D’après un rapport publié le 30 juillet par les autorités sanitaires du pays, la République démocratique du Congo a enregistré 3 442 cas de COVID-19. Parmi eux, 615 patients sont guéris et 797 sont toujours en isolement ou hospitalisés. Le taux de mortalité lié à l’épidémie est actuellement de 44,2 %, tandis que 78,3 % des personnes ayant été en contact avec des individus infectés font l’objet d’un suivi médical.
Des mesures de riposte à l’épidémie sont en cours dans cinq provinces touchées : Haut-Uele, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tshopo. Cependant, dans la province d’Ituri, ces mesures sont perturbées par une grève du personnel soignant qui réclame le paiement de deux mois de salaires impayés.
Parallèlement, l’Ouganda, qui a déclaré la fin de son épidémie d’Ebola cette semaine, continue d’apporter son soutien à la province d’Ituri en fournissant des ambulances et des capacités de dépistage. Le 29 juillet, l’Ouganda a déployé des laboratoires de dépistage mobiles, dotés de personnel médical ougandais, dans la ville frontalière de Kasenyi, située sur les rives du lac Albert, dans la province d’Ituri, afin d’accélérer le dépistage des cas suspects.
D’après les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (ACDC), il s’agit de l’épidémie d’Ebola la plus rapide de l’histoire du pays. Le nombre de cas a dépassé les 3 400 en un peu plus de deux mois depuis l’annonce de l’épidémie le 15 mai, atteignant presque l’ampleur de la plus grave épidémie de 2018-2020.
Plus de 60 % des décès récents sont survenus hors des structures de soins, ce qui accroît le risque de transmission communautaire, notamment par le biais des pratiques funéraires traditionnelles. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) évalue le risque de propagation mondiale comme faible, mais avertit que la situation dans l’est de la République démocratique du Congo demeure critique et nécessite une aide internationale urgente.
L’épidémie actuelle est due à la souche du virus Bundibugyo, pour laquelle il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement spécifique homologué. Selon les experts, la maîtrise de l’épidémie se heurte à de nombreux obstacles : conflit armé, difficultés d’accès aux zones touchées, crainte de la population, inefficacité du traçage des contacts et grèves du personnel soignant en raison des retards de paiement des salaires.
Source : https://baohungyen.vn/dich-ebola-so-ca-tu-vong-tai-chdc-congo-tiep-tuc-tang-3197850.html
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