Sur ce terrain de football, balle aux pieds, Calenski est comme les autres. Il est prêt à relever tous les défis pour, peut-être, un jour décrocher une place dans les plus grands clubs du monde. Âgé de dix ans, il fait partie des 18 enfants autistes de l’Adapei (Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales), qui s’initient à ce sport.
Un moment de pur bonheur pour sa mère qui appréhendait son adaptation.
« Je suis vraiment rassurée que mon fils puisse jouer au football parce qu’il aime beaucoup ça. Avant, il avait peur du monde, là, je suis rassurée, il joue avec les autres »
Ketlaine Calixte, mère de Calenski
Une convention pour faire développer le handisport en Guyane
En mars dernier, la ligue de football de Guyane et l’Adapei ont signé une convention avec l’objectif de développer le handisport sur le territoire.
« A force de pas mal de réunions de travail, nous avons mis ce projet en place depuis 4/5 mois déjà. Et il se concrétise aujourd’hui sur le terrain. Pour le moment, c’est positif »
Marley Burno Boecasse, Moniteur sportif
Pour ces jeunes neuroatypiques, le football n’apprend pas seulement à marquer des buts, mais aussi à franchir des caps. « Je me demandais, s’ils pourraient supporter les bruits et le fait qu’ils soient en équipe. Je suis agréablement surpris de voir qu’ils s’adaptent, ça me fait énormément plaisir, c’est une première et ça me tient à cœur de transmettre des valeurs et de l’émotion » explique Laurent Viltard, conseiller technique à la ligue de Guyane.
La ligue de football souhaite renouveler l’initiative trois à quatre fois par an, avec l’ambition de développer aussi le Futsal pour les malentendants.
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