Côte d’Ivoire. Les partenaires internationaux s’engagent à financer le Plan national de développement à hauteur de 80 milliards de dollars

La Côte d’Ivoire a obtenu des investissements publics internationaux quatre fois plus élevés qu’espéré pour financer son Plan national de développement (PND) d’ici 2030, a annoncé le ministre du Plan à la presse jeudi 9 juillet.

Un événement réunissait à Abidjan mercredi 8 et jeudi 9 juillet des membres du gouvernement et des centaines d’investisseurs publics et privés pour financer le PND qui comprend notamment des mesures sécuritaires, la modernisation de l’agriculture (20% du PIB), la création et l’accompagnement d’importantes entreprises pour en faire des « champions nationaux » et des infrastructures routières, dont un TGV.

La Côte d’Ivoire recherchait un « financement public estimé à environ 20 milliards de dollars », finalement, « les partenaires au développement se sont
engagés à accompagner la Côte d’Ivoire pour plus de 80 milliards de dollars, donc quatre fois le montant que nous sollicitons », a déclaré le ministre
Souleymane Diarrassouba en marge de l’événement.

Le montant total du financement du PND est estimé à 209 milliards de dollars

Il s’agit notamment de bailleurs de fonds internationaux comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne. « Cela montre que tous nos indicateurs sont quasiment au vert », a-t-il dit, rappelant attendre « plus de 70% » des financements du secteur privé, soit plus de 147 milliards de dollars.

Le montant total du financement du PND est estimé à 209 milliards de dollars, auquel l’Etat ivoirien participe également. La Côte d’Ivoire avait déjà montré son attractivité en février lors d’une levée de fonds de 1,3 milliard de dollars sur les marchés internationaux, à un taux d’intérêt particulièrement favorable pour un pays émergent.

Plus tard, fin juin, le FMI avait annoncé pouvoir décaisser près de 833 millions de dollars en faveur de ce pays dans le cadre de plusieurs programmes
d’aide. Il avait salué une économie « résiliente », s’attendant toutefois à un ralentissement de la croissance à 6% en 2026 contre 6,5% en 2025, et à une
augmentation de l’inflation qui devrait s’établir à environ 3,3% cette année.

Par ailleurs, le pays est toujours inscrit sur la liste grise du Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (Gafi). L’économie ivoirienne, historiquement centrée sur l’agriculture, tente de se diversifier depuis plusieurs années, notamment avec des découvertes minières, gazière et pétrolière.

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