Explosion mortelle à la distillerie Montebello : l’UGTG réclame un audit de toutes les usines de Guadeloupe

La branche agriculture de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG) déplore qu’un nouvel accident ait frappé la filière canne-sucre-rhum, dans un communiqué faisant référence à l’explosion de la chaudière de la distillerie Montebello, à Petit-Bourg. Dans ce drame, survenu vendredi matin (24 juillet 2026), deux salariés ont trouvé la mort, l’un le jour même et le second deux jours après, à l’hôpital. Par ailleurs, trois blessés graves sont à déplorer.

Pour l’UGTG, il s’agit d’un incident de plus, un incident de trop.

« De tels drames ne doivent pas arriver en Guadeloupe. Nous exigeons qu’une enquête soit menée, afin de déterminer toutes les responsabilités et qu’un tel accident ne se reproduise pas. Nous savons que les problèmes s’accumulent au sein des usines et distilleries locales. A chacune de nos assemblées générales, des salariés nous relatent les difficultés qu’ils rencontrent, liées à leurs conditions de travail. C’est anormal. Cela est symptomatique d’un manque d’investissements au sein de ces outils industriels. Les questions de santé et de sécurité des travailleurs ne sont pas prises en compte, au nom du profit engrangé par les patrons de la filière. »

Lucien Sapho, délégué UGTG en charge du secteur de l’agriculture [traduction du créole]

L’UGTG réitère sa demande d’audit indépendant, sur toutes les structures industrielles de la Guadeloupe, y compris à Marie-Galante, dans un contexte où les incidents isolés se multiplient sur ces sites, sans que l’information ne circule systématiquement auprès du grand public. Le syndicat évoque, par exemple, l’incident sur la chaudière de l’usine de Grand-Anse à Grand-Bourg, qui avait entraîné l’arrêt total de la récolte de canne en 2021, ou encore les nombreuses pannes du début de campagne sucrière 2026, qui ont contraint Gardel et Grand-Anse à interrompre leurs activités et, « plus récemment encore, les armoires électriques de Grand-Anse ont pris feu« , est-il rappelé dans le communiqué.

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Mis bout-à-bout, ces faits pèsent lourd. S’ils avaient été diagnostiqués et suivis d’actions correctives, le drame de vendredi aurait, peut-être, pu être évité, avance Lucien Sapho.

L’interview complète de Lucien Sapho est à écouter ci-dessous :

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