Entrée dans les usages et les pratiques, l’IA n’est désormais plus une promesse futuriste. Ce passage de l’abstrait vers le concret peut s’illustrer à l’aide de deux chiffres détaillés par Elena Gleizes, Marketing manager chez Docaposte Santé. Sur le fondement de deux études distinctes : 90% des professionnels de santé déclarent utiliser des outils d’IA dans leur pratique (un tiers utilisant l’IA de manière quotidienne), et 65% des établissements publics de santé interrogés déclarent déjà utiliser des technologies d’IA en production. Ces pourcentages, qui sont élevés, doivent cependant être relativisés à la lumière des réalités que rencontrent les établissements de santé.
Cet éclairage est apporté par Anaëlle Valdois, Directrice du pôle des usages du numérique et de l’IA au sein de l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP). Il s’agit d’une agence d’Etat qui travaille de pair à pair pour fournir de la documentation et faire des appuis terrain. Elle s’appuie également sur un réseau d’experts.
Anaëlle Valdois formule deux enseignement issus des travaux menés au sein de l’Observatoire des usages de l’IA en Santé de l’ANAP. D’une part, l’IA ne peut uniquement s’assimiler aux LLM. En ce sens, d’autres types d’IA (moteur de règles, moteur avec apprentissage) sont déjà utilisés au quotidien. D’autre part, l’IA en santé ne se limite pas à la seule spécialité de l’imagerie. Il existe ainsi de l’IA dans d’autres secteurs de l’hôpital, comme les transports sanitaires ou le codage PMSI. Pour Anaëlle Valdois, l’IA générative en est encore à ses prémices, et le passage à l’échelle reste délicat. En outre, elle relève deux freins au déploiement de l’IA dans ces établissements. Le premier réside dans l’écart entre la facilité de certaines IA dans la vie personnelle et les IA utilisées dans la vie professionnelle qui sont moins didactiques. Le second frein s’incarne dans la contrainte budgétaire. Certains leviers sont cependant déjà identifiés, tels que la formation des équipes terrain et l’insertion de la technologie d’IA dans la gouvernance.
En réponse à ces difficultés, se dessine progressivement dans cette agora l’approche DALVIA. Cette dernière s’inscrit dans un contexte précis, celui de la création de Docaposte Santé qui consolide et regroupe les expertises d’édition, d’hébergement et de data au sein d’une seule et même organisation pour donner une puissance d’exécution et apporter des usages aux professionnels de santé, notamment des usages d’IA. Elena Gleizes souligne que « l’IA est conçue comme la colonne vertébrale de cette stratégie. Le rôle de la plateforme d’intégration DALVIA est d’amener des usages au plus près des professionnels et directement dans les logiciels métiers ». L’approche DALVIA consiste ainsi à dissocier les modèles et moteurs d’IA des usages. En d’autres termes : DALVIA ne propose pas un outil supplémentaire. Il s’agit d’un socle d’intégration permettant d’amener les usages au plus près des professionnels.
A l’issue de cette agora, nous retrouvons le passage de l’abstrait au concret au moyen d’une présentation des différentes fonctionnalités d’IA nativement intégrées au DPI Maincare IC, qui sont autant de cas d’usage détaillés par Camille Navarro, Directrice Marketing au sein de La Poste Santé & Autonomie. Parmi ces cas d’usage, il y a la synthèse du dossier médical au travers de DALVIA Synthèse, l’usage de la voix au travers de DALVIA VOX, et l’assistant conversationnel à destination des professionnels de santé pour une aide à la décision clinique. Ce dernier cas d’usage démontre que la plateforme d’intégration DALVIA est une plateforme ouverte qui permet de proposer aux établissements les meilleures IA qui ont le plus d’impact.
En effet, la solution d’IA conversationnelle MedGPT, développée par Synapse Medicine, a été intégrée au travers de la plateforme DALVIA dans le DPI Maincare IC.
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