Ce jour de Fête des Mères est un jour de travail pour certaines mamans. Beaucoup ne l’ont pas choisi mais, pour quelques-unes, c’est un jour où le travail est devenu une passion.
C’est en tout cas le cas des deux femmes que nous avons rencontrées ce dimanche matin (31 mai 2026). Claudia et Marie-Louise font partie des très nombreux vendeurs ambulants qui se positionnent sur les bords de route en ce jour si particulier.
Une mère courage, entourée de ses deux fils
Comme chaque année depuis une décennie, Claudia s’est installée au Rond-point de Baimbridge. Avec le temps, c’est devenu son lieu. Elle s’est même fait une clientèle fidèle, qui ne manque jamais de venir jusqu’à elle ce jour-là.
C’est un coup dur traversé il y a 10 ans qui l’a décidée à se lancer.
« Au moment où on a commencé, je ne travaillais pas. Donc, je cherchais à me faire un petit peu d’argent. Et, après, j’ai commencé à travailler et on a continué, puisque l’ambiance était bonne, on se retrouvait et j’étais avec mes enfants le jour de la Fête des Mères. Donc c’était ça l’important pour moi. »
Claudia Guillon, vendeuse ambulante
Comme à l’époque, ses garçons sont présents à ses côtés. Ils n’imaginent même pas être ailleurs un tel jour.
« Mes enfants savaient le besoin. Donc, quand on a commencé, c’était pour nous, c’était pour tous les trois, ce n’était pas pour moi seulement. C’était pour nous. Et on a continué. Les amis venaient. Tout le monde nous encourageait. Eh bien, ça a continué jusqu’à aujourd’hui. »
Claudia Guillon, vendeuse ambulante
« La Fête des Mères, c’est une fête symbolique. Donc, on se doit d’être avec maman, peu importe ce qu’elle fait. A, Fête des Mères, elle travaille, on travaille avec elle. C’est tout à fait normal. »
Manuel Fergé, fils de Claudia
« On a toujours mis la famille en avant, peu importe ce qu’on fait. On est une famille soudée, une famille unie. Peu importe l’activité, on la fait en famille. Il y a du boulot, tout le monde met la main à la pâte ! »
Malaurry Guillon, fils de Claudia
Pour Claudia, la vente de fleurs se traduit par une famille réunie autour d’une même activité.
Des créations originales pour les mamans
Quelques ronds-points plus loin, à Petit-Pérou, Marie-Louise a installé son étalage.
La dame, habile de ses dix doigts, minimise son talent de créatrice.
« J’étais là, chez moi. À mon temps perdu, je faisais des petits trucs, je faisais des petits machins et, finalement, je me suis retrouvée avec pas mal de produits. Et je me suis dit un jour, pourquoi ne pas vendre ? »
Marie-Louise Abrin, vendeuse ambulante
Sa spécialité est d’habiller des poupées. Marie-Louise fabrique aussi d’autres objets de décoration, sur le thème des fleurs. C’est donc d’abord sa passion pour la fabrication d’objets et ses talents de couturière qui l’ont poussée à rejoindre sa cousine dans la vente des jours de fêtes.
« À l’origine, j’accompagnais ma cousine qui était couturière et artisan. Et puis elle allait vendre des trucs, et c’est moi qui l’accompagnais. Donc j’étais avec elle pratiquement chaque Fête des Mères et Fête des Pères. Et à un moment, je me suis dit : « Pourquoi pas ? ». Là, elle est partie. J’essaie de faire de mon mieux en son absence. »
Marie-Louise Abrin, vendeuse ambulante
Vendre ses créations façonnées à la main, c’est se séparer d’un objet avec lequel on a passé du temps. Mais les prix sont tout de même décriés par certains, au maigre budget.
« Des fois, quand on fait des choses à la main, c’est difficile de mettre un prix dessus. Les gens trouvent quand même des fois que le prix est un petit peu élevé pour leur budget. »
Marie-Louise Abrin, vendeuse ambulante
Ces deux femmes se tiennent, une année après l’autre, à leur décision de faire de leur passion, leur principal cadeau de fête des mères.
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