Dominique Lotte : «Un nouveau médecin généraliste et un infirmier en poste avancé, au centre départemental de santé du Creusot»
C’est une bonne nouvelle pour les patients en souffrance au Creusot. Les prises de fonction ont eu lieu mercredi. Il y a désormais 3 généralistes salariés au centre départemental de santé, à L’Arche au Creusot.
Dans une interview à creusot-infos, Dominique Lotte, le Président du centre départemental de santé, fait le point. Avec des annonces pour Le Creusot.
Quelles décisions avez-vous prises pour le centre départemental de santé au Creusot ?
DOMINIQUE LOTTE : «Nous venons d’installer un médecin généraliste et un infirmier en pratique avancée. Cela veut dire quoi ? Tout simplement que cet infirmier, par son travail autorisé et encadré, permet aux médecins d’avoir plus de temps pour les consultations».
C’est quoi l’équipe, aujourd’hui, au Creusot ?
«Elle est constituée de trois médecins généralistes et donc d’un infirmer. C’est ce qui est recommandé par les autorités de tutelle, pour un exercice coordonné».
On sait qu’il y avait une vraie attente sur Le Creusot. Avez-vpus des chiffres, des données ?
«Oui, en 2025 il y a eu 10.388 consultations au Creusot. . C’était 8% de plus qu’en 2024. Il s’agissait de la plus forte croissance en Saône-et-Loire, par rapport à 2024. Devant Autun et Chalon sur Saône-sur-Saône qui étaient à +7%. Le Creusot jusqu’alors était le centre qui réalisait le moins de consultations. A Mâcon, en 2025, c’était 45.579 consultations».
Le Centre départemental de santé a décidé, aussi, de signer une convention avec l’hôpital Hôtel-Dieu du Creusot. Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ?
«Bon, c’est relativement simple. La problématique que l’on a aujourd’hui sur le plan départemental, c’est une question de renouvellement des générations en termes de professionnels. Nous avons organisé, structuré déjà des conventions avec un certain nombre de GHT, de groupements hospitaliers territoriaux, Mâcon et Chalon, Et donc derrière il nous restait un territoire qui était un petit peu en vide et donc la logique voulait effectivement qu’on organise structurellement pour l’ensemble du département.
L’idée c’est d’accompagner avec le groupement de territoires du Creusot la même logique, c’est-à-dire un conventionnement pendant un accord cadre qui nous permet de faire du recrutement collectif, du recrutement coordonné.
La logique est celle-ci, elle est dans une dimension départementale qui nous permet de couvrir l’ensemble du département. Désormais, le centre départemental de santé et l’Hôtel-Dieu du Creusot, avec cette convention, vont pouvoir effectuer du co-recrutement».
Que pèse aujourd’hui le centre départemental de santé pour les particuliers, ceux qui n’avaient plus de médecins ?
«Aujourd’hui le centre départemental de santé c’est 155 000 visites départementales, ce sont à peu près 55 000 personnes qui sont couvertes par le Centre Départemental de Santé, c’est-à-dire à peu près 10% de la population du département de Saône-et-Loire».
Pour répondre à quelles demandes ?
«Aujourd’hui, on est à la fois sur de la médecine dite traditionnelle, c’est-à-dire du médecin qui accompagne effectivement les gens dans le domaine particulier et logique…
Et puis un certain nombre de spécialistes qui accompagnent effectivement des problématiques médicales spécialistes comme en cardiologie, dermatologue.etc. C’est ça aujourd’hui le centre départemental de santé, avec environ 110 personnes qui couvrent une partie de notre population. Pas la totalité, mais une partie, c’est-à-dire à peu près 55 000 habitants. Ce n’est pas rien !»
Recueilli par
Alain BOLLERY
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