DIRECT. Guerre au Moyen-Orient: le général Jean-Paul Paloméros estime « probable que la guerre redémarre »
« Il est probable que la guerre redémarre », analyse l’ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air
Selon Jean-Paul Paloméros, ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air, « il est probable que la guerre redémarre ».
« On est devant une alternative claire: soit on laisse l’Iran se développer, continuer à tuer son propre peuple et dominer la région, soit on dit, c’est fini », analyse Jean-Paul Paloméros sur BFMTV-RMC.
Pour cet ancien commandant de l’OTAN, « il faut être actif et ne pas laisser l’Iran souffler ». « Il faut tout faire pour ramener l’Iran dans une sorte de compréhension et de changement d’attitude. Pour moi, ça passe par un changement de régime et donc sans doute par la guerre », affirme Jean-Paul Paloméros.
Pour l’ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air, la mission multinationale est « une première étape »
L’ancien chef d’état-major de l’Armée de l’air, Jean-Paul Paloméros, estime que la mission multinationale initiée par la France et le Royaume-Uni, est « une première étape de prise de conscience » des enjeux de la guerre au Moyen-Orient.
« C’est une première étape de prise de conscience de la réalité de ce qu’est aujourd’hui la guerre en Iran et des conséquences », affirme cet ancien Commandant Suprême Allié pour la Transformation de l’OTAN sur BFMTV-RMC.
« Si on peut inspirer le doute et la crainte chez le pouvoir iranien, il faut faire savoir qu’on est là », ajoute-t-il Jean-Paul Paloméros évoquant le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle.
Marine Le Pen, critique sur la venue du Charles de Gaulle dans le détroit d’Ormuz
Tandis que le Charles de Gaulle s’apprête à rejoindre le golfe d’Oman, Marine Le Pen considère qu’il ne tient pas au porte-avions français de sécuriser le détroit d’Ormuz.
« C’est un élément de puissance, mais en réalité, ce n’est pas le Charles de Gaulle qui peut sécuriser le détroit d’Ormuz. Le détroit d’Ormuz sera ouvert ou fermé en fonction des négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran et peut-être d’ailleurs avec le coup de pouce de la Chine à l’issue de la visite de Donald Trump », estime la députée RN.
Déployé par la France en vue d’une potentielle mission de sécurisation du passage maritime, « le Charles de Gaulle participe à pas-grand-chose », ironise Marine Le Pen.
Une frappe israélienne entendue à Beyrouth, au Liban
Une frappe israélienne touche une voiture sur l’autoroute au sud de Beyrouth, au Liban.
La guerre en Iran a coûté 29 milliards de dollars aux États-Unis
Selon le contrôleur par intérim du Pentagone, Jules Hurst, la guerre en Iran a coûté 29 milliards de dollars aux États-Unis, rapporte CBS News. Le secrétaire Pete Hegseth avait annoncé le mois dernier un coût de 25 milliards de dollars.
De leur côté, des responsables américains qui affirment avoir eu connaissance d’évaluations internes estiment que la guerre aurait déjà pu coûter près de 50 milliards de dollars.
L’Iran au cœur de la visite de Donald Trump en Chine
La fin de la guerre en Iran va-t-elle se jouer à Pékin ? Dans les rues de Téhéran, certains habitants veulent y croire. « Je pense que la Chine exercera son influence et obtiendra des États-Unis toutes les garanties ou conditions qu’elle estime devoir recevoir à cet égard », espère un Iranien.
La Chine qui achète plus de 80% du pétrole iranien a un intérêt tout comme les États-Unis à un apaisement du conflit et une réouverture du détroit d’Ormuz.
Devenu plus rare en raison du durcissement des relations entre les deux puissances, la visite d’État de Donald Trump en Chine est une première depuis 2017.
La Chine appelle le Pakistan à « intensifier » ses efforts de médiation entre l’Iran et les États-Unis
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi appelle le Pakistan à « intensifier » ses efforts de médiation entre l’Iran et les États-Unis, et exprime l’intention de son pays de continuer à le soutenir, rapporte Chine Nouvelle.
Wang Yi s’est entretenu hier par téléphone avec son homologue pakistanais Ishaq Dar, indique l’agence d’État ce matin, à la veille de l’arrivée du président américain Donald Trump en Chine, partenaire stratégique et économique primordiale de l’Iran.
L’Iran conserve d’importantes capacités de missiles, selon le renseignement américain
L’Iran conserve d’importantes capacités en matière de missiles après les frappes américano-israéliennes, selon des responsables du renseignement américains cités anonymement par le New York Times.
Téhéran aurait de nouveau rendu opérationnels 30 de ses 33 sites de lancement de missiles le long du détroit d’Ormuz, selon ces responsables.
Donald Trump attendu en Chine aujourd’hui
Donald Trump est attendu à Pékin pour y rencontrer son « bon ami » Xi Jinping, et a assuré que sa visite sera fructueuse en dépit de leurs désaccords sur la guerre au Moyen-Orient, le commerce et Taïwan.
« Nous aurons une longue conversation à propos de l’Iran », a dit mardi Donald Trump aux journalistes venus assister à son départ de la Maison Blanche. Avant de déclarer tout le contraire quelques minutes plus tard: « Nous avons beaucoup de choses à discuter. Et je ne dirais pas que l’Iran en fait partie. »
Le dirigeant républicain, empêtré dans un conflit beaucoup plus long et complexe qu’il ne le prévoyait, a assuré qu’il n’avait de toute façon « pas besoin d’aide avec l’Iran. »
L’Iran écarte tout compromis après le rejet de sa proposition par Donald Trump
Après le rejet catégorique de Donald Trump, le pouvoir iranien a écarté hier l’idée d’amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre.
« Il n’y a pas d’autre choix que d’accepter les droits du peuple iranien, tels qu’établis dans la proposition en 14 points. Toute autre approche serait infructueuse », a écrit sur X le négociateur en chef de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf, plus d’un mois après l’instauration d’une trêve précaire.
Le président américain a considéré la proposition iranienne comme étant bonne « à mettre à la poubelle ».
13 morts dans des frappes israéliennes au Liban
Le ministère de la Santé a annoncé hier soir la mort de 13 personnes, dont un soldat et deux secouristes, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du Liban.
« Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés ». Une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts « dont un soldat et un ressortissant syrien », ainsi que 12 blessés.
Une troisième frappe dans la localité de Bint Jbeil a tué « quatre citoyens dont un enfant et une femme » et fait deux blessés, a indiqué le ministère.
« Une initiative » française à l’ONU sur le détroit d’Ormuz
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l’évolution de la guerre en Iran et au Moyent-Orient.
Hier, le président Emmanuel Macron a annoncé que la France allait « prendre une initiative aux Nations unies » afin de proposer un « cadre » en vue d’une mission « totalement neutre et pacifique » pour une future sécurisation du détroit d’Ormuz.
« On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d’Ormuz », a dit le chef de l’État depuis Nairobi, à la fin d’un sommet franco-africain. Il a déploré « une escalade dans les déclarations » côtés américain et iranien.
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