Du Bénin au Québec : quand la persévérance trace la route 

« Très tôt, mes parents, en particulier mon père, m’ont transmis l’idée que l’éducation était le plus grand héritage qu’ils pouvaient nous offrir. » 

Aînée de deux enfants, Allida grandit avec cette certitude. Une conviction qui, au fil des années, devient un moteur. Après le baccalauréat, elle intègre l’Université d’Abomey-Calavi en statistique. Un choix qui n’allait pas de soi. « Initialement attirée par la médecine, mon intérêt pour les mathématiques m’a naturellement orientée vers ce domaine », a-t-elle confié. 

Très vite, elle s’y distingue. « Très tôt dans mon cursus universitaire, je me suis fixé un objectif clair : obtenir d’excellents résultats académiques afin de pouvoir poursuivre mes études à l’international grâce à une bourse. » 

Rigueur, constance, discipline : elle obtient sa licence avec une moyenne de 15/20. Mais au-delà des résultats, ce sont ses expériences dans des structures de santé qui orientent son avenir. « Ces expériences ont renforcé mon intérêt pour l’analyse de données appliquée au domaine médical », explique-t-elle. La biostatistique s’impose alors comme une évidence, à la croisée des chiffres et de l’impact concret. 

« S’il y a un mot qui résume mon parcours, c’est la persévérance. »

Son départ pour le Québec en août 2023 marque un tournant. Mais derrière l’opportunité, il y a aussi le choc. « Mon adaptation au Québec s’est faite progressivement, avec beaucoup d’hésitation et de stress au départ », a-t-elle partagé. Les premières sessions sont exigeantes. Il faut tout réapprendre : les méthodes de travail, le rythme académique, l’autonomie du quotidien. « Le changement de méthode de travail et la compréhension en classe, notamment face à la diversité des accents, ont représenté de vrais défis. » 

À cela s’ajoutent des réalités plus personnelles. « L’hiver et les changements alimentaires ont également eu un impact sur ma santé. » Dans cette période fragile, un déclic s’opère. « C’est à ce moment-là que j’ai compris l’importance de demander de l’aide. » Avec le temps, cette expérience l’a rendue plus autonome et plus solide. « C’est vers la fin de l’année 2024 que j’ai réellement commencé à trouver ma place », raconte Allida. 

Au Québec, Allida découvre aussi une francophonie diverse et dynamique. Elle prend conscience de la richesse de la francophonie scientifique à travers les rencontres avec des étudiants, chercheurs et enseignants venant de différents horizons. 

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