les entreprises privées dans le renforcement de leur gouvernance et de leur gestion.
Pourquoi la gestion de la performance est-elle devenue un enjeu stratégique pour les entreprises et les administrations ?
Face à un environnement marqué par de fortes contraintes et des attentes plus élevées, la gestion de la performance est devenue un enjeu stratégique pour les entreprises et les administrations.
Pour une entreprise, sa performance ne dépend plus uniquement de sa capacité à produire ou à vendre plus. Elle repose surtout sur sa capacité à créer de la valeur de manière continue, à optimiser l’utilisation des ressources, à maîtriser ses coûts, à garantir un haut niveau de qualité et à s’adapter rapidement aux évolutions du marché afin de préserver la rentabilité et de renforcer la compétitivité. Les organisations qui combinent excellence opérationnelle, innovation et agilité renforcent leur compétitivité, améliorent leur rentabilité et assurent une croissance pérenne malgré un environnement de plus en plus complexe et exigeant.
Pour les administrations publiques, l’enjeu de la performance est particulièrement crucial puisqu’elles gèrent des ressources qui appartiennent à l’ensemble de la population. Elles ont la responsabilité d’assurer une utilisation optimale des fonds publics tout en répondant efficacement aux besoins des populations. Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires croissantes et des attentes toujours plus élevées, les administrations sont appelées à offrir des services publics plus efficaces, plus accessibles et de meilleure qualité. Les populations exigent également davantage de transparence quant à l’utilisation des ressources et aux résultats obtenus. Cette réalité pousse les organismes publics à moderniser leurs pratiques, à améliorer continuellement leurs processus et à renforcer leur reddition de comptes afin d’accroître la confiance du public et de maximiser les retombées positives pour la société.
Dans un pays comme le Burkina Faso, où les besoins de développement sont immenses et où les ressources financières doivent être utilisées avec beaucoup de rigueur, la gestion de la performance permet de répondre à une question essentielle : comment obtenir le maximum d’impact avec les ressources disponibles ?
Elle aide les dirigeants à mieux définir leurs priorités, à suivre les résultats, à identifier les difficultés et à prendre des décisions basées sur des données fiables plutôt que sur des perceptions.
Pour terminer,
il faut noter que la performance est devenue un enjeu stratégique parce qu’une entreprise ou une administration qui ne mesure pas ses résultats, qui n’apprend pas de ses écarts et qui n’améliore pas continuellement ses pratiques risque de perdre en efficacité, en crédibilité et en compétitivité.
Quelles sont les erreurs les plus fréquentes que vous observez dans le pilotage de la performance des organisations ?
En tant que consultant en gestion de la performance, j’observe que les erreurs les plus fréquentes dans le pilotage de la performance proviennent davantage de problèmes de gouvernance, de méthode et de culture organisationnelle.
La première erreur consiste à ne pas définir clairement les objectifs à atteindre. De nombreuses entreprises et administrations disposent d’une vision ou d’un plan stratégique, mais les objectifs restent trop généraux et difficilement mesurables. Lorsqu’il n’existe pas de cibles précises, il devient impossible d’évaluer objectivement les résultats et de mobiliser les équipes autour d’une direction commune.
Une entreprise qui souhaite « augmenter ses ventes » sans préciser les marchés à conquérir, les segments de clientèle à cibler ou les résultats attendus peine à mobiliser ses équipes autour d’une direction commune. De la même manière, une administration publique qui ambitionne d’améliorer les services aux populations sans fixer de cibles précises en matière de délais de traitement, de couverture territoriale ou de satisfaction des usagers aura des difficultés à évaluer les progrès accomplis. Dans les deux cas, l’absence d’une vision traduite en objectifs mesurables limite considérablement la capacité de pilotage et de prise de décision.
Une deuxième faiblesse fréquemment observée concerne la mesure de la performance. De nombreuses organisations suivent leurs activités sans réellement mesurer leurs résultats ou leurs impacts. Prenons l’exemple d’une entreprise de BTP. Dire que l’on veut maîtriser les coûts ne suffit pas. Il faut fixer des objectifs précis : quel est le coût prévu pour chaque chantier ? Quel niveau de dépassement est acceptable ? Comment réduire les pertes de matériaux, les retards ou les dépenses imprévues ? Ce sont ces indicateurs qui permettent de mesurer l’efficacité de la gestion des coûts et d’améliorer la rentabilité de l’entreprise. Dans le secteur public, respecter le budget est nécessaire, mais insuffisant pour évaluer la performance. Dans un centre de santé, il est essentiel de connaître le coût réel des services, tels qu’une journée d’hospitalisation, une intervention chirurgicale ou un examen de laboratoire. Cette analyse permet d’optimiser l’utilisation des ressources, de réduire les gaspillages et d’améliorer à la fois l’efficience financière et la qualité des soins offerts aux citoyens.
À cela s’ajoute le manque de suivi régulier des indicateurs. Les tableaux de bord sont souvent produits à des fins de reporting, mais peu utilisés comme de véritables outils d’aide à la décision pour permettre de corriger rapidement les écarts et d’ajuster les actions en cours d’exécution. De plus ces tableaux de bord sont parfois produits pour répondre à une obligation administrative plutôt que pour soutenir les décisions. Un bon outil de performance ne doit pas servir à constater les écarts en fin d’année ou d’une période donnée ; il doit permettre d’agir rapidement pour mettre en place des actions correctives.
De plus, la qualité et l’exploitation des données demeurent un enjeu majeur dans de nombreuses organisations. Les données sont parfois incomplètes, peu fiables ou produites avec retard, ce qui réduit leur utilité pour la prise de décision. Or, qu’il s’agisse d’une banque, d’une entreprise privée, d’une collectivité territoriale ou d’un ministère, etc., les décisions les plus pertinentes sont celles qui reposent sur des informations crédibles et actualisées.
Nous constatons également que la performance est encore trop souvent considérée comme une responsabilité exclusive des dirigeants ou des services de planification. Pourtant, les entreprises et administrations qui obtiennent les meilleurs résultats sont celles où chaque employé, chaque gestionnaire, comprend clairement sa contribution aux objectifs collectifs. En réalité, la performance ne repose pas uniquement sur des indicateurs ou des outils de gestion ; elle est avant tout le résultat d’une vision partagée, d’un leadership engagé, d’une forte culture de responsabilisation et d’une mobilisation de l’ensemble des acteurs autour des résultats à atteindre.
Quels sont les indicateurs qui permettent réellement de mesurer la performance d’une organisation ?
Il n’existe pas d’indicateurs universels de performance. Les indicateurs doivent être alignés sur la mission et les objectifs de chaque entreprise ou administration. Les meilleurs indicateurs de performance sont ceux qui permettent d’évaluer non seulement ce qui a été réalisé, mais aussi la manière dont les résultats ont été obtenus et les effets qu’ils ont produits. En pratique, ils doivent permettre de répondre à quatre questions fondamentales : Avons-nous atteint les objectifs fixés ? Avons-nous utilisé nos ressources de façon efficiente ? Les usagers, clients ou bénéficiaires sont-ils satisfaits des services rendus ou des produits ? Et quel est l’impact réel de nos actions sur les résultats attendus ?
En pratique, cela repose sur cinq grandes familles d’indicateurs : l’efficacité, l’efficience, la qualité, la performance financière et l’impact. Ensemble, ces indicateurs offrent une vision complète de la performance et permettent aux dirigeants de prendre de meilleures décisions au bénéfice de la population, des clients et de l’organisation elle-même.
Quel rôle jouent le contrôle interne et la gestion des risques dans la performance globale d’une organisation ?
Rarement, une organisation disparaît pour manque d’idées ou de vision, mais elle disparaît le plus souvent parce qu’elle n’a pas vu venir les risques qui menaçaient sa performance.
C’est pourquoi le contrôle interne et la gestion des risques sont aujourd’hui bien plus que des fonctions de surveillance : ce sont de véritables moteurs de performance. Ils permettent de détecter les vulnérabilités avant qu’elles ne deviennent des crises, de prévenir les pertes financières, de réduire les fraudes et de garantir une utilisation optimale des ressources. En d’autres termes, ils donnent aux dirigeants les moyens de piloter leur entreprise ou administration avec confiance et sérénité : ce sont des leviers stratégiques qui renforcent la gouvernance, la transparence et la confiance, tout en assurant une performance durable au bénéfice des clients, des populations, des partenaires et des investisseurs.
Peut-on améliorer la performance d’une organisation sans investir dans les ressources humaines ?
La réponse est claire : non, pas durablement. Aucune stratégie, aussi brillante soit-elle, aucun investissement, aussi important soit-il, ne peut produire des résultats durables sans des équipes compétentes, engagées et motivées. Investir dans les ressources humaines ne consiste pas uniquement à former le personnel. Il s’agit également de développer les talents, renforcer le leadership, valoriser les performances et créer un environnement de travail propice à l’innovation, à la responsabilisation et à l’excellence. Les organisations qui réussissent sont celles qui placent l’humain au cœur de leur stratégie et qui considèrent leurs collaborateurs non comme une charge, mais comme leur principal moteur de création de valeur.
Comment instaurer une véritable culture de résultats au sein d’une entreprise ou d’une administration ?
Une culture de résultats ne s’impose pas par des directives ; elle se construit par les comportements, les pratiques de gestion et l’engagement collectif.
Pour qu’une organisation soit véritablement performante, chacun doit savoir où elle va, quels résultats elle vise et comment son travail contribue à leur réalisation. Cela suppose des objectifs clairs, des indicateurs pertinents et un suivi régulier permettant de transformer l’information en décisions et les décisions en résultats. Mais la culture de résultats va bien au-delà des tableaux de bord. Elle repose sur un leadership exemplaire, la responsabilisation des équipes, la reconnaissance de la performance et l’amélioration continue. Les organisations qui réussissent sont celles où chaque collaborateur, du dirigeant à l’agent de terrain, se sent responsable des résultats et de la valeur créée.
Aussi, il faut savoir qu’une culture de résultats ne consiste pas à demander plus aux équipes ; elle consiste à donner à chacun une direction claire, les moyens d’agir et la responsabilité de contribuer aux résultats. Lorsque les collaborateurs comprennent le sens de leur action, disposent des ressources adéquates et sont responsabilisés sur leurs engagements, la performance devient une dynamique naturelle plutôt qu’une contrainte imposée.
Quels sont aujourd’hui les principaux défis auxquels font face les entreprises burkinabè en matière de performance ?
Les entreprises burkinabè évoluent aujourd’hui dans un environnement où la performance est devenue un impératif stratégique. Elles doivent faire face simultanément à plusieurs défis majeurs : la hausse des coûts de production, les contraintes logistiques, l’accès au financement, la pression concurrentielle, les enjeux sécuritaires et l’accélération de la transformation numérique. Dans ce contexte, maintenir sa rentabilité tout en préservant sa compétitivité devient un exercice de plus en plus complexe.
Au-delà de ces contraintes externes, les entreprises sont également confrontées à des défis internes liés à la productivité, à la maîtrise des coûts, au développement des compétences et à la gestion des risques. Celles qui réussissent aujourd’hui sont celles qui adoptent une véritable démarche de gestion de la performance, fondée sur des objectifs clairs, des indicateurs pertinents, des tableaux de bord, une utilisation efficiente des ressources et une culture d’amélioration continue.
Il convient de souligner que de nombreuses entreprises peinent à assurer leur pérennité au-delà de la présence de leur fondateur. Même certaines entreprises autrefois prospères et reconnues n’ont pas réussi à maintenir leur dynamique de croissance après le départ de leurs promoteurs.
Dans certains secteurs tels que l’agriculture et l’élevage, nous constatons que plusieurs promoteurs investissent massivement dans la création de fermes ou d’exploitations agro-pastorales, avant d’abandonner leurs activités quelques années plus tard. Les principales causes sont souvent liées à une maîtrise insuffisante des coûts, à l’absence d’outils de pilotage efficaces ou encore à un dispositif de suivi et de contrôle insuffisamment structuré.
Aujourd’hui, dans un contexte marqué par une forte volonté des autorités de promouvoir l’industrialisation, l’agrobusiness, le secteur minier et l’entrepreneuriat en général, les promoteurs doivent impérativement se doter de véritables leviers de gestion de la performance. L’enjeu est de construire des entreprises résilientes, capables de croître durablement, de traverser les générations et de créer de la valeur sur le long terme.
Quels secteurs ont, selon vous, le plus besoin d’un accompagnement en gestion de la performance ?
La réalité est simple : aujourd’hui, aucune organisation ne peut durablement réussir sans une gestion rigoureuse de sa performance. Qu’il s’agisse d’une administration publique, d’une entreprise privée ou société d’État, d’une ONG ou d’une collectivité territoriale, toutes sont confrontées à la même exigence : obtenir davantage de résultats avec des ressources souvent limitées.
Certains secteurs sont toutefois particulièrement concernés au Burkina Faso. C’est le cas des administrations publiques, qui doivent améliorer la qualité des services rendus aux citoyens, mais aussi des entreprises des secteurs des BTP, des mines, de l’agro-industrie et des services, qui cherchent à accroître leur compétitivité, leur rentabilité et leur résilience. Les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et de l’action humanitaire sont également confrontés à un défi majeur : maximiser l’impact des ressources mobilisées au bénéfice des populations.
Les collectivités territoriales, les sociétés d’État, les ONG et les projets de développement ont, eux aussi, besoin de renforcer le pilotage de leurs résultats, la maîtrise de leurs risques et leur redevabilité envers les populations, les partenaires et les bailleurs de fonds.
Au fond, la question n’est plus de savoir quelles organisations ont besoin de gestion de la performance, mais quelles organisations peuvent encore s’en passer. Dans un environnement de plus en plus exigeant, la gestion de la performance n’est plus un luxe : elle est devenue une condition essentielle de bonne gouvernance, d’efficacité et de création durable de valeur.
Quels sont les projets ou les ambitions d’ECE pour les années à venir ?
Notre ambition est de faire d’Excellence Conseil Expertise (ECE) un acteur de référence en Afrique de l’Ouest dans les domaines de la gestion de la performance, de la gouvernance, du contrôle interne, de la gestion des risques et de la transformation des organisations. Dans un environnement où les exigences d’efficacité, de transparence et de création de valeur sont de plus en plus fortes, nous souhaitons accompagner davantage les administrations publiques, les entreprises privées, les sociétés d’État, les collectivités territoriales ainsi que les projets et programmes de développement afin de les aider à améliorer durablement leurs résultats.
Nous ambitionnons également de renforcer nos activités de formation et de développement des compétences au profit des dirigeants, des cadres et des professionnels, convaincus que la performance durable repose avant tout sur la qualité du capital humain. Par ailleurs, nous entendons intégrer davantage les outils numériques, l’analyse des données, les tableaux de bord de pilotage et les solutions innovantes d’aide à la décision dans nos missions d’accompagnement.
Par ailleurs, en collaboration avec des ingénieurs en informatique, nous travaillons au développement d’applications de gestion innovantes, spécialement conçues pour répondre aux besoins spécifiques des Petites et moyennes entreprises (PME). Ces solutions permettront aux dirigeants de disposer d’outils adaptés pour le pilotage de leurs activités, le suivi de leur performance et la prise de décisions éclairées. En parallèle, nous développons une offre de formations certifiantes en gestion de la performance visant à former des analystes et des professionnels hautement qualifiés, capables d’accompagner efficacement les entreprises et les administrations dans la mise en place de systèmes de pilotage performants, l’analyse stratégique des données et l’amélioration continue de leurs résultats. Notre ambition est de contribuer au renforcement des capacités managériales des entreprises en combinant technologies, expertise et développement des compétences pour une croissance durable et une meilleure compétitivité.
À moyen terme, notre objectif est d’étendre nos interventions à l’ensemble de l’espace UEMOA et de contribuer activement à l’émergence d’une véritable culture de la performance, de la responsabilité et de la redevabilité au sein des entreprises et administrations africaines. Au-delà du conseil, nous voulons être un partenaire de transformation capable d’aider les entreprises à accroître leur impact, à renforcer leur résilience et à créer durablement de la valeur au service du développement économique et social de l’Afrique.
Notre conviction est simple : l’avenir des entreprises et administrations africaines dépendra de leur capacité à transformer leurs ressources en résultats mesurables, et ECE entend être un acteur majeur de cette transformation au Burkina Faso.
Si vous deviez convaincre en une minute un chef d’entreprise ou un responsable d’administration de mettre en place une démarche de gestion de la performance, quel serait votre principal argument ?
Mon principal message aux dirigeants est simple : ce qui ne se mesure pas ne se pilote pas efficacement. Dans un environnement où les ressources sont limitées et où les attentes des clients, des citoyens, des partenaires et des investisseurs sont de plus en plus élevées, aucune organisation ne peut se permettre de gérer ses activités à l’intuition ou sur la seule base de l’expérience. La gestion de la performance permet de savoir précisément où l’on va, quels résultats sont obtenus et quelles actions doivent être ajustées pour atteindre les objectifs fixés.
Pour une entreprise, cela se traduit par une meilleure maîtrise des coûts, une productivité accrue, une compétitivité renforcée et une rentabilité durable. Pour une administration publique, cela signifie des services de meilleure qualité, une utilisation plus efficace des ressources publiques, davantage de transparence et un impact plus important au bénéfice des citoyens.
La gestion de la performance n’est donc pas une contrainte administrative supplémentaire ; c’est un véritable outil de pilotage stratégique.
Interview réalisée par Serge Ika Ki
Lefaso.net
Les légendes
1. Une
2. Pour Moumouni Ouédraogo, les organisations les plus performantes sont celles qui transforment leurs ressources en résultats concrets
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