En Martinique, 1 800 élèves ont réalisé des projets contre le harcèlement scolaire

Un combat plus que jamais important. Depuis treize ans, le concours « Non au harcèlement » de l’Éducation nationale récompense les meilleurs projets de sensibilisation au harcèlement scolaire. Cette année en Martinique, près de 1 800 élèves répartis dans 70 établissements étaient en lice. La cérémonie de remise des prix s’est tenue à l’amphithéâtre du lycée Bellevue.

Affiches, clips vidéo, scénarios : les élèves ont rivalisé de créativité pour aborder différentes formes de violences scolaires comme le cyberharcèlement, le sexisme, mais aussi l’exclusion. Car le harcèlement en milieu scolaire, qu’il soit verbal, physique, social ou psychologique, s’installe dans la durée et peut, dans les cas les plus graves, conduire jusqu’au suicide.

Le dispositif Ulysse primé pour l’inclusion

Parmi les lauréats, les élèves du collège Paul-Saint-Just ont décroché le prix spécial de l’inclusion grâce à leur participation au dispositif Ulysse, un accompagnement destiné aux élèves ayant besoin d’un soutien particulier à la scolarisation. Une récompense qui a valeur de reconnaissance pour Jessica Malidor, coordonnatrice du dispositif.

Le fait d’avoir ce prix-là et de les avoir inclus dans ce projet, ça montre qu’ils ont des talents, ils ont des compétences. Ils n’ont peut-être pas toutes les compétences au niveau scolaire, mais ils ont des appétences pour plein d’autres choses, que ce soit le scénario, l’écriture, le jeu d’acteurs. Donc, c’est très positif.

Des témoignages courageux

Au collège Saint-Jean-Paul-II de Fort-de-France, les élèves ont choisi de raconter une histoire vraie. Dans un clip de deux minutes, ils retracent le parcours d’un jeune harcelé qui n’est autre que l’un de leurs camarades : Evan, 13 ans, ancien victime de harcèlement en primaire.

J’ai été victime de harcèlement en primaire. J’ai pu me tourner vers quelqu’un, le directeur, parce que je n’étais pas très proche de mes parents pour parler de ça. Il m’a aidé à surmonter cette phobie d’en parler. Aujourd’hui, je me sens très bien et pas jugé.

La parole doit continuer de se libérer et les adultes doivent écouter et réagir.

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