Un mandat plus long pour gouverner
Le ministre de la Justice, Dominic Ayine, a annoncé que l’exécutif était favorable à plusieurs recommandations formulées par la commission chargée de réviser la Constitution de 1992. Selon cette commission, un mandat de quatre ans laisse peu de temps à un président pour mettre en œuvre son programme, les premiers mois étant consacrés à la formation du gouvernement et la dernière année dominée par la campagne électorale. Un mandat de cinq ans offrirait davantage de stabilité et renforcerait l’efficacité de l’action publique. La commission propose également d’aligner à cinq ans la durée du mandat des députés, tout en maintenant la limite de deux mandats présidentiels.
Favoriser l’accès des plus jeunes
Autre évolution envisagée : l’abaissement de l’âge minimum pour briguer la magistrature suprême. Si la commission recommandait un seuil de 30 ans, le gouvernement privilégie finalement un âge de 35 ans, contre 40 ans actuellement. Pour l’exécutif, cette réforme s’inscrit dans une volonté d’encourager une plus grande participation des jeunes à la vie politique.
Une réforme constitutionnelle en perspective
Considéré comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest depuis l’adoption de sa Constitution en 1992, le Ghana pourrait ainsi engager une nouvelle étape de son évolution institutionnelle si ces propositions sont adoptées.
Crédit: Lien source