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Désiré Doué bien parti pour être titulaire avec la France face à l’Espagne en demi-finales de la Coupe du monde

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Sécheresse : la France sous surveillance – franceinfo https://french.hcntimes.com/secheresse-la-france-sous-surveillance-franceinfo/ https://french.hcntimes.com/secheresse-la-france-sous-surveillance-franceinfo/#respond Mon, 13 Jul 2026 19:57:00 +0000 https://french.hcntimes.com/secheresse-la-france-sous-surveillance-franceinfo/ Sécheresse : la France sous surveillance – franceinfo

98 départements sont sous surveillance pour la sécheresse, il s’agit d’un record depuis 2013. Y a-t-il déjà un impact sur les habitants ? Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. La Loire transformée par la sécheresse en filet d’eau de […]

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Sécheresse : la France sous surveillance – franceinfo

98 départements sont sous surveillance pour la sécheresse, il s’agit d’un record depuis 2013. Y a-t-il déjà un impact sur les habitants ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

La Loire transformée par la sécheresse en filet d’eau de quelques mètres de large. Presque à sec par endroits, ce bras du fleuve subit de plein fouet le manque de pluie. Une situation inédite pour Jean-Paul Huet, le maire de Loireauxence (Loire-Atlantique). Jamais il n’avait observé un tel niveau aussitôt dans l’année. « On a un bon mois d’avance sur la sécheresse de la Loire ».

Sa commune puise son eau potable dans le bras principal de la Loire à quelques mètres de là. Ici, le niveau du fleuve est encore correct, mais la baisse s’accélère de jour en jour : « On a constaté quand même depuis vendredi, c’est-à-dire en trois jours, une baisse significative de 5 cm du niveau. Ça donne beaucoup d’inquiétude pour le reste de l’été, puisqu’on a un fort risque de se retrouver en restriction », ajoute-t-il.

Dans la région, il y a quelques mois, la Loire était pourtant à un niveau record, en crue, gonflée par les pluies exceptionnelles de l’hiver. Depuis, la baisse ne cesse de s’accentuer, avec par endroits des niveaux déjà plus faibles qu’en août l’année dernière. Une situation qui a forcé des pêcheurs à faire plusieurs kilomètres sur leur barque pour enfin trouver suffisamment de fond. « On a un mètre cinquante, on va dire deux mètres vraiment au plus profond. On ne peut absolument pas pêcher, il y a trop d’herbes, il y a trop de cyanobactéries et de l’herbe filamenteuse ».

En l’absence de pluie, de nombreux cours d’eau sont aujourd’hui sous surveillance, voire complètement à sec. Comme la Dive dans les Deux-Sèvres, ou une portion du Doubs, transformée en canyon poussiéreux. Un quart des petits cours d’eau sont ainsi asséchés, du jamais vu en France depuis 2012.


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Une quatrième canicule déjà prévue en France ? Les signaux sont déjà là 13/07/2026 https://french.hcntimes.com/une-quatrieme-canicule-deja-prevue-en-france-les-signaux-sont-deja-la-13-07-2026/ https://french.hcntimes.com/une-quatrieme-canicule-deja-prevue-en-france-les-signaux-sont-deja-la-13-07-2026/#respond Mon, 13 Jul 2026 17:57:00 +0000 https://french.hcntimes.com/une-quatrieme-canicule-deja-prevue-en-france-les-signaux-sont-deja-la-13-07-2026/ Une quatrième canicule déjà prévue en France ? Les signaux sont déjà là 13/07/2026

Si la troisième vague de chaleur de l’été devrait prendre fin cette semaine sur la majorité des régions françaises, est-il possible qu’une quatrième vague de chaleur menace déjà notre pays ?   Déjà trois vagues de chaleur depuis mai   La saison chaude avait commencé sur les chapeaux de roue en France. En effet, dès la […]

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Une quatrième canicule déjà prévue en France ? Les signaux sont déjà là 13/07/2026

Si la troisième vague de chaleur de l’été devrait prendre fin cette semaine sur la majorité des régions françaises, est-il possible qu’une quatrième vague de chaleur menace déjà notre pays ?

 

Déjà trois vagues de chaleur depuis mai

 

La saison chaude avait commencé sur les chapeaux de roue en France. En effet, dès la fin du mois de mai, une première canicule exceptionnellement précoce et intense avait concerné la France, apportant une pluie de records de chaleur à travers le pays et des températures inédites en cette période de l’année sur de nombreuses régions.

 

Après un court répit, celle-ci fut très vite suivie par une nouvelle période caniculaire particulièrement marquée sur notre pays durant la dernière décade de juin, avec là encore de très nombreux records de chaleur sur la majorité du pays.

 

Alors que l’été calendaire venait à peine de commencer, la France avait donc déjà subit deux périodes caniculaires exceptionnelles en entamant le mois de juillet, mois de juillet qui allait d’ailleurs continuer dans cette lancée anormalement chaude avec la survenue d’une troisième période caniculaire avant la fin de la première décade, période caniculaire qui atteint d’ailleurs un pic en ce début de semaine.

Évolution de l’indicateur thermique national depuis le mois de mai 2026 – Via infoclimat.fr

 

En seulement un mois et demi, ce sont donc trois canicules qui se sont succédées sur notre pays alors même que nous n’avons même pas atteint la mi-juillet. Une récurrence inédite en France.

 

Depuis le mois de mai, des situations particulièrement propices à ces périodes de chaleur intense semblent en effet se succéder sur notre pays avec une période de retour particulièrement courte. Si des différences sont observées à chaque période caniculaire, on note tout de même des similitudes particulièrement frappantes entre ces trois périodes exceptionnellement chaudes.

 

D’une part, on retrouve ces hautes pressions récurrentes entre le nord-ouest de l’Europe, plutôt autour des îles britanniques, et la France permettant de maintenir un temps majoritairement sec et ensoleillé sur notre pays et de « bloquer » la situation sur l’ouest du continent européen.

 

D’autre part, on retrouve également ces zones dépressionnaires plus ou moins imposantes entre les Açores et les abords de la péninsule ibérique, servant de « pompe à chaleur » et permettant de faire basculer le flux au sud/sud-ouest en altitude sur notre pays et donc de faire remonter une masse d’air particulièrement chaude du nord-ouest de l’Afrique vers la France.

Comparaison des situations ayant engendré les trois canicules de ces dernières semaines – Via meteociel

 

Une véritable récurrence semble donc s’être mise en place cet été sur l’ouest de l’Europe et la France avec une succession impressionnante de situations favorables à de la chaleur intense sur notre pays, ce qui explique d’ailleurs pourquoi les mêmes régions, et notamment l’ouest et une partie du nord de la France, sont particulièrement touchées à chaque fois.

 

Ainsi, sauf changement synoptique majeur, il est statistiquement probable que ce type de situation se rencontre à nouveau une ou plusieurs fois cet été, reste maintenant à savoir quand.

 

 

Une nouvelle canicule déjà prévue ?

 

Alors que la canicule de cette première quinzaine de juillet prendra fin dans les prochains jours avec l’arrivée d’une goutte froide apportant un air plus océanique sur notre pays. Si les températures ne redeviendront pas fraîches pour autant, celles-ci devraient ainsi retrouver des niveaux plus raisonnables sur la majorité du pays d’ici le week-end.

Malheureusement, ce retour de températures au moins de saison pourrait rester très temporaire. Les signaux du retour d’une chaleur plus intense sont de nouveau présents en France dès la semaine prochaine.

En effet, une situation similaire aux précédentes canicules pourrait à nouveau se mettre en place sur l’ouest de l’Europe, à savoir un anticyclone venant de nouveau s’ancrer autour des îles britanniques et une énième goutte froide s’isolant entre les Açores et la péninsule ibérique. Comme lors des précédentes canicules, cette situation favoriserait de nouveau la remontée d’air très chaud vers la France, le tout sous un temps majoritairement sec et ensoleillé.

Le modèle européen ECMWF envisage par exemple une nouvelle remontée d’air très chaud vers l’ouest de la France dès le milieu de semaine prochaine, tandis que l’est du pays conserverait des températures bien moins chaudes sous l’influence d’un flux de nord-est. Si cette situation ne serait pas favorable à une nouvelle canicule généralisée et marquée, le moindre décalage vers l’ouest changerait la donne.

 

Nouvelle situation caniculaire sur la France pour la semaine du 20 au 26 juillet 2026 – Modèle ECMWF via WX CHARTS

 

Pour le modèle américain GFS, les températures resteraient plus raisonnables dans un premier temps, les centres d’action se retrouvant plus à l’ouest que sur son compère américain. Néanmoins, un regain de chaleur bien plus net pourrait de nouveau être observé à la fin du mois.

Un retour possiblement plus tardif de la chaleur selon le modèle américain GFS – Via WX CHARTS

 

Il est de toute façon difficile d’être plus précis à une telle échéance mais il est également inquiétant de voir que la situation n’évoluera pas vraiment à grande échelle dans les prochaines semaines.

Les éléments ayant favorisé la survenue des précédentes canicules sont en effet toujours présents entre l’Atlantique et l’ouest de l’Europe et les signaux sont déjà là pour la survenue d’une quatrième vague de chaleur/canicule durant la seconde quinzaine de juillet 2026. Il conviendra donc de suivre attentivement l’évolution des prévisions dans les prochains jours.

 

 

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Auteur : Tristan Bergen

 

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France : 25 000 hectares de forêt ont déjà brûlé https://french.hcntimes.com/france-25-000-hectares-de-foret-ont-deja-brule/ https://french.hcntimes.com/france-25-000-hectares-de-foret-ont-deja-brule/#respond Mon, 13 Jul 2026 16:31:00 +0000 https://french.hcntimes.com/france-25-000-hectares-de-foret-ont-deja-brule/ France : 25 000 hectares de forêt ont déjà brûlé

La forêt de Fontainebleau est ravagée par les flammes depuis hier. Près de 800 hectares ont déjà brûlé, soit environ 5 % du massif. Les pompiers pourraient encore lutter contre l’incendie pendant plusieurs semaines, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Ce sinistre est loin d’être un cas isolé alors que la saison des feux […]

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France : 25 000 hectares de forêt ont déjà brûlé

La forêt de Fontainebleau est ravagée par les flammes depuis hier. Près de 800 hectares ont déjà brûlé, soit environ 5 % du massif. Les pompiers pourraient encore lutter contre l’incendie pendant plusieurs semaines, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Ce sinistre est loin d’être un cas isolé alors que la saison des feux a un mois d’avance. Depuis le début de l’année 2026, près de 25 000 hectares sont partis en fumée en France métropolitaine, notamment dans les Pyrénées-Orientales (4 900 hectares parcourus), la Drôme (3 700) et l’Indre (900).

Au total, plus de 8 000 départs de feu ont été recensés depuis le 1er janvier, a indiqué le directeur général de la Sécurité civile, Julien Marion, à l’issue d’une cellule interministérielle de crise. « C’est à peu près le double de ce qui était mesuré l’année dernière à la même date », a-t-il précisé devant la presse.

Cette précocité s’explique par une combinaison de facteurs climatiques particulièrement favorables aux incendies : sécheresse persistante, fortes chaleurs, vents soutenus et faible humidité. Autant de conditions réunies après un printemps historiquement trop chaud, qui ont avancé d’environ un mois le début de la saison des feux.

De plus, la France est à la traîne en termes de matériel. La France dispose seulement de 10 Canadairs fonctionnels, contre 21 pour l’Espagne et 18 pour l’Italie. Encore plus préoccupant, la flotte est vieillissante. Il reste en moyenne une trentaine d’années de service aux Canadairs.

Avec deux nouveaux appareils commandés en 2024 (livrés en 2028), et 2 de plus en 2026, la flotte devrait être constituée de 16 Canadairs d’ici…2032-2033.

En attendant, le gouvernement compte sur huit avions Dash, trois Beechcraft, dix hélicoptères bombardiers d’eau et six avions bombardiers légers (les Air Tractors, avec une capacité de 3 200 litres d’eau) loués en plus.

La principale nouveauté cette année est le recours à un avion militaire Airbus A400M au profit de la Sécurité civile. L’appareil pourra déverser jusqu’à 40 tonnes d’eau lors des épisodes les plus critiques, a annoncé Julien Marion. Une goutte d’eau dans des brasiers infernaux.

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France – Espagne : « Merci au président de la Fifa »… La demande d’Éric Ciotti et d’Emmanuel Macron a été acceptée, une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat de Nice sera observée https://french.hcntimes.com/france-espagne-merci-au-president-de-la-fifa-la-demande-deric-ciotti-et-demmanuel-macron-a-ete-acceptee-une-minute-de-silence-en-hommage-aux-victimes-de-lattentat/ https://french.hcntimes.com/france-espagne-merci-au-president-de-la-fifa-la-demande-deric-ciotti-et-demmanuel-macron-a-ete-acceptee-une-minute-de-silence-en-hommage-aux-victimes-de-lattentat/#respond Mon, 13 Jul 2026 14:33:00 +0000 https://french.hcntimes.com/france-espagne-merci-au-president-de-la-fifa-la-demande-deric-ciotti-et-demmanuel-macron-a-ete-acceptee-une-minute-de-silence-en-hommage-aux-victimes-de-lattentat/ France – Espagne : « Merci au président de la Fifa »… La demande d’Éric Ciotti et d’Emmanuel Macron a été acceptée, une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat de Nice sera observée

l’essentiel Emmanuel Macron a annoncé que la Fifa avait répondu favorablement à la demande de la France, impulsée par Éric Ciotti, d’observer une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Nice, ce mardi 14 juillet, en amont de la demi-finale de la Coupe du monde entre la France et l’Espagne.  Une minute […]

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France – Espagne : « Merci au président de la Fifa »… La demande d’Éric Ciotti et d’Emmanuel Macron a été acceptée, une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat de Nice sera observée

l’essentiel
Emmanuel Macron a annoncé que la Fifa avait répondu favorablement à la demande de la France, impulsée par Éric Ciotti, d’observer une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Nice, ce mardi 14 juillet, en amont de la demi-finale de la Coupe du monde entre la France et l’Espagne. 

Une minute de silence sera observée ce mardi 14 juillet avant la demi-finale du Mondial de football entre la France et l’Espagne, en hommage aux victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, a annoncé ce lundi Emmanuel Macron sur X.

Avant France-Espagne, une minute de silence sera observée en hommage aux victimes de l’attentat de Nice, dix ans après le 14 juillet 2016.

Merci au Président de la FIFA d’avoir répondu à la demande de la France et de tous les Français mobilisés.

Nous n’oublierons jamais.

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) July 13, 2026

« Avant France-Espagne, une minute de silence sera observée en hommage aux victimes de l’attentat de Nice, dix ans après le 14 juillet 2016. Merci au président de la Fifa d’avoir répondu à la demande de la France et de tous les Français mobilisés. Nous n’oublierons jamais », a écrit le chef de l’État.

À lire aussi :
Coupe du monde – France-Espagne : Éric Ciotti propose à la FIFA d’organiser une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat de Nice

Cette demande avait été impulsée par Éric Ciotti, maire de Nice, via un courrier adressé à la Fifa. « Ce geste de recueillement témoignerait de la solidarité de la grande famille du football envers les victimes du terrorisme et leurs proches. Un tel hommage serait accueilli avec une profonde émotion par les familles des victimes, les survivants et l’ensemble des Français », avait-il estimé. Une demande appuyée par le président de la Fédération française de football Philippe Diallo et par Emmanuel Macron, qui a donc été entendue par Gianni Infantino, le patron de la Fifa. 

Le 14 juillet 2016, l’attentat de Nice avait fait 86 morts et près de 3 000 blessés sur la promenade des Anglais. 

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La France accuse le renseignement russe d’avoir mené une campagne de cyberespionnage contre plusieurs institutions https://french.hcntimes.com/la-france-accuse-le-renseignement-russe-davoir-mene-une-campagne-de-cyberespionnage-contre-plusieurs-institutions/ https://french.hcntimes.com/la-france-accuse-le-renseignement-russe-davoir-mene-une-campagne-de-cyberespionnage-contre-plusieurs-institutions/#respond Mon, 13 Jul 2026 12:20:00 +0000 https://french.hcntimes.com/la-france-accuse-le-renseignement-russe-davoir-mene-une-campagne-de-cyberespionnage-contre-plusieurs-institutions/ La France accuse le renseignement russe d’avoir mené une campagne de cyberespionnage contre plusieurs institutions

Ben Amed Azize Zougmore 13 Juillet 2026•Mise à jour: 13 Juillet 2026 La France a accusé lundi le Service fédéral de sécurité russe (FSB) d’avoir mené, depuis plusieurs années, une campagne de cyberespionnage visant plusieurs institutions françaises, dont les ministères des Armées et des Affaires étrangères. Dans un communiqué, le ministère français de l’Europe et […]

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La France accuse le renseignement russe d’avoir mené une campagne de cyberespionnage contre plusieurs institutions

Ben Amed Azize Zougmore

13 Juillet 2026Mise à jour: 13 Juillet 2026

La France a accusé lundi le Service fédéral de sécurité russe (FSB) d’avoir mené, depuis plusieurs années, une campagne de cyberespionnage visant plusieurs institutions françaises, dont les ministères des Armées et des Affaires étrangères.

Dans un communiqué, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a dénoncé « des activités cyber malveillantes persistantes à des fins d’espionnage conduites par le 16e Centre du Service fédéral de sécurité russe (FSB), et plus particulièrement son unité 61240, chargée du ciblage de la France ».

Selon le Quai d’Orsay, plusieurs entités françaises ont été visées par cette campagne d’attaques.

Parmi les incidents recensés figurent le ciblage de comptes de messagerie du ministère des Armées depuis 2017, une intrusion dans le réseau de l’ambassade de France à Moscou en 2018, le piratage d’un serveur appartenant à une entité du secteur de la justice en 2019, ainsi qu’une attaque menée en février 2025 contre un institut de recherche sur les technologies sensibles travaillant pour l’industrie française de défense.

Cette dernière opération a conduit à « l’exfiltration d’un volume significatif de données », a précisé le ministère.

Ces annonces interviennent alors que l’Union européenne a adopté lundi de nouvelles sanctions contre neuf personnes et quatre entités accusées d’être impliquées dans des activités cyber liées à la Russie visant l’UE, ses États membres et des partenaires internationaux.

Selon le Conseil de l’Union européenne, les sanctions ciblent des officiers du renseignement militaire russe (GRU), des cybercriminels, des groupes se présentant comme des « hacktivistes » ainsi que des entreprises privées soupçonnées d’avoir participé à des opérations de déstabilisation.

L’UE accuse également le Service fédéral de sécurité russe (FSB) de contrôler plusieurs groupes de cybermenaces, dont TURLA, et de mener des opérations d’espionnage et de perturbation contre des cibles européennes.

Bruxelles affirme que plusieurs États membres, dont la France, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, l’Autriche, la Roumanie, la Slovaquie, la Finlande et Chypre, ont été affectés par des cyberactivités attribuées à la Russie.

La Russie a, de son côté, affirmé qu’elle apporterait une « réponse appropriée » aux nouvelles sanctions imposées par l’Union européenne et le Royaume-Uni en raison de présumées opérations cyber et hybrides russes en Europe.

« Moscou apportera une réponse appropriée », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères à l’agence de presse publique RIA.

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Coupe du monde 2026 : voici l’arbitre pour la demi-finale entre la France et l’Espagne https://french.hcntimes.com/coupe-du-monde-2026-voici-larbitre-pour-la-demi-finale-entre-la-france-et-lespagne/ https://french.hcntimes.com/coupe-du-monde-2026-voici-larbitre-pour-la-demi-finale-entre-la-france-et-lespagne/#respond Mon, 13 Jul 2026 10:28:00 +0000 https://french.hcntimes.com/coupe-du-monde-2026-voici-larbitre-pour-la-demi-finale-entre-la-france-et-lespagne/ Coupe du monde 2026 : voici l’arbitre pour la demi-finale entre la France et l’Espagne

La FIFA a désigné Ivan Barton comme arbitre pour diriger la demi-finale de Coupe du monde 2026 de football entre la France et l’Espagne, ce mardi 14 juillet. On connaît l’arbitre. Le Salvadorien Ivan Barton a été désigné par la Fifa pour arbitrer la demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et […]

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Coupe du monde 2026 : voici l’arbitre pour la demi-finale entre la France et l’Espagne

La FIFA a désigné Ivan Barton comme arbitre pour diriger la demi-finale de Coupe du monde 2026 de football entre la France et l’Espagne, ce mardi 14 juillet.

On connaît l’arbitre. Le Salvadorien Ivan Barton a été désigné par la Fifa pour arbitrer la demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et l’Espagne, qui aura lieu mardi (21h heure française) à Arlington près de Dallas.

Âgé de 35 ans, il a déjà officié lors de trois rencontres de la compétition, dont le Turquie-Paraguay marqué par l’expulsion du Paraguayen Miguel Almiron pour avoir couvert sa bouche en parlant à un adversaire lors d’une altercation, la première application en Coupe du monde de cette nouvelle règle.

Pour ce match des hommes de Didier Deschamps, Ivan Barton sera accompagné de son compatriote David Moran et du Nicaraguayen Antonio Pupiro. Le quatrième arbitre et l’arbitre assistant remplaçant désignés seront les Suédois Glenn Nyberg et Mahbod Beigi.  

Le Salvadorien, qui compte 280 rencontres au compteur, avait déjà arbitré trois matchs (deux de poules et le huitième de finale) lors de la Coupe du monde 2022.

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Coupe du monde : un dispositif de sécurité massif déployé mardi à Paris pour le 14 juillet et la demi-finale France-Espagne https://french.hcntimes.com/coupe-du-monde-un-dispositif-de-securite-massif-deploye-mardi-a-paris-pour-le-14-juillet-et-la-demi-finale-france-espagne/ https://french.hcntimes.com/coupe-du-monde-un-dispositif-de-securite-massif-deploye-mardi-a-paris-pour-le-14-juillet-et-la-demi-finale-france-espagne/#respond Mon, 13 Jul 2026 08:16:00 +0000 https://french.hcntimes.com/coupe-du-monde-un-dispositif-de-securite-massif-deploye-mardi-a-paris-pour-le-14-juillet-et-la-demi-finale-france-espagne/ Coupe du monde : un dispositif de sécurité massif déployé mardi à Paris pour le 14 juillet et la demi-finale France-Espagne

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Coupe du monde : un dispositif de sécurité massif déployé mardi à Paris pour le 14 juillet et la demi-finale France-Espagne

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La France a la flotte la plus opérationnelle du monde grâce à ces trois piliers qui ont permis de construire un modèle envié même par les Américains https://french.hcntimes.com/la-france-a-la-flotte-la-plus-operationnelle-du-monde-grace-a-ces-trois-piliers-qui-ont-permis-de-construire-un-modele-envie-meme-par-les-americains/ https://french.hcntimes.com/la-france-a-la-flotte-la-plus-operationnelle-du-monde-grace-a-ces-trois-piliers-qui-ont-permis-de-construire-un-modele-envie-meme-par-les-americains/#respond Mon, 13 Jul 2026 06:26:00 +0000 https://french.hcntimes.com/la-france-a-la-flotte-la-plus-operationnelle-du-monde-grace-a-ces-trois-piliers-qui-ont-permis-de-construire-un-modele-envie-meme-par-les-americains/ La France a la flotte la plus opérationnelle du monde grâce à ces trois piliers qui ont permis de construire un modèle envié même par les Américains

Selon un décompte publié par Mer et Marine le 9 mars 2026, la Marine nationale française a mobilisé simultanément 19 de ses 23 principaux bâtiments de surface, soit 83 % de sa flotte de premier rang. Ce déploiement est intervenu à la suite du discours d’Emmanuel Macron prononcé la veille à Chypre, appelant à positionner […]

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La France a la flotte la plus opérationnelle du monde grâce à ces trois piliers qui ont permis de construire un modèle envié même par les Américains

Selon un décompte publié par Mer et Marine le 9 mars 2026, la Marine nationale française a mobilisé simultanément 19 de ses 23 principaux bâtiments de surface, soit 83 % de sa flotte de premier rang.

Ce déploiement est intervenu à la suite du discours d’Emmanuel Macron prononcé la veille à Chypre, appelant à positionner un porte-avions, huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies dans une zone allant de la Méditerranée orientale au détroit d’Ormuz en passant par la mer Rouge.

Le Figaro avait qualifié quelques jours plus tard cette mobilisation d’« événement inédit dans l’histoire moderne française ».

Le chiffre soulève une question de fond : comment une marine d’environ 110 bâtiments peut-elle mobiliser plus de quatre cinquièmes de sa flotte de premier rang en simultané, alors que la Royal Navy britannique ne maintient que 19 à 43 % de ses navires immédiatement déployables, et que l’US Navy elle-même plafonne autour de 62 % de disponibilité opérationnelle ?

Décryptage du modèle français de disponibilité navale, validé empiriquement par la guerre Iran de mars-juin 2026, et de ses limites structurelles que les mêmes déploiements mettent en lumière.

Lire aussi :

Disponibilité, ce mot que la France a mieux compris que ses partenaires occidentaux

La disponibilité opérationnelle, dans le jargon naval, ce n’est pas le nombre de navires inscrits au registre d’une marine. C’est la proportion de bâtiments capables d’appareiller immédiatement pour une mission de combat. Un porte-avions en grande maintenance industrielle (le Charles de Gaulle a connu ce passage en 2017-2018, avec 19 mois d’immobilisation totale entre son entrée en bassin Vauban à Toulon le 8 février 2017 et sa première sortie en mer le 14 septembre 2018, pour un coût de 1,3 milliard d’euros), une frégate en arrêt technique majeur (les FREMM passent par des cycles de 12 à 18 mois), un sous-marin en indisponibilité périodique pour entretien et réparation (IPER, jusqu’à 24 mois pour un SNLE) : tous figurent sur les tableaux d’effectifs, mais aucun n’est utilisable opérationnellement.

Cette distinction est centrale parce qu’elle détermine la capacité réelle de projection d’une marine. Une flotte de 50 navires disponibles à 80 % peut envoyer 40 bâtiments en opération. Une flotte de 100 navires disponibles à 30 % n’en envoie que 30. On comprend dès lors l’intérêt de maintenir un taux de disponibilité élevé.

Le constat français est validé par la voix officielle. En octobre 2024, l’amiral Nicolas Vaujour, chef d’état-major de la Marine, avait ainsi déjà déclaré devant les commissions parlementaires et à plusieurs reprises : « J’ai la chance d’avoir entre 75 et 80 % de disponibilité en parc. C’est quelque chose qui est très très dur à obtenir objectivement. »

Naissance d’un nouveau géant français à 3,9 milliards d’euros dans le secteur des drones maritimes à la suite du rachat d’Exail par Thales

Voici la photographie comparative des principales marines occidentales selon les données publiées en 2025 et 2026 :

Marine Pays Flotte totale Taux de disponibilité (premier rang) Navires immédiatement déployables
Marine nationale France ~ 110 bâtiments + 9 sous-marins 75 à 80 % (jusqu’à 83 % atteints en mars 2026) ~ 80 navires
US Navy États-Unis ~ 480 navires ~ 62,5 % ~ 300 navires
Royal Navy Royaume-Uni 62 bâtiments 19 à 43 % (premier rang) / ~ 48 % (globale) ~ 8 à 27 navires
Marina Militare Italie ~ 56 bâtiments ~ 60-65 % (estimation) ~ 35-40 navires
Deutsche Marine Allemagne ~ 65 bâtiments ~ 30-40 % (selon rapports parlementaires) ~ 20-25 navires

Premier pilier : le Service de soutien de la flotte, ou la rationalisation industrielle de la maintenance

Premier pilier du modèle français : le Service de soutien de la flotte (SSF). Cette structure, créée par décret le 28 juin 2000, dépend du chef d’état-major de la Marine et assure la maîtrise d’ouvrage du maintien en condition opérationnelle (MCO) de l’ensemble de la flotte de surface et sous-marine. Sa particularité ? Elle ne fait pas elle-même la maintenance. Elle achète des prestations sur le marché, en mettant en concurrence les industriels capables d’intervenir : Naval Group à Toulon, Brest et Lorient, les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, mais aussi des PME spécialisées (Piriou Naval Services, CNN-MCO, Thales, Cegelec) et des chantiers privés régionaux. Le budget annuel du SSF s’élève à environ 1,1 milliard d’euros.

Le mécanisme produit deux effets vertueux. Premièrement, la mise en concurrence évite les ruptures de qualité et de budget.

Deuxièmement, le SSF planifie les maintenances dans la durée, en lissant les arrêts techniques sur plusieurs années pour éviter qu’une partie trop importante de la flotte se retrouve simultanément immobilisée. C’est la raison pour laquelle, début mars 2026, seuls quatre bâtiments majeurs étaient à quai pour entretien : les FREMM Auvergne et Lorraine, la frégate légère Surcouf, et le ravitailleur Somme. Tous les autres navires de premier rang étaient soit déjà en mer, soit prêts à appareiller dans les heures qui suivent.

Le contraste avec la Royal Navy est ici particulièrement flagrant. À tout moment, seuls deux ou trois des six Type 45 (son principal type de destroyer) sont opérationnels. Le programme PIP (Power Improvement Project) à 160 millions de livres (environ 182 millions d’euros) tente de corriger ces défaillances depuis 2019, sans encore avoir restauré une disponibilité acceptable. Le système de maintenance britannique, fortement centralisé et peu concurrentiel, produit l’inverse du modèle français : des immobilisations longues, imprévues, et au final ruineuses pour le taux de disponibilité.

La FDI est une frégate française de nouvelle génération conçue pour opérer dans des environnements complexes, en combinant un radar à quatre faces et une architecture numérique poussée. Elle embarque les missiles Aster pour la défense aérienne et un ensemble de capteurs très avancés qui en font l’un des bâtiments les plus modernes de sa catégorie.
La FDI est une frégate française de nouvelle génération conçue pour opérer dans des environnements complexes, en combinant un radar à quatre faces et une architecture numérique poussée. Elle embarque les missiles Aster pour la défense aérienne et un ensemble de capteurs très avancés qui en font l’un des bâtiments les plus modernes de sa catégorie.

Deuxième pilier : le double équipage, ou comment doubler la présence à la mer sans construire un navire de plus

Deuxième pilier du modèle français : le double équipage. Le principe est d’une simplicité redoutable. Là où la doctrine traditionnelle fait correspondre un navire à un équipage, la Marine nationale a inversé l’équation sur ses unités les plus précieuses. À une frégate, on attribue désormais deux équipages complets, qui se relaient tous les quatre mois. Pendant qu’un équipage opère, le second se forme, se repose, prépare sa rotation à terre.

Un navire en équipage simple effectue environ 123 jours de mer par an, selon les chiffres officiels de la Marine nationale. Un navire en double équipage atteint 162 jours par an selon les déclarations du CEMM amiral Vandier en août 2023, voire davantage dans certaines configurations opérationnelles intensives. C’est un gain de plus de 30 % de présence à la mer sans construire un seul navire supplémentaire. Comme le résumait l’amiral Vandier, « le double équipage permet à la Marine nationale d’avoir virtuellement un tout petit peu plus de frégates ».

Le concept a d’abord été testé sur les SNLE, où la rotation des équipages bleu et rouge est en vigueur depuis des décennies. Il a été étendu aux FREMM à partir d’août 2019 avec l’Aquitaine à Brest et le Languedoc à Toulon, puis à la Bretagne en 2020 et à la Provence en 2021. Au début 2025, quatre FREMM sur huit fonctionnent en double équipage, et la LPM 2024-2030 prévoit l’extension à deux unités supplémentaires en zone Atlantique. Les FDI doivent adopter ce mode dès leur entrée en service.

Le modèle est suffisamment efficace pour que la Royal Navy britannique étudie sérieusement son adoption pour sa propre flotte de surface, après en avoir analysé les retours d’expérience français.

Troisième pilier : la PDO 10, ou la maintenance qui se fait en mer

Troisième pilier, plus technique mais essentiel : les opérations techniques en mer, regroupées sous l’appellation administrative « PDO 10 », pour Période de Disponibilité Opérationnelle à 10 jours. Le principe consiste à réaliser en mer, en cours de déploiement, des opérations de maintenance préventive et même curative qui étaient traditionnellement effectuées en cale sèche au retour du navire.

Concrètement, cela signifie qu’une frégate qui patrouille en mer Rouge n’est plus obligée de revenir à Toulon pour faire vérifier ses cartes électroniques, recalibrer ses radars ou changer des composants. Des équipes techniques sont projetées par voie aérienne ou via les ravitailleurs, intervenant à bord sans interrompre la mission. Le navire continue d’opérer pendant que sa maintenance est faite. Cela évite les arrêts prolongés en cale sèche, qui sont précisément ce qui plombe la disponibilité des marines anglo-saxonnes. Le concept, expérimenté à partir de 2015 sur les porte-hélicoptères amphibies de classe Mistral, a été progressivement étendu aux frégates de défense aérienne, puis aux frégates anti-sous-marines et anti-aériennes en fin de vie, et concerne désormais les FREMM dont les missions se sont considérablement allongées.

Un exemple concret en illustre l’efficacité. En septembre 2023, la FREMM Languedoc a effectué une PDO 10 sur la base navale d’Abu Dhabi, avec 17 intervenants de Naval Group, 5 de Thales et 5 techniciens du Service logistique de la Marine. L’opération, qui a notamment porté sur la tourelle de 76 mm et la furtivité du bâtiment, a permis à la frégate de poursuivre un déploiement opérationnel d’une année complète, dont huit mois dans la zone maritime de l’océan Indien. C’était une première pour une PDO 10 réalisée à l’étranger.

Les FREMM ont été pensées dès leur conception pour faciliter cette logique. Leurs locaux techniques sont accessibles en mer, leur architecture modulaire permet le remplacement de modules entiers sans démontage majeur, et leurs systèmes électroniques sont configurés pour permettre des diagnostics et des mises à jour à distance depuis le SSF. Les FDI ont poussé encore plus loin cette logique, avec un data center embarqué qui centralise l’information technique et permet une maintenance prédictive assistée par algorithmes. Le récent Déploiement de Longue Durée de l’Amiral Ronarc’h (123 jours de mer, 24 850 milles nautiques entre cercle polaire et tropiques) a validé empiriquement cette doctrine : la frégate a tenu son cycle sans retour au port grâce à des interventions techniques en mer coordonnées depuis Brest !

Jeudi 12 mars 2026, Le groupe aéronavale déployé en mer Méditerranée, effectue un ravitaillement à la mer. Face à une dégradation inédite de la sécurité au Proche et Moyen-Orient, sur ordre du président de la République, le porte-avions Le Charles de Gaulle et son groupe aéronaval sont redéployés vers la Méditerranée.Jeudi 12 mars 2026, Le groupe aéronavale déployé en mer Méditerranée, effectue un ravitaillement à la mer. Face à une dégradation inédite de la sécurité au Proche et Moyen-Orient, sur ordre du président de la République, le porte-avions Le Charles de Gaulle et son groupe aéronaval sont redéployés vers la Méditerranée.
Jeudi 12 mars 2026, Le groupe aéronavale déployé en mer Méditerranée, effectue un ravitaillement à la mer. Face à une dégradation inédite de la sécurité au Proche et Moyen-Orient, sur ordre du président de la République, le porte-avions le Charles de Gaulle et son groupe aéronaval sont redéployés vers la Méditerranée.

La guerre en Iran a validé tout un modèle

La guerre en Iran de mars-juin 2026 a fourni  le test grandeur nature le plus rigoureux qu’on puisse imaginer pour mettre à l’épreuve le système français.

Voici la photographie du déploiement français au début du mois de mars 2026, selon les données croisées de Mer et Marine, du Figaro et du ministère des Armées :

Bâtiment Type Zone d’opération Mission
Charles de Gaulle Porte-avions nucléaire Méditerranée orientale Repositionnement urgent depuis la Scandinavie le 6 mars
Tonnerre PHA classe Mistral Route vers Méditerranée orientale Départ de Toulon le 6 mars avec FLF d’escorte
Mistral PHA classe Mistral Norvège Exercice OTAN Cold Response
Dixmude PHA classe Mistral Nord de la mer Rouge Mission Jeanne d’Arc 2026 (16e édition), parti le 17 février
FLF Aconit Frégate légère furtive Nord de la mer Rouge Escorte du PHA Dixmude
FREMM (en mission Chypre) Frégate multi-missions Méditerranée orientale Envoyée en urgence protéger Chypre
1 FLF (Irini) Frégate légère furtive Au large de la Libye Opération européenne IRINI (embargo armes)
1 frégate (golfe Persique) Frégate Golfe Arabo-persique Patrouille pré-positionnée avant déclenchement
Autres FREMM, FDA, FDI 9 frégates supplémentaires Atlantique, Méditerranée, mer Rouge Surveillance, lutte anti-sous-marine, escorte
2 ravitailleurs (BRF) Bâtiments ravitailleurs de force Méditerranée et mer Rouge Soutien logistique des groupes navals
2 chasseurs de mines (CMT) Chasseurs de mines tripartites Vers Oman Initiative Ormuz (escorte par FREMM)
Total 19 sur 23

Quatre théâtres maritimes simultanés : Atlantique, Méditerranée, mer Rouge, Indo-Pacifique. Trois opérations européennes conduites en parallèle (IRINI, ASPIDES, initiative Ormuz). Une mission de longue durée (Jeanne d’Arc 2026) qui se poursuit malgré la crise. Une réaction d’urgence avec le repositionnement du Charles de Gaulle depuis la Scandinavie en moins de 72 heures, et l’envoi d’une FREMM pour protéger Chypre. Tout cela sans réserve à quai autre que les arrêts techniques planifiés.

Aucune autre marine occidentale ne pourrait reproduire ce schéma. Seule l’US Navy rivalise en volume, mais elle ne maintient ce niveau qu’avec une flotte de 480 navires et un budget annuel de défense de plus de 850 milliards de dollars (environ 722,5 milliards d’euros).

Depuis 54 ans, la France détient un record mondial grâce à l’exploit de Jean Boulet qui a bien failli lui coûter la vie de la plus haute altitude atteinte par un hélicoptère

Performance exceptionnelle, mais réserve nulle : le revers de la médaille

Si le modèle français est admirable, il a aussi ses limites structurelles, et les sources sérieuses ne s’en cachent pas. Mer et Marine le pose sans détour dans son analyse du 9 mars 2026 : « Si rapidement la grande majorité de la flotte a pu être mobilisée, cela signifie aussi qu’il n’y a quasiment aucune réserve. Et donc qu’un tel niveau d’engagement ne pourra être maintenu sur une très longue période. » Le constat est répété par Le Figaro, qui parle d’un déploiement qui « illustre l’excellente disponibilité de la Marine nationale, mais aussi ses manques structurels ».

Le raisonnement est implacable. Mobiliser 83 % de sa flotte signifie qu’il ne reste que 17 % à quai pour entretien. Or, ce niveau d’arrêt technique est incompressible : c’est ce qu’il faut pour maintenir les autres navires en état opérationnel à moyen terme. Si la France devait soutenir un conflit prolongé de plusieurs mois, voire d’une année, la maintenance accumulée des navires actuellement en mer finirait par les rappeler aux bassins. Sans navires de remplacement disponibles, la projection tomberait mécaniquement. C’est le scénario que les états-majors craignent particulièrement en cas d’élargissement géographique du conflit, ou de nouveau front en mer de Chine ou dans le Pacifique.

Cette question du format est désormais explicitement posée. Avec seulement 15 frégates de premier rang en 2025 (2 FDA Horizon + 8 FREMM dont 2 FREMM DA + 5 FLF reclassées, en attendant les 5 FDI Belharra qui s’ajouteront d’ici 2032), la Marine nationale fait des miracles en termes de disponibilité, mais ne peut pas être présente partout sur la durée. La Loi de Programmation Militaire 2024-2030, dotée de 413 milliards d’euros, prévoit la modernisation des SNLE et des sous-marins d’attaque, le renouvellement progressif du porte-avions Charles de Gaulle à l’horizon 2038, la construction de nouveaux patrouilleurs et l’extension du programme FDI. En revanche elle ne prévoit pas, pour l’instant, une augmentation significative du nombre de coques dans la flotte de surface de premier rang.

Plusieurs voix au sein du GICAN (Groupement des industries de construction et activités navales) et des cercles parlementaires plaident désormais pour une extension du format, notamment via la commande d’une sixième FDI à la Marine nationale, voire d’une septième, pour disposer enfin d’une réserve crédible. La récente commande suédoise de 4 FDI classe Luleå à 3,7 milliards d’euros, et la possible commande danoise dans le cadre du fonds européen SAFE, suggèrent que Naval Group dispose de la capacité industrielle pour répondre à cette demande.

Reste à arbitrer politiquement et budgétairement.

Sources :

  • Mer et Marine, Marine nationale : quasiment toute la flotte de surface française est désormais en mer (9 mars 2026)
    https://www.meretmarine.com/fr/defense/marine-nationale-quasiment-toute-la-flotte-de-surface-francaise-est-desormais-en-mer
    Source primaire francophone de référence sur la mobilisation de mars 2026, avec le décompte précis (19 sur 23 bâtiments majeurs, 21 sur 26 avec les PHM) et la chronologie détaillée des départs depuis Brest et Toulon.
  • Le Figaro, Symbole de sa puissance et de ses limites, la Marine nationale mobilise actuellement plus de 80 % de sa flotte (10 mars 2026)
    https://www.lefigaro.fr/international/symbole-de-sa-puissance-et-de-ses-limites-la-marine-nationale-mobilise-actuellement-plus-de-80-de-sa-flotte-20260310
    Analyse du Figaro qualifiant ce déploiement d’« événement inédit dans l’histoire moderne française », tout en pointant les manques structurels du format actuel.
  • France 24, Émirats, Liban, détroit d’Ormuz : focus sur l’armada française au Moyen-Orient (10 mars 2026)
    https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20260310-dispositif-militaire-france-armee-francaise-moyen-orient-emirats-arabes-unis-liban-detroit-ormuz-iran
    Source détaillée sur les annonces de Macron à Chypre le 9 mars 2026 (8 frégates + 2 PHA + porte-avions), avec la cartographie du dispositif et le rappel des bases françaises permanentes aux Émirats arabes unis.
  • Ministère des Armées et des Anciens combattants, Point de situation des opérations du jeudi 18 juin au jeudi 25 juin 2026
    https://www.defense.gouv.fr/operations/points-situation-operations/point-situation-operations-du-jeudi-18-juin-au-jeudi-25-juin-2026
    Source officielle du ministère sur les opérations actives fin juin 2026, incluant l’initiative Ormuz (deux chasseurs de mines escortés par une FREMM vers Oman), l’opération ASPIDES (escorte de navires civils) et l’opération CHAMMAL au Levant.

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L’ancrage territorial, pilier du « nouvel esprit d’entreprise » https://french.hcntimes.com/lancrage-territorial-pilier-du-nouvel-esprit-dentreprise/ https://french.hcntimes.com/lancrage-territorial-pilier-du-nouvel-esprit-dentreprise/#respond Mon, 13 Jul 2026 04:35:00 +0000 https://french.hcntimes.com/lancrage-territorial-pilier-du-nouvel-esprit-dentreprise/ L’ancrage territorial, pilier du « nouvel esprit d’entreprise »

Dans le rapport Pour un nouvel esprit d’entreprise. Un modèle d’entreprise responsable, ancrée et démocratique pour la France et l’Europe que la Fondation a publié en février dernier, l’« ancrage territorial » apparaît comme essentiel pour repositionner les entreprises en tant qu’institutions sociales à part entière. Pour apporter sa contribution à ce débat, Alexeï Tabet, consultant et chercheur […]

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L’ancrage territorial, pilier du « nouvel esprit d’entreprise »

Dans le rapport Pour un nouvel esprit d’entreprise. Un modèle d’entreprise responsable, ancrée et démocratique pour la France et l’Europe que la Fondation a publié en février dernier, l’« ancrage territorial » apparaît comme essentiel pour repositionner les entreprises en tant qu’institutions sociales à part entière. Pour apporter sa contribution à ce débat, Alexeï Tabet, consultant et chercheur à Télomère Conseil, livre son analyse et propose quatre pistes complémentaires afin de solidifier l’ancrage territorial des entreprises.

Introduction

Le rapport Pour un nouvel esprit d’entreprise. Un modèle d’entreprise responsable, ancrée et démocratique pour la France et l’Europe pose l’« ancrage territorial » comme une dimension essentielle de l’ambition qu’il porte : le repositionnement des entreprises comme institutions sociales à part entière. L’ancrage territorial des entreprises est ainsi saisi dans une perspective résolument politique : là où ce dernier peut répondre à des logiques d’exploitation des territoires et de leurs ressources par des entreprises en quête de différenciation et de compétitivité, il correspond ici au souhait de faire de l’entreprise une partie prenante de son territoire, et de mettre son activité au service du développement de ce dernier. 

Sur ce plan, le rapport fait cependant état d’un décalage : alors que les interdépendances entre stratégies entrepreneuriales et développement territorial sont souvent structurantes (accès au foncier et aux infrastructures, développement des ressources humaines et des compétences, etc.), ces dernières sont souvent peu objectivées et formalisées. Soulignant les effets délétères de la déterritorialisation économique (désindustrialisation, fragilisation des tissus productifs locaux, dépendances accrues aux chaînes de valeur globalisées), le rapport invite ainsi à rendre les stratégies d’ancrage territorial des entreprises plus explicites, délibérées et assumées, organisées sur la « réciprocité des intérêts » entre ces dernières et leur territoire d’implantation, et faisant l’objet d’un dialogue étroit et continu avec les collectivités locales. Le « nouvel esprit d’entreprise » consiste ainsi à faire des territoires des lieux où se nouent des compromis démocratiques entre les différentes parties prenantes de l’entreprise. 

Le rapport se positionne ainsi en faveur d’approches, de dispositifs, de dynamiques d’acteurs à même de favoriser l’ancrage politique des entreprises dans leur territoire. La présente note propose de les mettre en perspective et de les discuter selon quatre points d’entrée thématiques complémentaires au rapport, et que nous considérons comme structurants pour l’analyse des liens entre entreprises, territoire et transition sociale et écologique : la gouvernance territoriale des mécanismes redistributifs, la place de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans l’intermédiation territoriale, la démocratie économique comme vecteur d’ancrage territorial du travail, et l’approche renouvelée de la mesure d’impact social portée par la notion de « responsabilité territoriale d’entreprise ». 

Redistribution locale de la valeur économique : quelle gouvernance territoriale ? 

La redistribution d’une part de la valeur économique créée par les entreprises à leur territoire est une ambition forte du rapport. La mise en place d’un dividende territorial présente, sur ce plan, l’une de ses préconisations les plus innovantes. Participant du mouvement d’émergence d’une philanthropie territoriale, le dividende territorial est une déclinaison du dividende sociétal, qu’il ancre localement : il s’agit, pour les entreprises, de consacrer (moyennant une incitation fiscale) une part de leurs bénéfices annuels au financement de projets en faveur du développement de leur territoire d’implantation. Dans le même registre mais selon une logique moins redistributive que « prédistributive » et concernant plus directement les institutions publiques que les entreprises elles-mêmes, le rapport préconise également le fléchage systématique des achats publics vers des entreprises locales. Soulignant que la commande publique représente en France près de 15% du PIB, soit un levier considérable et largement sous-utilisé de ce point de vue, le rapport préconise ainsi d’introduire des clauses systématiques dans les marchés publics, favorisant les entreprises locales, les structures de l’ESS et les acteurs engagés dans des démarches de transition écologique, dans une logique de « préférence territoriale raisonnée ».

La mise en œuvre de ces préconisations doit cependant conduire à élargir le débat à la question de l’intégration de ces instruments de redistribution dans des mécanismes de gouvernance collectif, à même de leur conférer une portée d’intérêt collectif claire. Dans le cas du dividende territorial (comme, du reste, pour l’ensemble du champ de la philanthropie territoriale), une telle intégration permettrait aux entreprises mobilisant ce mécanisme de s’impliquer, au-delà du geste philanthropique, dans la définition collective des priorités de développement de leur territoire, aux côtés de collectivités, d’associations et d’habitants. Le financement relèverait ainsi moins du supplément d’âme de l’entrepreneur local que d’une décision stratégique : l’entreprise, bénéficiaire des ressources territoriales (infrastructures, compétences, capital social, etc.), contribuerait en retour, via ces financements, à leur préservation, leur reproduction et à leur développement. Le même défi se pose pour le fléchage des achats publics : s’agit-il de financer des entreprises pour assurer la pérennité de l’implantation locale de leur activité (et des emplois qui l’accompagnent), ou de contribuer au développement d’une activité économique profitant au développement du territoire selon des orientations définies collectivement ? De ce point de vue, l’expérience de la ville de Preston en Grande-Bretagne et du modèle du Community Wealth Building (CWB), mise en avant par le rapport, peut être inspirante, par sa capacité à avoir opéré un glissement d’une logique simple de financement d’entreprises locales à une logique plus aboutie de financement d’une activité économique répondant à des priorités de développement territorial.

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Intermédiation territoriale : quelle place de l’économie sociale et solidaire ?

La transformation de la culture de l’action publique en matière de développement économique est pointée par le rapport comme une condition incontournable de l’ancrage territorial des entreprises. En effet, si le rapport invite ainsi à renforcer l’intégration des entreprises dans les démarches de planification territoriale, il pointe surtout les limites structurelles de ces dernières : absence d’approche globale et systémique des enjeux économiques, focalisation sur des enjeux d’attractivité et/ou de structuration de filières, faible intégration des enjeux sociaux et écologiques. 

Le constat que porte le rapport invite à élargir la réflexion à la question de la structuration et du portage de fonctions d’intermédiation territoriale, entendues comme l’ensemble des processus organisant et régulant les relations entre acteurs d’un territoire. Les travaux sur le sujet mettent en question la capacité des collectivités à assurer pleinement cette fonction de traduction, de coordination et de régulation entre des sphères d’action différentes : si elles occupent une place indispensable dans la construction du territoire – définissant cadres réglementaires, stratégies de développement et politiques publiques –, la fragmentation sectorielle et l’éclatement de leurs compétences entre échelons institutionnels rendent difficile la construction de stratégies systémiques et transversales. Au contraire, certains acteurs de l’économie sociale et solidaire démontrent une aptitude spécifique à jouer le rôle d’intermédiaires territoriaux, leur hybridité, à la croisée entre dynamiques entrepreneuriales, institutionnelles et citoyennes, leur permettant d’articuler une pluralité de logiques d’action et de relier différentes catégories d’acteurs, en somme d’agir comme des passeurs territoriaux. 

Un enjeu clé est ainsi de reconnaître la capacité et la légitimité des acteurs de l’ESS à remplir cette fonction, et de les financer en conséquence. C’est dans cette optique notamment que se sont développés les pôles territoriaux de coopération économique (PTCE), dont le rapport invite à renforcer le soutien. Les travaux de recherche sur les PTCE montrent que ces derniers constituent des espaces d’intermédiation, consolidant les ressources locales de coopération et articulant les logiques publiques, privées et associatives dans une même dynamique de développement territorial. Cette position intermédiaire en fait des laboratoires institutionnels de nouvelles formes de coopération. La recommandation du rapport concernant le renforcement du rôle des Chambres régionales de l’ESS (CRESS) va également dans le sens d’un élargissement de l’espace de la gouvernance économique territoriale aux acteurs de l’ESS.

Démocratie économique : comment réancrer le travail dans les territoires ?

Présentée comme un pilier majeur du « nouvel esprit d’entreprise » par le rapport, la démocratie économique n’y est cependant pas directement abordée sous l’angle de ses articulations possibles avec l’ancrage territorial des entreprises. Sur ce sujet, certes encore émergent et demeurant à explorer, plusieurs projets et expérimentations sont à mettre en avant, pour nourrir des préconisations complémentaires pouvant être mises à la discussion. 

L’expérience de Preston présente, là encore, une source d’inspiration. En effet, la politique de fléchage des achats publics des institutions locales (hôpitaux, universités, collectivités) vers l’économie locale est allée de pair avec le développement d’entreprises coopératives dont l’activité est principalement tournée vers la satisfaction d’une partie des besoins en services de ces institutions (blanchisserie, alimentation, énergie, etc.). En soutenant ainsi le développement de coopératives détenues majoritairement par des travailleurs habitants du territoire, ces politiques créent non seulement des emplois locaux destinés aux habitants de la ville, mais conduisent également ces derniers à s’impliquer dans la gouvernance et la gestion d’entreprises au service de leur territoire. Les entreprises, impliquant les employés dans les décisions relatives à un projet économique tourné vers l’intérêt collectif de leur territoire, deviennent ainsi un outil par lequel les communautés locales reprennent la main le développement territorial. 

En France, le revenu de transition écologique, théorisé par Sophie Swaton et dont l’expérimentation est portée par la Fondation Zoein, propose une requalification profonde du travail en dissociant ce dernier de l’emploi marchand. Ce revenu vise à reconnaître et à rémunérer des formes de travail jusqu’ici invisibilisées parce que non rentables au sens marchand, en s’appuyant non sur la rentabilité de l’activité mais sur sa contribution à des objectifs territoriaux de transition. En proposant une rémunération fondée sur l’utilité des activités pour leur territoire, ce revenu déplace également la définition de l’emploi. Celui-ci n’est plus appréhendé comme une offre standardisée circulant sur un marché abstrait, mais comme une activité située, construite collectivement et ancrée dans les ressources, les besoins et les contraintes propres à un territoire donné. Ce revenu s’appuie en effet sur des fonds territoriaux de transition et sur des collectifs locaux qui identifient les besoins du territoire et valident les activités éligibles. L’emploi devient alors un instrument de projet territorial : il est co-produit par un écosystème d’acteurs publics, associatifs, entrepreneurs et citoyens, et contribue à structurer de nouvelles filières locales orientées vers la soutenabilité. Les emplois créés dans le cadre des expérimentations Territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD) au sein d’entreprises à but d’emploi (EBE) embauchant des habitants pour développer des activités utiles à leur territoire peuvent également être saisis dans cette perspective.  

La « mesure d’impact » : vers une approche territoriale

Ces différentes thématiques (redistribution territoriale, intermédiation territoriale, ancrage territorial du travail) se rejoignent dans l’approche proposée par la notion de « responsabilité territoriale des entreprises » (RTE), mise en avant par le rapport pour sa capacité à saisir l’ancrage territorial des entreprises dans une perspective résolument politique. Telle que la développe notamment Maryline Filippi dans le cadre d’un chantier de recherche impulsé par la chaire Territoires de l’ESS de Sciences Po Bordeaux, cette approche propose de repositionner la question de la « responsabilité » de l’entreprise dans un cadre collectif et institutionnel, par distinction avec la responsabilité sociale des entreprises (RSE) centrée sur l’organisation entrepreneuriale. La RTE implique ainsi de questionner la place de l’entreprise dans un processus collectif de construction territoriale, le territoire constituant ainsi un système d’interdépendances au sein duquel s’articulent ressources, acteurs et institutions autour d’enjeux d’intérêt collectif. 

En déplaçant la focale, de l’entreprise individuelle vers l’écosystème territorial dans lequel celle-ci s’inscrit, la RTE a des implications profondes sur le cadre d’analyse de la valeur créée ou recherchée par une entreprise. D’une part, la RTE implique d’élargir la valeur à des dimensions sociales et environnementales, et non strictement économiques et financières. D’autre part, et surtout, la RTE a pour conséquence que ce n’est plus l’entreprise seule qui détermine ce qui « fait valeur », mais l’ensemble des acteurs de l’écosystème dont elle est partie prenante. Cela rejoint l’idée proposée par Ariane Huguenin que le territoire peut devenir un « milieu valuateur », par lequel la valeur ne résulte pas d’un mécanisme de marché exogène, elle se co-produit dans les échanges entre acteurs, au travers de dynamiques sociales de définition, de hiérarchisation et de reconnaissance de ce qui est considéré comme utile ou désirable dans un contexte local. Dans le même esprit, nous proposions avec Yannick Blanc de définir ainsi la « valeur commune » non pas comme le produit d’un processus linéaire (centré sur la firme), mais comme celui d’un processus systémique où interagissent différents acteurs – entreprises, associations, collectivités, habitants, etc. – autour de ressources partagées. Le territoire devient alors une configuration où se construisent, se confrontent et se régulent des conceptions concurrentes de l’usage et de la préservation des ressources locales, révélant que la valeur elle-même est un objet de négociation et de délibération, indissociable des processus de gouvernance et des formes d’organisation de la production qui la portent.

De ce point de vue, le rapport prend acte des limites du cadre de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) pour rendre compte de la dimension territoriale de l’engagement des entreprises. Sans les formuler de manière systématique, il fait apparaître plusieurs angles morts de la RSE classique : sa tendance à traiter les impacts sociaux et environnementaux comme des effets latéraux (éventuellement à compenser) plutôt que comme des dimensions constitutives de la stratégie d’entreprise ; sa focalisation sur les parties prenantes directes au détriment des acteurs et des dynamiques territoriales qui structurent le contexte d’action des entreprises ; et sa focalisation sur des indicateurs de performance individuelle (empreinte carbone, taux d’emploi de personnes en situation de handicap, ratio de diversité dans les instances dirigeantes) qui ne rendent pas compte des effets systémiques des pratiques d’entreprise sur les territoires.

En somme, la RTE substitue à la maîtrise des externalités pour les parties prenantes celle de la contribution collective à la vitalité et à la résilience du territoire. L’évaluation a ainsi vocation à être conçue et pratiquée comme une opération d’explicitation et de stabilisation de normes partagées, pouvant être mise au profit de l’ancrage territorial d’entreprises amenées à intégrer une approche élargie et collective de la valeur qu’elles créent. L’expérimentation de tels mécanismes d’évaluation est un chantier essentiel pour les années à venir.  

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