Conseil municipal de Saint-Paul-lès-Dax : « Il faudra bien qu’un jour, quelqu’un siffle la fin de la récré et que l’on avance »
Quatre heures de débat ardu, sans pause fraîcheur. La délibération n°6, dite autorisation de programme et crédits de paiement (AP/CP) a été la pierre d’achoppement de la soirée. Désaccord notamment sur le projet Toumalin (total cumulé de presque 10 millions d’euros), sur la vidéoprotection à 360 000 euros, soit 60 000 euros par an sur la mandature, et sur le chauffage et la climatisation…
Quatre heures de débat ardu, sans pause fraîcheur. La délibération n°6, dite autorisation de programme et crédits de paiement (AP/CP) a été la pierre d’achoppement de la soirée. Désaccord notamment sur le projet Toumalin (total cumulé de presque 10 millions d’euros), sur la vidéoprotection à 360 000 euros, soit 60 000 euros par an sur la mandature, et sur le chauffage et la climatisation des équipements publics. Deux dossiers emblématiques du programme électoral de la majorité.
« Vous avez perdu les élections 59 fois. Alors arrêtez. C’est nous qui allons payer vos erreurs. C’est écœurant »
Sur le futur gymnase, Catherine Raba a mis en exergue « une hausse de 26 % de la facture globale ». « Vous n’aimez par Toumalin, réagit Julien Bazus, pourtant vous avez validé toutes les étapes et vous soutenez la construction d’une salle de spectacle à Dax, c’est paradoxal. » Cinglant retour de la maire : « Avec vous, on n’est jamais déçu. Vous faites beaucoup de discours, mais peu de réalisations. La salle de spectacle coûtera 9 euros par habitant, à Toumalin on est à 12 euros par habitant. La différence entre vous et nous, c’est que nous sommes soucieux de l’argent public. Votre plan de financement était insincère, avec des subventions qui ne dépasseront pas les 15 %. Vous n’avez plus de crédibilité. » Manifestement agacé par autant de heurts, Thierry Berthelier se tourne vers l’ancien maire et lui lance : « Vous avez perdu les élections 59 fois. Alors arrêtez. C’est nous qui allons payer vos erreurs. C’est écœurant. »
« Vous mentez »
Les invectives les plus utilisées ont tourné autour de l’idée de mensonge : « Vous mentez aux gens en permanence. Vous dévoyez la réalité. Vous n’avez rien fait. Vous faites de la démagogie en permanence. C’est pour cela que vous êtes à votre place et moi à la mienne », darde Catherine Raba. « C’est une caricature. Vous racontez n’importe quoi. Vous polémiquez sans cesse. Vous reprenez tous les dossiers que nous avons fait avancer en les critiquant à des fins politiques », réfute Julien Bazus.
« Comme d’habitude vous refaites le match. On a bossé contre vents et marées pour créer ce pôle de santé »
Les désaccords s’enchaînent. Sur la délinquance qui, chiffres à l’appui, monte pour les uns et descend pour les autres. Sur la tenue des commissions – aucune pour les uns, 19 pour les autres. Sur la nécessité, ou pas, d’un parking avec ombrières photovoltaïques à la mairie. Et coup de pied de l’âne, l’ordre du jour épuisé, Aurélie Larrivière explique les difficultés qu’elle a rencontrées avec le pôle santé – « pas un pôle santé, une opération immobilière » – « où les locataires se sont retrouvés sans eau, sans électricité et sans meuble dans la salle d’attente ». « Comme d’habitude, vous refaites le match. On a bossé contre vents et marées pour créer ce pôle de santé, qui correspond à une attente des habitants. Pourquoi polémiquer sur ce sujet ? C’est de la récupération politique », proteste l’ancien maire. « Il faudra bien qu’un jour quelqu’un siffle la fin de la récré et que l’on avance », ironise un sage découvrant les affres de la vie municipale.
En comparaison, les échanges entre Hélène Deyris et Dominique Romain sur le budget supplémentaire, « contraint, pour remettre les compteurs à zéro et commencer à développer notre programme », font figure d’échanges à fleurets mouchetés, et le rapport du Joa casino par le délégataire, d’un long fleuve tranquille, avec « une année record tant en termes de chiffre d’affaires qu’en termes de résultat d’exploitation et de contribution reversée à la commune. » Un peu plus d’1 million d’euros.
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