Français portés disparus au large de Tanger : le bateau était « en convoyage depuis la Martinique » vers un port européen, Barcelone ou Marseille
Les recherches en mer se poursuivent au large de Tanger après la disparition de deux navigateurs français. Leur catamaran et un radeau ont été retrouvés vides, mais l’annexe motorisée reste introuvable.
Les recherches se poursuivent ce lundi 25 mai pour retrouver les deux Français portés disparus au large de Tanger, dans le nord du Maroc.
Ils sont introuvables depuis la nuit de samedi à dimanche 24 mai, après que leur catamaran a rencontré des difficultés en mer.
Dimanche vers 1 h 15 GMT (3 h 15 heure de Paris), « nous avons reçu une alerte signalant que le catamaran Stella rencontrait des difficultés », a indiqué à l’AFP le Centre national marocain de coordination et de sauvetage maritime.
Le bateau ainsi qu’un radeau de sauvetage, ont été tous deux retrouvés vides à environ cinq kilomètres des côtes de Tanger.
Adrien Danzé, le père de l’un des deux Français portés disparus, a indiqué que le bateau était « en convoyage depuis la Martinique » vers un port européen, Barcelone ou Marseille.
Il a également expliqué qu’un message signalant une voie d’eau – l’eau qui s’infiltre de manière incontrôlée dans la coque- a été envoyé à 01 h 15 GMT puis un second à 02 h 00 GMT (4 h 00 heure de Paris), disant que l’équipage quittait le bateau pour l’annexe.
Des courants dangereux dans le détroit de Gibraltar
En effet, outre le radeau de sauvetage, l’équipage disposait également d’un canot annexe équipé d’un moteur hors-bord. Les recherches se concentrent actuellement sur cette petite embarcation secondaire.
Quant au catamaran, qui « flottait toujours » lors de l’intervention du Centre de coordination et de sauvetage maritime, il a été remorqué vers le port d’Asilah, à une quarantaine de km au sud de Tanger.
Les autorités n’ont pas encore pu déterminer les causes de l’accident ni les circonstances exactes de l’abandon du navire par l’équipage. Des moyens aériens et maritimes sont déployés dans le cadre des recherches.
La zone de dérive potentielle des deux Français est fortement élargie par la motorisation du canot. Dans un premier cas, une panne de moteur ou d’essence pourrait provoquer une dérive au gré des courants très violents du détroit de Gibraltar.
Les courants y sont particulièrement dangereux, car la rencontre entre l’océan Atlantique et la mer Méditerranée crée un effet d’entonnoir combinant de violentes variations de marées, des tourbillons et des vents imprévisibles.
Dans un second, les deux hommes auraient pu tenter d’accoster sur une zone rocheuse ou plus isolée de la côte.
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