En Guinée-Bissau, première visite de la médiation sénégalaise après le sommet de la Cedeao

Le général Horta N’Tam lors de sa cérémonie de prestation de serment en tant que chef de la transition et chef du Haut Commandement, à Bissau, le 27 novembre 2025. © PATRICK MEINHARDT / AFP

Publié aujourd’hui à 09h29
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Une délégation sénégalaise menée par le ministre des Affaires étrangères, Cheikh Niang, s’est rendue le 6 août à Bissau pour présenter aux autorités de transition un nouveau plan de médiation, issu du sommet des chefs d’État de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) durant lequel le Sénégal a été désigné médiateur dans la crise.

« Nous sommes là pour présenter le plan de médiation que nous comptons envisager, et pour nous entendre [avec les autorités de transition] sur les termes de cette médiation », a déclaré à la presse le ministre sénégalais Cheikh Niang, à l’issue d’une rencontre avec le président de la transition en Guinée-Bissau, le général Horta N’Tam.

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« Des échanges fructueux »

« Nous avons eu avec le président N’Tam des échanges fructueux à ce sujet. Cette médiation va se dérouler en plusieurs phases, jusqu’à la fin du processus électoral », a ajouté le chef de la diplomatie sénégalaise, qui était accompagné du ministre sénégalais de la Défense, Yankoba Diémé.

Lors de son récent sommet à Freetown en juillet, la Cedeao a officiellement désigné le Sénégal comme médiateur pour conduire le dialogue en Guinée-Bissau. Cette décision vise à pacifier la transition politique et à rétablir l’ordre constitutionnel après le coup d’État qui a renversé le 26 novembre 2025 le président sortant, Umaro Sissoco Embaló.

Un référendum sur une réforme constitutionnelle prévu le 30 août

Après avoir destitué le président Embaló, l’armée avait suspendu le processus électoral et annoncé la prise de contrôle du pays pour une durée d’un an. Un décret du général N’Tam, publié début juillet, a annoncé que l’État organisera un référendum sur une réforme constitutionnelle le 30 août.

Avant le putsch de novembre, la Guinée-Bissau a déjà connu quatre coups d’État militaires et une série de tentatives d’insurrections depuis son indépendance du Portugal, en 1974.


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(Avec AFP)

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