Crise du BTP : face aux dettes des collectivités, une table ronde organisée pour trouver des solutions
Des travaux à l’étude. Comment venir en aide au secteur du BTP, actuellement en pleine crise en Guadeloupe ? C’est l’objet d’une table ronde organisée ce jeudi matin à la Résidence départementale du Gosier.
À l’initiative du Département, cet événement a réuni les acteurs du BTP, les représentants de collectivités et les services de l’État, face à l’urgence des difficultés rencontrées par les entreprises du secteur notamment les retards de paiement des collectivités et les charges fiscales et sociales élevées. Les collectivités doivent actuellement 180 millions d’euros à ces entreprises.
Des pistes de préfinancement
Plusieurs pistes de solutions ont été évoquées, comme l’explique Guy Losbar, président du Conseil départemental :
Nous avions convenu de créer un comité permanent sur ces problèmes de paiement. Il va y avoir dans les 15 jours un CTAP où l’ensemble des communes des EPCI seront conviées pour voir comment on peut accélérer ces délais de paiement, même si la DRFIP [Direction régionale des finances publiques] a constaté qu’il y a une forte amélioration actuellement au niveau de la Guadeloupe. Un autre élément également, c’est pour les travaux, voir quelles méthodes de préfinancement que nous pourrons avoir de manière à ce qu’il n’y ait pas de rupture de paiement lorsque des travaux sont entamés.
Victor Vénutolo, président de la confédération des petites et moyennes entreprises, était également présent. Il salue l’initiative de cette table ronde, tout en demandant aux collectivités de régler rapidement leurs dettes :
180 millions d’euros ne sont pas payés par les collectivités aux entreprises de Guadeloupe. Et on commence encore à réfléchir, à savoir qu’est-ce qu’on va faire, comment on va faire des plans? Mais messieurs, vous êtes tous des chefs d’entreprises. Si vous dépensez 180 millions d’euros et que vous ne pouvez pas les payer, l’État vous met en redressement. Immédiatement, vous avez une saisie d’huissier. Mais les collectivités ne sont pas saisies. Et donc, nous, on dit : ça suffit. Les collectivités doivent payer.
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