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Le Gabon souhaite tirer bénéfice d’un regain d’intérêt international pour l’iboga, dans le cadre de la lutte contre la dépendance aux opiacés, en particulier aux États-Unis. Les autorités ont récemment renforcé le cadre légal de l’exploitation de cet arbuste endémique symbolique du pays, car associé aux rites traditionnels. Ses promoteurs espèrent la formation d’une véritable […]

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Au Gabon, l’iboga, une opportunité dans la lutte contre la dépendance aux opiacés – Afrique économie

Le Gabon souhaite tirer bénéfice d’un regain d’intérêt international pour l’iboga, dans le cadre de la lutte contre la dépendance aux opiacés, en particulier aux États-Unis. Les autorités ont récemment renforcé le cadre légal de l’exploitation de cet arbuste endémique symbolique du pays, car associé aux rites traditionnels. Ses promoteurs espèrent la formation d’une véritable filière pour contrer le marché noir.

De notre envoyé spécial de retour de Libreville,

Ulysse Bekale est aménagiste au village Grand Bolokoboué, près du Cap Esterias, un projet de développement agricole de l’ONG gabonaise Initiative-développement-recherche-conseil (IDRC Africa) qui inclut l’iboga en plus du maraîchage et d’un élevage avicole. « C’est notre patrimoine, nous devons le protéger », plaide-t-il. Mais il déplore l’exploitation de l’iboga par des étrangers sans réel profit pour le Gabon. « Pourquoi on ne le transforme pas chez nous ? Nous pouvons dupliquer et faire de ça un médicament national », suggère-t-il. Lui-même a le projet d’étendre les plantations d’iboga sur cinq hectares.

La transformation, Yoan Mboussou l’a déjà entamée. « Gélules d’écorce râpée, on fait des chocolats à base d’iboga, on fait des liqueurs à base d’iboga et tout ça, ça s’appelle le Mayay », détaille le médecin qui tente de développer les produits dérivés de l’iboga qu’il conçoit dans son laboratoire. Il loue le potentiel économique des plantes traditionnelles du Gabon. « C’est en faisant d’abord la promotion des méthodes thérapeutiques, en créant des centres justement où les personnes pourront venir expérimenter la prise d’iboga dans un cadre sécurisé. Il faut que le Gabon arrive à unifier autour de lui la recherche médicale autour de l’iboga. Il faudrait que nous puissions disposer d’un plateau technique compétent, qui nous permet d’extraire les principes actifs de nos différentes plantes médicinales afin de s’arrimer aux normes internationales de qualité et de sécurité », détaille-t-il.

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Politique de recherche et développement

Fin mai, le gouvernement a pris un décret encadrant l’accès, l’utilisation, l’exploitation, la recherche, la transformation et la commercialisation de l’iboga, de ses dérivés et des savoirs traditionnels associés. Yoan Mboussou s’en félicite, il attend désormais davantage. « Maintenant, le deuxième point, c’est d’accompagner les acteurs qui ont déjà commencé à s’intéresser à cette plante, c’est-à-dire les agriculteurs, les transformateurs, et de mettre en place toute une politique de marketing et de diplomatie culturelle autour de la plante de l’iboga », espère-t-il.

Aux États-Unis, l’administration Trump pousse pour accélérer les recherches sur les effets de l’iboga dans la prise en charge des dépendances aux opiacés et des syndromes post-traumatiques. Psychotrope puissant, potentiellement dangereux si consommé sans supervision, l’iboga est considéré comme stupéfiant et interdit dans plusieurs pays, dont la France.

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Foberd Gabon : un an après le scandale, retour à la case | Lunion.ga https://french.hcntimes.com/foberd-gabon-un-an-apres-le-scandale-retour-a-la-case-lunion-ga/ https://french.hcntimes.com/foberd-gabon-un-an-apres-le-scandale-retour-a-la-case-lunion-ga/#respond Mon, 13 Jul 2026 20:11:00 +0000 https://french.hcntimes.com/foberd-gabon-un-an-apres-le-scandale-retour-a-la-case-lunion-ga/ Foberd Gabon : un an après le scandale, retour à la case | Lunion.ga

Un an après la fermeture brutale de ses sites et l’interpellation de 15 cadres, l’entreprise Foberd Gabon a-t-elle réellement ouvert une nouvelle page ? L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire, (Agasa), avait donné son feu vert à la réouverture en décembre 2024, estimant que les produits « périmés » étaient stockés pour destruction. Après la crise, la direction […]

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Foberd Gabon : un an après le scandale, retour à la case | Lunion.ga

Un an après la fermeture brutale de ses sites et l’interpellation de 15 cadres, l’entreprise Foberd Gabon a-t-elle réellement ouvert une nouvelle page ? L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire, (Agasa), avait donné son feu vert à la réouverture en décembre 2024, estimant que les produits « périmés » étaient stockés pour destruction.

Après la crise, la direction était censée réaliser des investissements modernes répondant à des standards de qualité élevés. Ainsi que l’amélioration des conditions de travail et du traitement salarial des agents gabonais dans une entreprise qui emploie plusieurs ressortissants camerounais à des postes de responsabilité.

L’Inspection du travail y effectue-t-elle régulièrement des contrôles pour voir si Foberd respecte le Code du travail gabonais ? L’Agasa examine-t-elle toujours les produits vendus à la population?

En 2024, la crise avait été amplifiée médiatiquement et avait profondément entaché l’image du groupe. L’autorisation pour la reprise avait sauvé l’entreprise. Mais le gouvernement a la responsabilité de veiller au bon traitement des salariés dans toutes les entreprises.

Tolérer qu’un grand groupe comme Foberd fonctionne avec une main-d’oeuvre fragilisée, c’est envoyer un mauvais signal aux Gabonais.

Un an après, les critiques n’ont pas disparu. Elles se sont juste tues, et peut-être par peur. Il est important que l’État rappelle à tous les industriels qu’il est juste de créer des emplois, mais des emplois décents.

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SUNU Assurances Gabon double son programme « Kiff Tes Vacances » et mise sur l’employabilité des jeunes – https://french.hcntimes.com/sunu-assurances-gabon-double-son-programme-kiff-tes-vacances-et-mise-sur-lemployabilite-des-jeunes/ https://french.hcntimes.com/sunu-assurances-gabon-double-son-programme-kiff-tes-vacances-et-mise-sur-lemployabilite-des-jeunes/#respond Mon, 13 Jul 2026 19:45:00 +0000 https://french.hcntimes.com/sunu-assurances-gabon-double-son-programme-kiff-tes-vacances-et-mise-sur-lemployabilite-des-jeunes/ SUNU Assurances Gabon double son programme « Kiff Tes Vacances » et mise sur l’employabilité des jeunes –

Le programme de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) de SUNU Assurances Gabon prend de l’ampleur. Pour sa deuxième édition, lancée le 13 juillet 2026 à Libreville, l’initiative accueille deux fois plus de bénéficiaires et propose une immersion professionnelle plus longue afin de mieux préparer les étudiants gabonais au monde de l’entreprise. Libreville. SUNU Assurances Gabon a […]

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SUNU Assurances Gabon double son programme « Kiff Tes Vacances » et mise sur l’employabilité des jeunes –

Le programme de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) de SUNU Assurances Gabon prend de l’ampleur. Pour sa deuxième édition, lancée le 13 juillet 2026 à Libreville, l’initiative accueille deux fois plus de bénéficiaires et propose une immersion professionnelle plus longue afin de mieux préparer les étudiants gabonais au monde de l’entreprise.

Libreville. SUNU Assurances Gabon a donné le coup d’envoi de la deuxième édition de son programme « Kiff Tes Vacances avec SUNU Assurances Gabon », une initiative destinée à accompagner les jeunes étudiants gabonais dans leur découverte du monde professionnel et à renforcer leur employabilité.

Organisée en présence des dirigeants de l’entreprise, des partenaires et des 60 jeunes sélectionnés, la cérémonie de lancement marque une nouvelle étape pour ce programme de Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE), qui connaît une montée en puissance après une première édition jugée concluante en 2025.

Un programme renforcé

Cette année, SUNU Assurances Gabon double le nombre de bénéficiaires, qui passe de 30 à 60 participants. La durée de l’immersion est également revue à la hausse, passant de cinq à neuf semaines, afin d’offrir aux jeunes une expérience plus complète au sein de l’entreprise.

Pendant près de deux mois, les participants découvriront les différents métiers de l’assurance à travers un parcours alternant formations théoriques, exercices pratiques, missions en entreprise et accompagnement par les collaborateurs du groupe.

Des compétences adaptées aux exigences du marché

Le contenu du programme a été enrichi pour répondre aux évolutions du monde du travail. Les jeunes suivront des modules consacrés aux outils digitaux, au Lean Management, aux soft skills, à l’expérience client, aux techniques commerciales et au travail en équipe.

Des ateliers de développement personnel, de leadership ainsi que des activités citoyennes et de cohésion viendront compléter cette formation afin de développer aussi bien les compétences techniques que les qualités humaines des participants.

Investir dans la jeunesse gabonaise

Pour le Directeur général de SUNU Assurances Vie Gabon, Jules Farlane Piéby, cette évolution traduit la volonté du groupe de renforcer son engagement en faveur de la jeunesse.

« Le succès rencontré lors de la première édition nous a convaincus d’aller encore plus loin. En doublant le nombre de bénéficiaires et en proposant une immersion plus longue, nous affirmons notre volonté d’investir durablement dans la jeunesse gabonaise. Au-delà de la découverte de l’entreprise, notre ambition est de transmettre des compétences, des méthodes de travail, des valeurs et un état d’esprit qui renforceront l’employabilité de ces jeunes et leur permettront d’aborder leur avenir professionnel avec davantage de confiance », a-t-il déclaré.

Un vivier de talents pour demain

À travers « Kiff Tes Vacances », SUNU Assurances Gabon ambitionne de faire émerger un véritable incubateur de talents en offrant aux étudiants une première expérience professionnelle structurante. En renforçant cette initiative, l’entreprise entend contribuer à la formation d’une nouvelle génération de professionnels gabonais, mieux préparés aux exigences du marché de l’emploi et capables d’accompagner le développement économique du pays.

Darene Mabelle Ayingone

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[Mots pour Maux] – Route SEEG Akournam-Carrière : le chemin de croix ! | Lunion.ga https://french.hcntimes.com/mots-pour-maux-route-seeg-akournam-carriere-le-chemin-de-croix-lunion-ga/ https://french.hcntimes.com/mots-pour-maux-route-seeg-akournam-carriere-le-chemin-de-croix-lunion-ga/#respond Mon, 13 Jul 2026 16:31:00 +0000 https://french.hcntimes.com/mots-pour-maux-route-seeg-akournam-carriere-le-chemin-de-croix-lunion-ga/ [Mots pour Maux] – Route SEEG Akournam-Carrière : le chemin de croix ! | Lunion.ga

Avant la prise de pouvoir, le 30 août 2023, par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), les travaux du tronçon routier d’environ 500 mètres, reliant la centrale de la Société d’énergie et d’eau du Gabon ((SEEG) d’Akournam au carrefour la Carrière, avaient déjà amorcé une phase effective avec la pose […]

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[Mots pour Maux] – Route SEEG Akournam-Carrière : le chemin de croix ! | Lunion.ga

Avant la prise de pouvoir, le 30 août 2023, par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), les travaux du tronçon routier d’environ 500 mètres, reliant la centrale de la Société d’énergie et d’eau du Gabon ((SEEG) d’Akournam au carrefour la Carrière, avaient déjà amorcé une phase effective avec la pose des pavés sur une infime partie du linéaire.

Puis, patatras ! La décision qui suivra du président de la Transition, sommant les enterprises concernées à mener à terme les chantiers engagés pour s’éviter le retour de la manivelle, n’y fit rien. Preuve, sur place, cette route qui n’existe plus que de nom est toujours dans un piteux état. Seuls les véhicules 4×4 s’y aventurent. Même les «clandos» sont des voitures tout-terrain.

Il y a un an, une pancarte annonçait une reprise imminente des travaux sur cette voie, entre la SEEG d’Akournam et la Carrière. Mais au fil du temps, l’espoir a fait suite à la désillusion des populations riveraines. Du coup, la problématique demeure entière, et rien à l’horizon ne présage des travaux aujourd’hui ou demain.

À lire aussi :  « Crimes rituels » : l’image écornée du Gabon

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Face à cet état de fait, du reste très gênant aux entournures, entendu que cette route est très utilisée au quotidien, puisque c’est l’unique voie de contournement qui mène à Owendo, au Lycée technique Omar Bongo et/ou à Awoungou, les populations se tournent désormais vers le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

L’appel sera t-il entendu, «Rien n’est moins sûr» disent-elles. Tant elles avouent connaître la sensibilité du numéro un gabonais devant les maux (communautaires) qui minent l’existence de ses nombreux concitoyens.

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CEMAC : La BEAC et la BAD financent l’entrée en Bourse de quatre entreprises du https://french.hcntimes.com/cemac-la-beac-et-la-bad-financent-lentree-en-bourse-de-quatre-entreprises-du/ https://french.hcntimes.com/cemac-la-beac-et-la-bad-financent-lentree-en-bourse-de-quatre-entreprises-du/#respond Mon, 13 Jul 2026 15:40:00 +0000 https://french.hcntimes.com/cemac-la-beac-et-la-bad-financent-lentree-en-bourse-de-quatre-entreprises-du/ CEMAC : La BEAC et la BAD financent l’entrée en Bourse de quatre entreprises du

  Quatre entreprises du Cameroun et du Gabon bénéficieront d’un appui financier de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) afin de couvrir une partie des coûts liés à leur introduction à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). La décision figure dans un communiqué publié le 10 juillet 2026 par […]

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CEMAC : La BEAC et la BAD financent l’entrée en Bourse de quatre entreprises du

 

Quatre entreprises du Cameroun et du Gabon bénéficieront d’un appui financier de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) afin de couvrir une partie des coûts liés à leur introduction à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). La décision figure dans un communiqué publié le 10 juillet 2026 par l’Unité de gestion des réformes des institutions financières de la CEMAC (UGRIF), dans le cadre du Projet de renforcement des capacités des institutions financières régionales de la CEMAC (PAMFUAC/PASFIC).

Selon ce communiqué, les sociétés Cameroon Hotel Corporation (Cameroun), Samba’A Assurances (Gabon), Gabon Power Company (Gabon) et Façade Maritime Champ Triomphal (Gabon) ont été retenues à l’issue de l’ouverture et de l’analyse des dossiers reçus le 30 avril 2026. Cette sélection fait suite à l’avis à manifestation d’intérêt lancé le 17 mars 2026 en vue d’identifier les entreprises susceptibles de bénéficier de la prise en charge des frais d’introduction en Bourse.

L’opération est financée grâce à une enveloppe de 223 780 dollars, soit environ 143 millions de FCFA, mise à disposition par le Fonds d’aide au secteur privé africain (FAPA), un mécanisme administré par la Banque africaine de développement (BAD), selon les informations communiquées par la BEAC.

Ces ressources serviront à couvrir plusieurs dépenses directement liées au processus d’introduction en Bourse. Elles financeront notamment la commission de visa de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF), la commission d’introduction de la BVMAC, ainsi que les honoraires des conseils juridiques et des commissaires aux comptes chargés de certifier les états financiers.

La prise en charge de ces frais vise à lever l’un des principaux obstacles auxquels sont confrontées les entreprises de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). En effet, le coût des opérations préparatoires est régulièrement cité parmi les principaux freins à l’accès au marché boursier régional.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts engagés depuis la fusion du marché financier régional en 2019. À cette occasion, les six États de la CEMAC avaient annoncé leur intention d’ouvrir le capital de plusieurs entreprises publiques ou de sociétés issues de partenariats public-privé à travers la BVMAC.

Dans les faits, cette dynamique est toutefois restée limitée. Selon les données disponibles, seules la Société commerciale gabonaise de réassurance (SCG-Ré) et la banque équato-guinéenne Bange Bank ont rejoint la cote de la BVMAC depuis l’unification du marché.

Sur les 17 entreprises publiques identifiées par cinq États de la CEMAC comme candidates potentielles à une introduction en Bourse, aucune autre n’a encore franchi cette étape. En janvier 2024, le directeur général de la BVMAC, Louis Banga Ntolo, expliquait cette situation par la réticence de nombreux dirigeants à soumettre leur gestion aux exigences de transparence du marché, mais aussi par la faible application, dans plusieurs pays, des décisions prises en faveur de l’ouverture du capital des entreprises publiques.

Perton Biyiha 


Publié le 13/07/26 17:40


La Rédaction


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Gabon : USTM, le prix de la paix universitaire https://french.hcntimes.com/gabon-ustm-le-prix-de-la-paix-universitaire/ https://french.hcntimes.com/gabon-ustm-le-prix-de-la-paix-universitaire/#respond Mon, 13 Jul 2026 14:23:00 +0000 https://french.hcntimes.com/gabon-ustm-le-prix-de-la-paix-universitaire/ Gabon : USTM, le prix de la paix universitaire

Libreville, Lundi 13 Juillet 2026 (Infos Gabon) – L’État gabonais joue désormais contre le temps. Quelques jours seulement après la suspension des activités pédagogiques décidée par le Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC) de l’Université des sciences et techniques de Masuku, le gouvernement a choisi d’accélérer sa réponse afin d’éviter qu’une crise sociale localisée à Franceville […]

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Gabon : USTM, le prix de la paix universitaire

Libreville, Lundi 13 Juillet 2026 (Infos Gabon) – L’État gabonais joue désormais contre le temps. Quelques jours seulement après la suspension des activités pédagogiques décidée par le Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC) de l’Université des sciences et techniques de Masuku, le gouvernement a choisi d’accélérer sa réponse afin d’éviter qu’une crise sociale localisée à Franceville ne se transforme en une paralysie durable de l’enseignement supérieur public.

Sur instruction du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, une première enveloppe de 700 millions de francs CFA sera mise à disposition dans les prochains jours pour permettre le règlement d’une partie des vacations dues au titre de l’année académique 2024-2025. L’annonce marque un tournant dans un dossier devenu hautement sensible tant pour les autorités que pour les milliers d’étudiants dont l’avenir universitaire dépend désormais d’un retour rapide à la normale.

Au-delà de la question budgétaire, cette séquence révèle les tensions profondes qui traversent aujourd’hui le système universitaire gabonais. Elle interroge également la capacité des États africains à accompagner l’expansion rapide de leurs établissements d’enseignement supérieur tout en garantissant la qualité académique et la stabilité sociale.

Une réponse présidentielle face à l’urgence

Lorsque le SNEC-USTM annonçait, le 10 juillet dernier, la suspension de l’ensemble des activités pédagogiques pour l’année universitaire 2025-2026, le signal envoyé était particulièrement fort.

Les enseignants-chercheurs estimaient avoir épuisé toutes les voies de dialogue après plusieurs mois d’attente et après avoir déjà levé un précédent mouvement social en février dans l’espoir d’un règlement rapide des montants dus. Malgré la reprise des enseignements à cette période, les vacations accumulées continuaient de peser sur une profession dont une partie importante des revenus dépend précisément de ces heures complémentaires.

Pour les responsables syndicaux, poursuivre les cours sans visibilité sur le paiement revenait progressivement à normaliser une situation devenue intenable. Face au risque d’une année universitaire compromise et à la perspective d’un nouveau retard académique pour plusieurs milliers d’étudiants, l’exécutif a finalement décidé d’intervenir directement.

Selon les éléments issus des vérifications menées par les services compétents, le montant global des créances liées aux vacations a été réévalué à environ 1,2 milliard de francs CFA. Sur cette somme, une première tranche de 700 millions est désormais disponible sur les comptes de l’agence comptable de l’université et devrait être rapidement décaissée, tandis que le reliquat fera l’objet d’un règlement ultérieur.

Cette décision traduit une volonté politique claire de désamorcer une crise susceptible de fragiliser davantage un secteur déjà soumis à de fortes pressions démographiques.

Une université victime de sa croissance

Mais si le versement annoncé constitue incontestablement un signal d’apaisement, il ne répond qu’en partie aux causes profondes du malaise. Depuis plusieurs années, l’USTM connaît une croissance continue de ses effectifs étudiants, de ses établissements et de ses filières de formation.

Cette dynamique accompagne les besoins croissants du Gabon en ingénieurs, scientifiques, spécialistes des technologies, géologues, professionnels de l’environnement ou encore experts des industries extractives. Or, cette expansion ne s’est pas accompagnée d’un rythme équivalent de recrutement d’enseignants permanents.

Pour maintenir l’offre de formation, l’université a progressivement eu recours à un volume toujours plus important de vacations assurées par les enseignants-chercheurs déjà en poste ou par des intervenants extérieurs. Le syndicat estime précisément que cette réalité explique l’augmentation constante des montants réclamés aujourd’hui.

L’équation devient alors simple mais redoutable. Plus l’université se développe sans renforcer ses ressources humaines permanentes, plus sa dépendance aux vacations augmente et plus les risques de tensions budgétaires se multiplient.

Le conflit actuel apparaît ainsi moins comme une crise ponctuelle de paiement que comme le symptôme d’un déséquilibre structurel entre croissance académique et capacités financières.

Le défi stratégique de l’enseignement supérieur

L’USTM occupe une place particulière dans le dispositif universitaire national. Installée à Franceville, au cœur du Haut-Ogooué, elle constitue le principal pôle scientifique et technologique du pays et représente un levier essentiel pour la diversification économique que le Gabon ambitionne depuis plusieurs années.

Mines, énergie, environnement, génie industriel, technologies et recherche appliquée figurent parmi les secteurs stratégiques appelés à soutenir la transformation économique nationale.

Dans ce contexte, chaque interruption prolongée des enseignements dépasse largement le cadre d’un simple conflit social universitaire. Elle touche directement aux capacités futures du pays à former les compétences dont il aura besoin pour accompagner son développement industriel et technologique.

Le gouvernement semble avoir pleinement intégré cette dimension stratégique en privilégiant une intervention rapide du chef de l’État. Reste désormais une question essentielle.

Les 700 millions de francs CFA permettront-ils de convaincre les enseignants-chercheurs de reprendre immédiatement le chemin des amphithéâtres et des laboratoires ? La réponse appartient désormais au dialogue social.

Mais une certitude s’impose déjà. Le règlement des arriérés, aussi indispensable soit-il, ne suffira pas à lui seul à sécuriser durablement la paix universitaire. Le véritable défi commence après le paiement.

Il consistera à construire un modèle de financement capable d’accompagner l’expansion de l’enseignement supérieur gabonais sans exposer régulièrement étudiants, enseignants et institutions aux mêmes crises cycliques. Car dans toutes les économies émergentes, investir dans l’université ne constitue jamais une dépense.

Il s’agit toujours d’un investissement dans la souveraineté scientifique, la compétitivité économique et la stabilité future de la nation.

FIN/INFOSGABON/SO/2026

Copyright Infos Gabon

LIRE AUSSI Gabon: USTM, le coût d’une université sous tension

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Gabon : Paris 2026, le rendez-vous de la diaspora https://french.hcntimes.com/gabon-paris-2026-le-rendez-vous-de-la-diaspora/ https://french.hcntimes.com/gabon-paris-2026-le-rendez-vous-de-la-diaspora/#respond Mon, 13 Jul 2026 12:05:00 +0000 https://french.hcntimes.com/gabon-paris-2026-le-rendez-vous-de-la-diaspora/ Gabon : Paris 2026, le rendez-vous de la diaspora

Libreville, Lundi 13 Juillet 2026 (Infos Gabon) – Le 20 juillet prochain, les regards de la communauté gabonaise et d’une partie des cercles diplomatiques européens convergeront vers Paris. La visite d’État du président Brice Clotaire Oligui Nguema en France dépasse largement le cadre protocolaire d’un déplacement présidentiel classique. Elle constitue le premier grand test international […]

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Gabon : Paris 2026, le rendez-vous de la diaspora

Libreville, Lundi 13 Juillet 2026 (Infos Gabon) – Le 20 juillet prochain, les regards de la communauté gabonaise et d’une partie des cercles diplomatiques européens convergeront vers Paris. La visite d’État du président Brice Clotaire Oligui Nguema en France dépasse largement le cadre protocolaire d’un déplacement présidentiel classique.

Elle constitue le premier grand test international de la nouvelle République gabonaise, mais également un moment de vérité pour une diaspora appelée à devenir un acteur central de la transformation économique, institutionnelle et politique du pays.

À quelques jours de l’arrivée du chef de l’État, l’ambassade du Gabon en France a déclenché une mobilisation sans précédent des communautés gabonaises établies dans l’Hexagone et plus largement en Europe. Derrière les appels au rassemblement lancés par l’ambassadeur Alfred Nguia Banda se dessine en réalité une stratégie diplomatique plus vaste visant à repositionner le Gabon sur l’échiquier international tout en réconciliant l’État avec ses ressortissants de l’étranger.

Cette visite sera observée autant à Libreville qu’à Paris, Bruxelles ou Genève. Elle pourrait marquer un tournant dans la relation entre le pouvoir gabonais et sa diaspora, longtemps considérée comme une périphérie politique mais désormais reconnue comme une composante stratégique de la nation.

Une visite d’État pour relancer le partenariat franco-gabonais

La rencontre prévue entre Brice Clotaire Oligui Nguema et le président français Emmanuel Macron constituera le point culminant du déplacement présidentiel.

Après plusieurs années de recomposition géopolitique sur le continent africain et de redéfinition des relations entre Paris et ses partenaires historiques, Libreville entend ouvrir une nouvelle séquence diplomatique fondée sur des intérêts mutuels renouvelés et sur une coopération adaptée aux réalités du XXIe siècle.

L’ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguia Banda, résume d’ailleurs clairement l’ambition de cette visite en évoquant la nécessité de « réactiver, réchauffer et raffermir les relations séculaires » entre les deux États ainsi que « l’estime entre les deux chefs d’État ».

Derrière cette formule diplomatique se profilent plusieurs dossiers majeurs. Les questions liées aux investissements français au Gabon, à la diversification économique, aux infrastructures, à l’énergie, à la formation, à la sécurité régionale et aux nouvelles technologies devraient figurer parmi les sujets prioritaires des échanges.

Cette visite intervient également dans un contexte où le Gabon cherche à renforcer sa visibilité auprès des investisseurs internationaux et à présenter les réformes engagées depuis l’instauration de la Vème République comme les fondations d’un nouveau cycle politique et économique.

Pour Libreville, Paris demeure un partenaire stratégique incontournable. Pour la France, le Gabon reste un acteur majeur de la stabilité régionale en Afrique centrale et un partenaire économique important.

La diaspora au cœur du nouveau contrat national

Mais l’événement qui cristallise déjà l’attention de milliers de Gabonais demeure la rencontre prévue le 21 juillet à la Maison de la Mutualité dans le cinquième arrondissement de Paris. Plus qu’une simple réunion communautaire, ce rendez-vous apparaît comme la première grande consultation politique de la diaspora depuis l’élection du président Oligui Nguema.

Le choix du lieu n’est pas anodin. La Maison de la Mutualité a longtemps accueilli les grands débats politiques français et internationaux. En y conviant ses compatriotes, le chef de l’État entend envoyer un signal fort sur la place désormais accordée aux Gabonais de l’extérieur dans la construction nationale.

La diaspora gabonaise en France représente l’une des plus importantes communautés expatriées du pays. Elle rassemble étudiants, chercheurs, médecins, entrepreneurs, ingénieurs, cadres supérieurs et responsables d’entreprises qui constituent un réservoir considérable de compétences et de capitaux.

Le renforcement récent de leur représentation parlementaire confirme cette évolution institutionnelle. Le pouvoir gabonais considère désormais les expatriés non plus comme de simples observateurs de la vie nationale mais comme des partenaires du développement appelés à participer activement à la modernisation du pays.

Les attentes sont nombreuses. Les Gabonais de France souhaitent obtenir des réponses sur les investissements productifs au Gabon, sur l’amélioration des services consulaires, sur l’accès aux bourses d’études, sur la reconnaissance des compétences acquises à l’étranger ainsi que sur le statut politique des binationaux dans le nouveau cadre institutionnel.

La rencontre parisienne pourrait ainsi ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre l’État et sa diaspora.

Une démonstration d’unité sous haute sécurité

Consciente de l’ampleur de la mobilisation attendue, l’ambassade du Gabon a choisi d’organiser l’événement selon des standards sécuritaires particulièrement élevés. Le système d’inscription numérique mis en place via la plateforme Gabon Ensemble prévoit la délivrance de 1 500 billets nominatifs sécurisés par codes QR. L’accès à la salle ne sera possible qu’après présentation simultanée du billet électronique et d’une pièce d’identité gabonaise valide.

Le Quai d’Orsay, les services de police français ainsi que l’ambassade assureront conjointement la supervision du dispositif. Cette organisation rigoureuse vise autant à garantir la sécurité qu’à projeter l’image d’un État moderne, structuré et capable d’organiser des événements internationaux d’envergure.

Alfred Nguia Banda a d’ailleurs multiplié les appels au patriotisme, à la responsabilité et à la fierté nationale, invitant les Gabonais à réserver au président un « accueil stratosphérique » susceptible de marquer durablement l’histoire politique contemporaine du pays.

La mobilisation dépasse désormais largement les frontières françaises. Des réunions préparatoires ont déjà été organisées avec les communautés gabonaises du Benelux tandis que plusieurs associations d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie et de Suisse préparent également leur déplacement vers Paris.

L’objectif affiché est clair. Faire de cette visite une démonstration d’unité nationale et un symbole du rayonnement international du Gabon. Le succès de cette mobilisation sera scruté avec attention tant par les autorités gabonaises que par les partenaires internationaux du pays.

Car au-delà des cérémonies protocolaires et des entretiens diplomatiques, cette visite pourrait consacrer l’émergence d’une nouvelle relation entre l’État gabonais et ses citoyens établis à l’étranger.

Le rendez-vous parisien des 20 et 21 juillet s’annonce ainsi comme bien plus qu’une étape diplomatique. Il pourrait devenir le moment fondateur d’une diplomatie des diasporas où les communautés expatriées cessent d’être des spectateurs lointains pour devenir des acteurs à part entière de la souveraineté, de l’influence et du développement national.

À Paris, le Gabon ne viendra pas seulement parler à la France. Il viendra également parler à une partie de lui-même.

FIN/INFOSGABON/SO/2026

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Gabon : espérance de vie à 68 ans, un modèle de santé qui fabrique les inégalités  | Gabonmediatime.com https://french.hcntimes.com/gabon-esperance-de-vie-a-68-ans-un-modele-de-sante-qui-fabrique-les-inegalites-gabonmediatime-com/ https://french.hcntimes.com/gabon-esperance-de-vie-a-68-ans-un-modele-de-sante-qui-fabrique-les-inegalites-gabonmediatime-com/#respond Mon, 13 Jul 2026 09:29:00 +0000 https://french.hcntimes.com/gabon-esperance-de-vie-a-68-ans-un-modele-de-sante-qui-fabrique-les-inegalites-gabonmediatime-com/ Gabon : espérance de vie à 68 ans, un modèle de santé qui fabrique les inégalités  | Gabonmediatime.com

C’est un document accablant qui pointe les limites structurelles de notre système de santé. Élaboré par le gouvernement en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Rapport national sur le développement humain (RNDH) 2026 dresse un état des lieux du développement humain dans le pays. Jeunesse, emploi, entrepreneuriat, éducation ou […]

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Gabon : espérance de vie à 68 ans, un modèle de santé qui fabrique les inégalités  | Gabonmediatime.com

C’est un document accablant qui pointe les limites structurelles de notre système de santé. Élaboré par le gouvernement en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Rapport national sur le développement humain (RNDH) 2026 dresse un état des lieux du développement humain dans le pays. Jeunesse, emploi, entrepreneuriat, éducation ou encore santé, tous les indicateurs sont passés au crible. Derrière le classement du Gabon parmi les pays à développement humain élevé, le rapport révèle pourtant un paradoxe. Avec une espérance de vie limitée à 68 ans en 2024, le pays reste loin des performances enregistrées par les États de la même catégorie. Un constat qui traduit les limites d’un modèle sanitaire encore marqué par de profondes inégalités d’accès aux soins.

L’étude montre certes que l’espérance de vie a progressé de près de huit ans depuis 1990, passant d’environ 60 à 68 ans grâce aux campagnes de vaccination, à la baisse de la mortalité infantile et à l’amélioration de l’accès aux soins de santé primaires. Mais cette progression demeure insuffisante au regard des moyens dont dispose le Gabon. Le rapport estime que les investissements consentis ne produisent pas les résultats attendus, notamment en raison de la forte concentration des infrastructures hospitalières dans les grands centres urbains, laissant les populations rurales avec un accès limité aux soins spécialisés. À cela s’ajoute la montée des maladies chroniques, comme l’hypertension, le diabète et les pathologies cardiovasculaires, qui mettent sous pression un système de santé insuffisamment adapté à cette transition épidémiologique.

Un système de santé qui accentue les fractures territoriales

Le rapport souligne également que les crises récentes ont mis en évidence les faiblesses structurelles du modèle sanitaire du pays. La pandémie de Covid-19 a notamment interrompu la progression de l’espérance de vie en 2020 et 2021, révélant les limites des capacités opérationnelles du système de santé et de la protection sociale. Les auteurs insistent en outre sur la nécessité de rendre les dépenses de santé plus efficaces afin qu’elles produisent des gains en matière de longévité et de bien-être. Ils plaident pour une meilleure répartition des infrastructures, un renforcement des services de proximité et une prise en charge plus adaptée des maladies non transmissibles.

Selon ce document, la santé demeure le maillon faible du développement humain au Gabon. Si l’éducation progresse et que le pays conserve un niveau de revenu relativement élevé, ces acquis ne suffisent pas à compenser les insuffisances d’un système de santé qui continue de fabriquer des inégalités entre les territoires et les populations. Pour les rédacteurs du RNDH, l’amélioration de l’espérance de vie passera inévitablement par une politique de santé plus équitable, davantage tournée vers la prévention, le renforcement des soins de proximité et la réduction des disparités territoriales.


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« L’amour n’a pas d’âge » : le morceau qui divise autant qu’il cartonne – https://french.hcntimes.com/lamour-na-pas-dage-le-morceau-qui-divise-autant-quil-cartonne/ https://french.hcntimes.com/lamour-na-pas-dage-le-morceau-qui-divise-autant-quil-cartonne/#respond Mon, 13 Jul 2026 08:36:00 +0000 https://french.hcntimes.com/lamour-na-pas-dage-le-morceau-qui-divise-autant-quil-cartonne/ « L’amour n’a pas d’âge » : le morceau qui divise autant qu’il cartonne –

Le titre « L’amour n’a pas d’âge », interprété en langue fang par l’artiste Johaness Show, connaît un succès fulgurant sur les réseaux sociaux au Gabon. Diffusée sur TikTok, Facebook et WhatsApp, la chanson est reprise dans de nombreuses vidéos et fait partie des morceaux les plus partagés du moment. Mais cette popularité s’accompagne d’une […]

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« L’amour n’a pas d’âge » : le morceau qui divise autant qu’il cartonne –

Le titre « L’amour n’a pas d’âge », interprété en langue fang par l’artiste Johaness Show, connaît un succès fulgurant sur les réseaux sociaux au Gabon. Diffusée sur TikTok, Facebook et WhatsApp, la chanson est reprise dans de nombreuses vidéos et fait partie des morceaux les plus partagés du moment. Mais cette popularité s’accompagne d’une polémique qui alimente les débats bien au-delà du milieu musical.

En quelques jours, le morceau s’est imposé dans les playlists de nombreux internautes. Son refrain, jugé accrocheur, circule largement sur les plateformes numériques et dans les quartiers. Ce bouche-à-oreille numérique lui offre une visibilité importante et contribue à son succès auprès d’un public varié, en particulier les jeunes.

La controverse porte principalement sur une phrase des paroles. L’expression « Si tu trouves une U15, tu attrapes, car l’amour n’a pas d’âge » suscite de nombreuses réactions. Plusieurs internautes estiment que cette formule est problématique, au regard des questions liées à la protection des mineurs.

D’autres considèrent toutefois que cette phrase est sortie de son contexte ou relève d’une expression artistique. Selon eux, le morceau évoquerait davantage les différences d’âge dans les relations amoureuses que des situations impliquant des mineurs. Cette divergence d’interprétation nourrit les échanges sur les réseaux sociaux.

Les commentaires, vidéos de réaction et publications se multiplient depuis plusieurs jours. Certains défendent la liberté d’expression artistique, tandis que d’autres rappellent que les paroles d’une chanson peuvent influencer les représentations et les comportements, surtout auprès d’un jeune public.

Cette polémique contribue également à accroître la visibilité du morceau. Plus la chanson fait l’objet de discussions, plus elle est écoutée, partagée et reprise sur les plateformes numériques. Un phénomène désormais fréquent dans l’industrie musicale, où les débats sur les réseaux sociaux peuvent accélérer la notoriété d’une œuvre.

Au-delà de son succès, « L’amour n’a pas d’âge » ouvre un débat sur les limites de la création artistique, la responsabilité des artistes et l’interprétation des paroles par le public. Si les avis restent partagés, une chose est certaine : le morceau de Johaness Show occupe aujourd’hui une place centrale dans les discussions sur les réseaux sociaux au Gabon.

Tryphene Lembah

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Gabon: USTM, le coût d’une université sous tension https://french.hcntimes.com/gabon-ustm-le-cout-dune-universite-sous-tension/ https://french.hcntimes.com/gabon-ustm-le-cout-dune-universite-sous-tension/#respond Mon, 13 Jul 2026 05:05:00 +0000 https://french.hcntimes.com/gabon-ustm-le-cout-dune-universite-sous-tension/ Gabon: USTM, le coût d’une université sous tension

Libreville, Lundi 13 Juillet 2026 (Infos Gabon) – L’Université des sciences et techniques de Masuku, principal pôle scientifique et technologique du Gabon, vient de franchir un seuil critique. À Franceville, les enseignants-chercheurs ont décidé de suspendre l’ensemble des activités pédagogiques, ouvrant une nouvelle séquence d’incertitude pour des milliers d’étudiants et posant avec acuité la question […]

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Gabon: USTM, le coût d’une université sous tension

Libreville, Lundi 13 Juillet 2026 (Infos Gabon) – L’Université des sciences et techniques de Masuku, principal pôle scientifique et technologique du Gabon, vient de franchir un seuil critique. À Franceville, les enseignants-chercheurs ont décidé de suspendre l’ensemble des activités pédagogiques, ouvrant une nouvelle séquence d’incertitude pour des milliers d’étudiants et posant avec acuité la question du financement durable de l’enseignement supérieur dans le pays.

La décision prise par le Syndicat national des enseignants-chercheurs de l’Université des sciences et techniques de Masuku à l’issue de son assemblée générale ne constitue pas seulement un mouvement social supplémentaire dans l’histoire universitaire gabonaise. Elle révèle les tensions structurelles auxquelles sont confrontées de nombreuses institutions africaines engagées dans l’expansion de leur offre de formation sans que les ressources humaines et budgétaires ne progressent au même rythme.

Au cœur de la crise se trouve le non-paiement des vacations de l’année académique 2024-2025, une situation qui a conduit les enseignants à suspendre toutes les activités pédagogiques de l’année universitaire 2025-2026 jusqu’au règlement intégral des sommes dues.

Pour l’USTM, établissement stratégique chargé de former ingénieurs, chercheurs, scientifiques et techniciens dont dépend une partie de l’avenir économique du pays, l’enjeu dépasse désormais le simple différend financier.

L’expansion universitaire rattrapée par ses contraintes

Depuis plusieurs années, l’Université des sciences et techniques de Masuku connaît une transformation importante de son offre académique. L’ouverture de nouveaux établissements, la diversification des filières et l’augmentation du nombre d’étudiants ont permis de renforcer le rôle de l’université dans la formation des compétences nationales.

Cette dynamique de croissance a cependant généré une hausse considérable du volume des heures complémentaires assurées par les enseignants. Selon le président du SNEC-USTM, Ferdinand Evoung Evoung, cette augmentation des vacations résulte directement du décalage entre l’expansion des formations et l’insuffisance des recrutements d’enseignants permanents.

Dans ces conditions, les vacations sont progressivement devenues non plus un mécanisme d’ajustement ponctuel mais un élément essentiel du fonctionnement quotidien de l’institution. Cette dépendance croissante a transformé leur paiement en enjeu majeur pour la stabilité du calendrier académique et la continuité pédagogique.

Un audit qui nourrit davantage les interrogations

Afin d’établir la réalité des charges d’enseignement, les autorités avaient engagé un audit conduit par le ministère du Budget.

L’objectif affiché consistait à clarifier le volume réel des heures dispensées et à établir le montant exact des sommes dues aux enseignants. Mais les conclusions de cette évaluation sont aujourd’hui fortement contestées par le syndicat.

Les représentants des enseignants évoquent des montants revus à la baisse, l’absence de prise en compte de certains personnels ainsi que des données qui ne correspondraient pas aux heures effectivement assurées dans les différentes composantes de l’université. Loin d’apaiser les tensions, cet exercice de vérification semble ainsi avoir contribué à renforcer la défiance entre les parties.

La situation est d’autant plus sensible que le président de la République avait annoncé un règlement intégral des vacations après la réception du rapport définitif. Deux semaines après cette annonce, aucun paiement n’avait toutefois encore été effectué selon les responsables syndicaux.

Plus préoccupant encore, l’hypothèse d’un règlement partiel des montants dus aurait été évoquée, alors même que d’autres établissements d’enseignement supérieur auraient bénéficié d’un traitement différent.

Une crise qui dépasse le cadre de Franceville

Au-delà du cas particulier de l’USTM, cet épisode remet au premier plan le débat sur le financement de l’enseignement supérieur scientifique dans les économies émergentes.

Le Gabon affiche l’ambition de développer sa transformation industrielle, de renforcer son secteur minier, d’accélérer sa transition numérique et de diversifier son économie. Toutes ces priorités reposent sur la capacité du pays à produire localement les compétences techniques, scientifiques et technologiques nécessaires. Or cette mission incombe en grande partie à l’Université des sciences et techniques de Masuku.

Chaque interruption prolongée des enseignements représente donc bien davantage qu’un retard administratif ou budgétaire. Elle affecte directement la formation des futurs ingénieurs, géologues, chercheurs, biologistes, informaticiens et spécialistes dont dépendra la compétitivité future du pays.

Conscients de cet enjeu, les responsables du SNEC-USTM ont lancé un appel solennel au chef de l’État afin qu’une solution rapide soit trouvée.

L’avenir immédiat de plusieurs promotions d’étudiants dépend désormais de la capacité des différentes parties à renouer le dialogue et à restaurer la confiance. Car derrière la question des vacations se joue en réalité un débat plus large sur la place accordée au savoir, à la recherche et au capital humain dans le projet de développement national.

Et pour toute nation qui ambitionne de bâtir son avenir sur la connaissance, investir dans ses universités n’est jamais une dépense. C’est un choix stratégique.

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