Samedi, 10 personnes – huit enfants et deux femmes – ont perdu la vie dans une attaque de drone qui s’est abattue sur le village de Kadam, dans l’État du Kordofan-Ouest au Soudan, a rapporté l’ONG Emergency Lawyers, un groupe indépendant qui documente le conflit soudanais.
Selon cette organisation, les victimes étaient en train de fuir une zone du Kordofan-Sud « à la recherche de sécurité », y voyant là une « extension de la violence » dans les zones où se réfugient les déplacés, estimés à plus de 11 millions de personnes dans le pays après plus de trois ans de conflit entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
L’ONG n’a pas précisé quel camp était responsable de l’attaque, indiquant simplement qu’elle s »était produite « dans une zone civile où il n’y a pas d’opérations militaires ».
Au moins 880 civils tués depuis janvier
Par ailleurs, vendredi, dans l’Etat du Kordofan-Nord, un chef tribal a rapporté à l’AFP une autre attaque de drone qui a fait 57 morts dans le village d’Al-Murra, l’attribuant cette fois aux paramilitaires. Cette zone est actuellement disputée entre les deux camps.
Dimanche, l’Organisation internationale pour les migrations de l’ONU a indiqué que 160 personnes avaient été déplacées de ce village dans la semaine pour raison de sécurité.
Les drones sont devenus des armes de plus en plus importantes dans ce conflit, permettant aux deux camps de procéder à des frappes à travers le pays tout en maintenant leurs troupes, décimées, loin des lignes de front. Entre janvier et avril, au moins 880 civils ont été tués par de telles frappes, d’après les Nations unies.
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