La salle de formation de l’AGUIPE, à Dixinn, a servi de cadre, ce mardi 9 juin, à la cérémonie de clôture de la formation à l’entrepreneuriat dans les industries culturelles et créatives, placée sous le thème : « Créer, produire et monétiser un podcast culturel ».
Initiée par la Fondation Diaka Camara pour l’éducation, avec l’appui de l’Agence guinéenne de l’emploi et de l’entrepreneuriat (AGUIPE) et du Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FODAC), cette formation visait à renforcer les compétences des créateurs de contenu et des journalistes dans la conception, la production et la monétisation de podcasts culturels.

Pendant six jours, 50 jeunes sélectionnés parmi plusieurs centaines de candidats ont bénéficié d’un apprentissage intensif mêlant théorie et pratique sous la conduite du journaliste et animateur de Canal+, Brice Albin Yamedzeu. À l’issue du programme, les participants ont présenté leurs productions audiovisuelles, dont certaines ont été projetées devant les invités lors de la cérémonie de clôture.

Tous les participants ont reçu des attestations de satisfaction. Les auteurs des dix meilleurs contenus ont été récompensés par des ordinateurs, tandis que les trois lauréats ont également bénéficié d’une connexion internet offerte par le fournisseur Kagny.
La présidente de la Fondation Diaka Camara pour l’éducation et CEO de CBC Worldwide Communication and Production Company, Diaka Camara, a expliqué les motivations de ce programme. Selon elle, l’objectif était de renforcer les capacités des créateurs de contenu, des journalistes et des jeunes évoluant dans l’univers des médias. « Nous voulons renforcer les capacités des créateurs de contenu, des journalistes, des jeunes qui évoluent dans le monde des médias, parce que ce sont eux qui racontent nos histoires et donc c’est important de les former et de les outiller », a-t-elle déclaré.
Se réjouissant de l’engagement des bénéficiaires, elle a salué leur assiduité tout au long des six jours de formation. « Ce sont 50 jeunes sur 677 qui ont postulé et ces 50 jeunes se sont donnés à fond. Ils sont venus se former même samedi et dimanche. Aujourd’hui, on a vu le résultat. Moi, je suis très contente. Je suis très fière », a-t-elle affirmé.
Face à l’engouement suscité par cette première cohorte, Diaka Camara a annoncé la poursuite du programme afin de permettre aux autres candidats de bénéficier de la même opportunité. « Nous avons eu tellement d’engouement par rapport à cette formation que l’AGUIPE et le FODAC ont décidé de continuer cette formation pour pouvoir au moins former le reste des personnes qui se sont inscrites », a-t-elle indiqué.
Pour l’Agence guinéenne de l’emploi et de l’entrepreneuriat (AGUIPE), cette initiative s’inscrit dans sa mission d’accompagnement des jeunes vers l’emploi et l’entrepreneuriat.
Le directeur général adjoint de l’institution, Abdallah Konaté, a souligné l’importance des partenariats public-privé dans la promotion de l’employabilité. « Nous essayons de procéder à leur renforcement de capacité, à mettre les moyens et les outils qu’il faut en place pour les aider à être plus compétitifs sur le marché de l’emploi », a-t-il expliqué.
Satisfait des résultats obtenus, il estime que les projets réalisés par les participants témoignent du potentiel de cette jeunesse. « Les jeunes se sont vraiment donnés à fond dans cette formation. À travers ce qui a été réalisé comme projet par chacun de ces jeunes en termes de contenu, cela nous satisfait davantage et nous encourage », a-t-il déclaré.

De son côté, le directeur général du Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FODAC), Malick Kébé, a rappelé que cette formation répond à un besoin de valorisation du patrimoine culturel guinéen à travers les nouveaux médias. « Nous avons beaucoup d’histoires à raconter, beaucoup de sites historiques à mettre en valeur, beaucoup de nos artistes et créateurs à mettre en avant », a-t-il indiqué.
Selon lui, les créateurs de contenu peuvent jouer un rôle essentiel dans la promotion de la destination Guinée. « Cette formation a été mise en place pour que ces créateurs de contenu puissent nous aider à davantage communiquer sur la destination Guinée », a-t-il ajouté.
Le responsable du FODAC a également souligné l’intérêt porté à cette initiative par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. « Cela nous a motivés, comme d’ailleurs l’a souhaité M. le ministre Moussa Moïse Sylla. Vous savez, il est ministre de la Culture et du Tourisme, mais à la base journaliste, donc cette formation lui tenait à cœur », a déclaré Malick Kébé.

Chargé de la formation, Brice Albin Yamedzeu a partagé avec les participants son expérience acquise durant deux décennies dans les médias.
« J’ai partagé avec eux l’essentiel de ce que j’ai appris au cours de ces 20 dernières années, que rien ne résiste à la détermination, rien ne résiste au travail », a-t-il expliqué.
Le formateur a également insisté sur le rôle des podcasts dans la communication moderne et sur la responsabilité des jeunes à raconter leur propre histoire. « Internet est le média ultime. Ils doivent prendre en main la responsabilité de raconter l’histoire de leur pays, la Guinée, et de leur continent », a-t-il déclaré, se disant particulièrement touché par « leur détermination, leur passion pour le travail et leur envie de changer le narratif sur la Guinée ».

Parmi les bénéficiaires distingués figure Boukari Kadiatou, animatrice et créatrice du podcast « Écran », consacré au cinéma guinéen. La jeune participante s’est réjouie de cette reconnaissance obtenue à l’issue des travaux pratiques. « Mon podcast a pour but de valoriser, de donner la visibilité, mais surtout de célébrer les hommes et les femmes du cinéma en Guinée », a-t-elle expliqué.
Elle estime que les équipements reçus constituent un véritable coup de pouce pour la poursuite de son projet. « Cela nous outille pour mieux faire notre boulot et nous montre que l’État nous regarde et veut qu’on continue à mieux communiquer sur la Guinée », a-t-elle affirmé.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de créateurs de contenu capables de valoriser la culture guinéenne et de porter l’image du pays sur les plateformes numériques.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
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