Donald Trump envisage de bombarder le Mali, malgré la présence des forces russes

L’administration Trump examine la possibilité d’une intervention militaire au Mali contre le JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin), groupe affilié à Al-Qaïda, selon des responsables américains ayant requis requis l’anonymat pour s’exprimer auprès du Washington Post. Si elle était approuvée, cette opération porterait à huit le nombre de pays où Donald Trump aura ordonné des frappes depuis le début de son second mandat, lui qui avait pourtant promis de mettre fin aux conflits extérieurs.

Le JNIM s’est imposé comme le groupe armé le mieux équipé d’Afrique de l’Ouest. Au Mali, il a organisé l’an dernier un blocus des carburants qui a paralysé le pays, puis mené au printemps des attaques jusque dans les rues de Bamako, la capitale, et tuant le ministre de la Défense, Sadio Camara, dans un attentat-suicide le 25 avril.

Au sein de l’administration américaine, l’option militaire divise. Sebastian Gorka, directeur principal de la lutte contre l’antiterrorisme au Conseil de sécurité nationale, en est un défenseur assumé, selon le Post. Un responsable de la Maison-Blanche, sans confirmer d’intention de frappe, a indiqué que Washington encourageait les gouvernements d’Afrique du Nord et de l’Ouest « à acheter des équipements et services américains » pour leur guerre contre les terroristes, qualifiant le sujet de « problème multinational ».

Risque avec la présence russe

Le Mali, la Burkina Faso et le Niger, réunis dans l’Alliance des États du Sahel, sont dirigés par des juntes issues…

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