Fort-de-France : l’épreuve de français lance le brevet des collèges 2026 à Aimé Césaire

Après le baccalauréat, place aux épreuves du Diplôme National du Brevet (DNB) pour les collégiens. Ce vendredi 26 juin dès 8 heures, les 4 070 candidats de l’académie de Martinique ont planché sur la première épreuve : le français.

En série générale ou professionnelle, les élèves ont travaillé sur une dictée, des questions de grammaire et de linguistique, ainsi qu’un sujet de réflexion ou d’imagination au choix.

Entre inquiétude et détachement

Au collège Aimé Césaire à Fort-de-France, la concentration était de mise à quelques minutes du début de l’examen. Certains élèves relisaient encore leurs cahiers, à l’image de ce candidat inquiet pour qui le français n’est pas la langue maternelle :

Je ne sais pas sur quoi ça peut tomber. Je n’ai pas toujours parlé français. Ce n’est pas ma langue que je maîtrise le plus.

D’autres élèves abordaient l’épreuve avec plus de détachement, avouant ne pas avoir révisé car ils estiment que l’exercice dépend du hasard :

Si je me focalise sur un sujet, ce ne sera sûrement pas celui de l’examen, donc ça ne sert à rien. J’y vais au talent.

Les candidats ont disposé d’un peu plus de trois heures pour composer. Pour les accompagner, les équipes pédagogiques se sont mobilisées, comme l’explique Sonia Libri, professeure de lettres modernes au sein de l’établissement :

On a essayé de les préparer durant toute l’année scolaire en essayant de faire des exercices qui se rapprochent des épreuves. On a aussi intensifié l’entraînement durant quelques semaines au mois de juin.

Un calendrier chargé pour la suite

Le français demeure une matière exigeante au brevet, mais les indicateurs sont encourageants. Nathalie Mons, rectrice de l’académie de Martinique, détaille cette évolution des résultats :

Nos résultats en français ont quand même progressé. On s’est vraiment focalisé sur cette discipline, notamment en compréhension de textes. Les élèves ont fortement progressé depuis quatre ans, mais il faut qu’on continue, il faut qu’on aille plus loin.

À l’issue de l’épreuve, la dictée est la partie qui a posé le plus de difficultés, selon le ressenti de ce collégien à la sortie de la salle :

La dame a parlé assez vite. Avec le Seigneur, je pense que j’aurai au moins la moyenne.

Pour rappel, les notes du diplôme reposent à 40 % sur le contrôle continu et à 60 % sur les épreuves écrites finales.

Les examens se poursuivront lundi matin (29 juin) avec la physique-chimie et la SVT de 8 heures à 9 heures, puis l’histoire-géographie et l’enseignement moral et civique de 9 heures 30 à 11 heures 30.

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