Feux de végétation en Guadeloupe : les pompiers mobilisés sur 7 incendies simultanément dimanche

La Guadeloupe brûle dans l’actuel contexte de sécheresse et de vent soutenu. Plusieurs feux de végétations ont sévi ces derniers jours ; les champs de canne et les broussailles s’embrasent facilement. Le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) parle de six sinistres à combattre simultanément uniquement hier (dimanche 14 juin 2026), sans compter un supplémentaire qui concernait un véhicule. Dans un cas, aux Abymes, une maison habitée a été touchée et quatre autres, à l’abandon, ont été détruites.

L’ensemble des moyens de lutte contre les incendies mobilisés

Il y a de quoi mettre les sapeurs-pompiers en ébullition…

« Je pense que les conditions d’hier étaient assez favorables à des développements d’incendie : on avait une chaleur très intense et un vent soutenu. Aujourd’hui, on ne connaît pas l’origine des incendies qui ont eu lieu, mais on les a combattus toute la journée. »

Commandant Gilles Bissainte, chef du groupement des moyens opérationnels du SDIS Guadeloupe

L’ensemble des moyens du SDIS ont dû être mobilisés, dimanche.

À LIRE AUSSI : Les pompiers débordés en Guadeloupe ! Multiplication de feux de végétation, des habitations détruites – 14/06/2026.

Et dans la mesure où ces moyens sont répartis sur l’ensemble du territoire, des engins ont dû se déplacer de très loin, pour se rendre là où les besoins se faisaient sentir. C’est ainsi que, par exemple, des camions-citernes feux de forêt (CCF) sont partis de Gourbeyre et de Saint-Claude, en direction de la Grande-Terre.

Le temps de la prévention, pour préserver les personnes et les biens

En pareil cas, les soldats du feu savent que leur intervention sera longue.

« Les feux d’espaces naturels, de façon générale, sont des feux qui demandent du temps, puisque les superficies sont élevées. »

Commandant Gilles Bissainte, chef du groupement des moyens opérationnels du SDIS Guadeloupe

La priorité est toujours de préserver la population et les habitations.

Mais, si ces conditions météorologiques attisent les flammes, celles-ci naissent, la plupart du temps, de la main de l’Homme. La tradition du « boukan » de la part des particuliers s’accompagne d’un réel danger. Cette pratique est d’ailleurs interdite, au regard du Code de l’environnement, sous peine de 750€ d’amende.

« C’est le moment aussi de faire un petit peu de prévention. L’écobuage est réglementé. Il faut vraiment comprendre que ce sont les professionnels qui le font, parce qu’il y a des conditions, comme celles d’hier, qui nécessitent des précautions. Donc, ça ne se fait pas par n’importe qui. »

Commandant Gilles Bissainte, chef du groupement des moyens opérationnels du SDIS Guadeloupe

Et, parallèlement, le SDIS se prépare à la saison cyclonique 2026. Une réunion s’est tenue ce lundi matin (15 juin 2026), avec des représentants de l’ensemble des centres de secours de l’archipel, afin que tous soient fin prêts en cas de besoin, en cette période critique.

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