“Mikel Merino a un don”, assure El Mundo. “Lequel ? Nul ne peut le dire. Lui, en tout cas, le sait. Ainsi que Luis de la Fuente, qui l’aurait amené [au Mondial] avec les deux jambes dans le plâtre s’il avait fallu. Mikel Merino a un don, un point c’est tout, car il est entré sur le terrain à cinq minutes de la fin et a marqué le but qui a envoyé l’Espagne directement en demi-finales de la Coupe du monde”.
L’Espagnol avait déjà fait le coup face au Portugal en huitième de finale, en entrant à la 85e minute et marquant à la 91e le but libérateur. Il était aussi l’auteur du but qui avait éliminé l’Allemagne en quart de finale de l’Euro 2024, en marquant à la 119e minute, juste avait la fin des prolongations.
Un match « hypnothique et déconcertant »
Le “super-héros” navarrais, comme le qualifie Marca, a donc offert à l’Espagne, dans l’enceinte ultramoderne du SoFi Stadium de Los Angeles, la deuxième demi-finale de son histoire en Coupe du monde. La rencontre n’était pourtant pas gagnée d’avance, car en face, la Belgique “avait bâti une structure très serrée” et “verrouillé le terrain comme une autoroute de Los Angeles aux heures de pointe”, note El País.
Un match “à la fois hypnotique et déconcertant”, avec une Espagne “plus rapide que jamais”, mais où on avait parfois “l’impression qu’il ne se passait rien”, ajoute le titre madrilène. Jusqu’à ce que Fabián Ruiz ouvre finalement le score à la 30e minute, et que les Diables rouges égalisent à la 41e grâce à une tête de Charles De Ketelaere.
Délivrée par le sorcier Merino, la Roja se prépare désormais à affronter la France, le 14 juillet à Dallas, pour ce qui se profile déjà comme “une finale avant l’heure”, observe La Vanguardia.
« Beaucoup de doutes »
Mais l’Espagne, “bien loin du football flamboyant qui lui a valu le titre européen”, n’aura pas la partie facile face aux hommes de Didier Deschamps et aborde cette demi-finale avec “beaucoup de doutes et peu de certitudes”, avertit El Periódico. “Elle souffre de sérieux problèmes offensifs, avec un Lamine anxieux, un Pedri méconnaissable et une attaque où seul Dani Olmo se montre véritablement décisif”.
Pour le quotidien catalan, qui qualifie de “calvaire” le match contre la Belgique, le salut viendra peut-être de l’entraîneur Luis de la Fuente, dont “l’approche tactique” s’est avérée “salvatrice”, vendredi à Los Angeles. Car avec une composition d’équipe surprenante – notamment sans Pedri, jusqu’ici indéboulonnable – il a offert “des solutions qui dynamisent la compétitivité d’une équipe où Merino, Fabián et Ferran se révèlent des héros inattendus”.
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